Si t'avais vu sa tête! [ Kiko ]

    Partagez
    avatar
    Messages : 7
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Celebron.... Comment dire? C'est pas une ville où les gens comme moi , gusts ou demi-démon selon vos préférences, sont vraiment les bienvenus. En même temps, entre les arbres, es demoiselles toutes gracieuses qui vous fusillent du regard si vous avez le malheur de les reluquer un peu et les elfes, toujours méfiants à l'égard des étrangers, on est loin de la destination touristique de l'année.

    Mais bon, quand on a du travail, on ne se plaint pas et on bosse, même si le cadre est pas top, faut gagner sa croûte et dans mon cas, je dois maintenant aller collecter mon dû. Une chasse plutôt marrante, commanditée par un certains Vicent Ohka, un bourge un peu snob mais sûrement généreux quand on lui rend service.

    Se balader en ville, boitant légèrement, avec la tête d'un ours-hibou dans le sac, lui même taché de sang parce que j'avais pas prévu un truc pour l'emballer proprement, ça le fait déjà moyen chez les démons alors imaginez dans la cité des culs serrés qu'est Celebron. Ouais je fais tâche dans le paysage, on m'a interpeller trois fois pour que je vide mon sac (littéralement) et après l'heure la plus fastidieuse de ma vie, je fini par me retrouver dans un quartier plutôt aisé à la recherche de la maison de mon patron du jour.

    J'ai jamais vraiment eu une bonne mémoire des lieux et quand, au milieux des arbres et des bâtisses qui se ressemblent toutes un peu comme les regards obliques des riverains "honnêtes", je me retrouve retrouve à errer à la recherche d'un truc que je ne suis même pas sûr de retrouver, franchement ça me donne envie de changer d'air. Mais bon, ça serait con de pas toucher mon argent puis je me retrouverai avec une tête monstrueuse en trop sur les bras et j'ai pas trop la tronche d'un empailleur.

    Au bout d'un moment, après être passé quinze fois devant, je me rends compte que cette maison, là bas entre les deux peupliers, m'était familière. Grognant contre ma propre bêtise, je m'engage vers cette demeure quelque peu cossu. C'était nettement moins grand chez ma mère, nettement couvert de verdure tout autour et surtout beaucoup plus bordélique. Mais ça c'était probablement en partie de ma faute.

    Enfin je fini par me trouver devant une porte en chêne, classique quoi que bien ouvragée et sans hésiter plus longtemps je frappe, fort, sait on jamais, vu la taille du truc je préfère pas poiroter dehors.
    Gust
    avatar
    Messages : 8
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Age : 23

    Caractéristiques
    Mana:
    120/500  (120/500)
    Métier: Expert-Guérisseuse
    Niveau:
    5/720  (5/720)
    La journée était à peine plus intéressante que les précédentes, mais nettement plus supportable: Makiko avait le loisir de profiter d'une maison vide de mari durant quelques heures. Juste assez longtemps pour se reposer d'une semaine plus que fatigante.
    Du moins, c'était sans compter les pleurs intempestifs d'un bébé de trois mois, quémandant toujours plus d'attention. Cependant, malgré la fatigue accumulée, la jeune femme s'employait à son rôle de mère avec sérieux. Forçant même les demoiselles payées pour ça insister plus d'une dizaine de fois avant qu'elle n'accepte de leur laisser Aikô. Et cela, une à deux fois toutes les deux heures.


    Mais à présent, la maison supportait les échos des pas pressés des employés, affairés à préparer le retour du maître de maison. Makiko n'y prêtait que peu d'attention et déambulait dans les couloirs, rêvassant. Sa promenade la mena au balcon, d'où elle voyait le petit jardin à l'arrière de la demeure. Rien de bien grandiose, mais disposé de telle façon qu'on y voyait, on y palpait même, la fierté exagérée du maître des lieux.

    ----

    On toqua à la porte. Assez fort pour faire sursauter la femme de ménage occupée à récurer le hall, déjà propre. Elle resta un moment indécise, ne sachant que faire, puis se précipita pour ouvrir.
    Elle eu un nouveau sursaut en voyant l'individu se tenant devant elle et ouvrit des yeux énormes en apercevant le sac ensanglanté qu'il portait sur lui.
    Pendant plusieurs secondes, elle resta à l'observée, entre la surprise et le dégoût puis, d'un ton hésitant déclara qu'elle devait aller chercher "La dame". Elle referma donc la porte et laissa l'individu sur le pas de celle-ci, sans plus d'explications.

    ----

    Makiko fut tirée de ses rêveries, non pas par les cris d'un bébé, mais par les appels bruyants de l'une des jeunes filles s'occupant de la maison.

    «Qu'y a t-il ?»

    «Quelqu'un à la porte.»


    Elle arqua un sourcil et se dirigea d'un pas rapide au rez-de-chaussé.

    «Et qui est cette personne ?»


    Pas de réponse. Elle se retourna, la jeune fille avait disparue, ce qui lui arracha un léger soupir.


    Arrivée dans le hall, la jeune femme s'étonna quelques instants de ne voir personne. Elle était persuadée que la demoiselle aurait au moins fait rentrer l'individu. Mais non.
    Makiko se dépêcha d'ouvrir à nouveau, n'espérant guère trouver quelqu'un.

    Ce ne fut pas le cas et elle se retrouva, comme la jeune femme de ménage, nez à nez avec un homme la dépassant de plusieurs têtes, l'air peu commode, l'odeur du sang l'entourant fortement. Malgré elle, elle fit la moue.

    «Qui êtes vous ?» demanda t-elle, d'un ton presque froid, avant d'apercevoir, elle aussi le sac.

    «Oh. Vous êtes le Chasseur de Monstres ? On ne vous attendait pas aujourd'hui. Mon mari n'est pas là, mais je peux vous faire rentrer, pour patienter jusqu'à son retour. Il devrait être là dans peu de temps.»
    Guardian
    avatar
    Messages : 7
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Après une courte attente, la porte devant moi s'ouvre sur ce que j'identifie tout de suite comme une bonniche. Malgré moi, l'idée d'un pactole approchant me tire le sourire, si je peux lier l'utile à l'agréable, alors cette malédiction n'en est plus une. C'est contraignant mais loin d'être insoutenable. Temps que j'ai du travail....

    La bonniche donc, elle me marmonne un truc comme quoi elle devait aller chercher "la dame" et sans me laisser le temps de répondre que l'affaire concerne plutôt le monsieur, elle me referme la porte au nez. Un air un peu dubitatif sur le visage, je me résigne. Je peux bien patienter quelques minutes, même si je sens que je mets le voisinage mal à l'aise. Je devine quelques regards venant des demeures voisines, cette sensation d'être observé me rendant un poil parano, je prie pour que la dame de maison ne soit pas affairé à autre chose ou pire, qu'elle se retrouve à se préparer à recevoir quelqu'un de manière inopportune, me condamnant à une attente longue et désagréable.

    Le temps d'envisager cette possibilité et de dissuader d'un regard froid les quelques curieux en les défiant du regard, la porte s'ouvre à nouveau sur un bout de femme ressemblant d'avantage à une poupée en porcelaine qu'à un être vivant. Pâle et menue, elle n'en impose pas moins qu'elle me regarde directement dans les yeux en ouvrant après m'avoir rapidement examiné. Elle répond d'elle même à la première question qu'elle se pose et sans que j'ai même à exposer l'objet de ma présence, elle m'invite à entrer,

    Je me rend soudain compte que, pour me présenter chez mon employeur, j'aurai peut-être dû me changer, après tout, une nuit à l'auberge ne m'aurait pas tué. Je boite donc à la suite de la jeune femme avant de m'adresser à elle.

    " Il est vrai que j'avais prévu une durée plus large pour ma chasse. Mais la chance m'a sourit à la troisième nuit quand la créature m'est tombé dessus alors que je montais le camp. Puis il faut que le trophée soit traité rapidement, sans quoi la tête sera inutilisable. "

    Bravo mon gars, tu parles chasse aux monstres avec la femme de ton commanditaire, je suis sûr qu'elle serait tout heureuse de savoir comment tu t'es retrouver à déverser les tripes de l'ours-hibou sur le sol tant qu'à faire.

    " Enfin ce ne sont des anecdotes qui n'ont que peu d'intérêt je suppose. "

    J'entends quelque murmure et devine la présence de quelques serviteurs curieux, ceux là je ne les ai pas vu quand j'ai eu à faire à ce Vincent. Enfin... j'ai l'habitude maintenant d'être le centre de l'attention.

    " Et donc vous gérez la maison pendant que monsieur gère les affaires, c'est cela?"

    encore en coup de génie Dante! Continu comme ça et tu pourras être heureux de toucher un cuivre pour cette tête. ça rembourserai même pas les bandages!
    Gust
    avatar
    Messages : 8
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Age : 23

    Caractéristiques
    Mana:
    120/500  (120/500)
    Métier: Expert-Guérisseuse
    Niveau:
    5/720  (5/720)
    La jeune femme c'était placée à droit de l'individu, quelques pas en avant afin de le guider mais d'avoir tout de même un œil sur lui. Après tout, il n'avait guère l'air commode. Elle écoutait d'un air distrait ce que lui racontait l'homme, plus occupée à calculer le temps qu'elle allait devoir passer en sa présence en attendant le retour de Vincent.

    «Enfin ce ne sont des anecdotes qui n'ont que peu d'intérêt je suppose.»


    Elle se retint de hocher la tête et se contenta d'un petit sourire presque amusé. En effet, elle s'intéressait peu au comment et au pourquoi. Le résultat lui-même ne l'intéressait pas, elle aurait simplement souhaité ne pas avoir à discuter avec une personne dont le travail était de tuer. Monstres ou pas monstres. Le principe ne lui plaisait clairement pas.

    Makiko avait décidé de lui faire attendre le retour de son époux dans une petite pièce continue au séjour. Une sorte de salle d'attente réservée à ceux qui n'étaient ni invités, ni amis, mais simples employés d'un jour venant chercher leur dû, par exemple. Trois sièges étaient installés, et une petite table de bois trônant au centre de la salle étaient les seuls meubles.

    «Asseyez vous si vous voulez et votre sac... Hm, posez le sur la table aussi, si vous voulez. Après tout on ne peut pas vraiment le mettre autre pars»


    Sans attendre de réponses, elle s'installa elle-même.

    «Et donc vous gérez la maison pendant que monsieur gère les affaires, c'est cela?»


    La brune releva ses yeux écarlates sur l'individu, toujours assez froidement.

    «Il gère ses affaires, je gère les miennes.»


    Elle marqua un temps d'arrêt.

    «Quant à vous, c'est votre monstre qui vous a fait ça ?» dit-elle en désignant sa jambe boitant sérieusement.
    Guardian
    avatar
    Messages : 7
    Date d'inscription : 23/08/2015
    J'ai rarement eu l'occasion de me balader dans une baraque aussi grande, moi c'était plutôt les maisons basses, il y a là au mois la même superficie que la taverne du dernier cercles, si on remplace les serviteurs par des succubes et des incubes et qu'on rajoute quelques fumoirs enivrants. Je crois que ça me manquerait presque... Remarque, si l'autre taré m'a maudit, techniquement il ne m'a pas banni des montagnes de Bune.... je passerai saluer Fraëlle à l'occasion, elle a quand même pas vu son meilleur client depuis un moment.

    J'emboîte donc le pas de la dame de maison qui ne semble guère faire d'effort pour cacher le désintérêt qu'elle me porte alors qu'elle m'invite à prendre place dans un boudoir dans le prolongement du séjour, sorte de salle d'attente pour les affaires courantes je suppose. Je trouve ça très formel voir trop formel mais je m'installe quand même, posant mon sac sur la table à disposition.

    Apparemment, elle et son mari n'ont pas l'air en très bon termes. Les problèmes de ménages, c'est un truc qui m'échappe un peu, les démons sont pas du genre à se prendre la tête avec les gens qu'ils n'apprécient pas. Si ils ne s'entendent plus ça fini par un départ ou une boucherie pour les cas les plus extrême. Tout est plus simple quand on simple dans ce monde là.

    Elle prend un instant où le silence s'impose avant de m'interroger sur l’égratignure un peu incapacitante de ma jambe, émettant d'emblée la bonne hypothèse.

    " Ah oui, c'est idiot, je dormais, et quand je me suis réveillé, l'ours-hibou me grignotait la jambe. Mais ça va passer, ça ne fait pas mal et d'ici deux ou trois jours ça ne me gênera plus du tout."

    Ou comment avouer qu'on a pas trop l'habitude d'être chassé. Mais bon, je suis au sommet de la chaîne alimentaire et le repas suivant a été très original je devais l'avouer, une viande entre le bovin et la volaille, c'est pas banal.

    " Ne vous sentez pas obligée d'attendre avec moi vous savez, je sais que je met pas trop les gens à l'aise, et franchement si je mes souciais de cela vous pensez bien que j'aurai pas choisi cette vocation. Puis bon, j'ai pas vraiment la carrure d'un voleur on peut en convenir sur point là. Puis je doute que votre mari vous en tienne rigueur, il aura ce qu'il voulait, il sera content et sera trop occuper à trouver un empailleur et à se vanter d'avoir tué la bête grâce à un stratagème aussi ingénieux qu'improbable."

    Ou une manière subtile de lui faire comprendre que j'avais deviné le fait que ma présence la dérangée un peu, en jouant sur son aversion plus que visible sur son époux. Je suis démoniaque, c'est pas ma faute.
    Gust
    avatar
    Messages : 8
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Age : 23

    Caractéristiques
    Mana:
    120/500  (120/500)
    Métier: Expert-Guérisseuse
    Niveau:
    5/720  (5/720)
    Le sac ensanglanté posé sur la table était loin d'être aussi charmant qu'une tasse décorée à la main. Makiko se trouva au moins soulagée de ne pas sentir l'odeur pestilentielle de la mort et approuva intérieurement le fait que le chasseur se soit dépêché de ramener son gibier.

    La jeune femme ne demanda pas plus à propos de sa jambe. Son esprit l'envoyait imaginer la scène, très peu appréciable à son goût. Elle se contenta d'une moue peu convaincue et d'un petit "soignez ça bien". En d'autres circonstances, elle aurait sans doutes proposé de l'aider, d'user d'un peu de sa magie sur cette blessure, mais quelque chose l'empêchait même de penser à cette idée. Elle était repoussée par cet homme mais pour une raison qui ne lui semblait pas du tout évidente et qu'elle s'efforçait de trouver.

    «Ne vous sentez pas obligée d'attendre avec moi vous savez, je sais que je met pas trop les gens à l'aise, et franchement si je mes souciais de cela vous pensez bien que j'aurai pas choisi cette vocation. Puis bon, j'ai pas vraiment la carrure d'un voleur on peut en convenir sur point là. Puis je doute que votre mari vous en tienne rigueur, il aura ce qu'il voulait, il sera content et sera trop occuper à trouver un empailleur et à se vanter d'avoir tué la bête grâce à un stratagème aussi ingénieux qu'improbable.»

    Makiko se força de ne pas rire et pinça légèrement ses lèvres. Il semblait avoir cerné le personnage, mais pas dans sa totalité.

    «Je pense qu'il est plus sage que j'attende avec vous. Il appréciera. Et ça me fait de la distraction, on a tendance à s'ennuyer par ici. Il n'y a guère de monstres à chasser.»


    Cependant, il avait raison, elle était assez mal à l'aise dans cette salle, avec lui. La jeune femme cherchait simplement à ne pas le montrer, faisant un effort sur elle-même pour ne pas baisser son regard ou montrer d'autres signes de gêne.
    Elle ne craignait plus son époux, elle s'y était habitué, mais voulais éviter des prises de têtes inutiles et plus stressantes qu'il ne le fallait.

    Guardian
    avatar
    Messages : 7
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Je répond un "oui" évasif à sa recommandation laconique d'aller me faire soigner. Merci mais je peux pas encadrer les soigneurs, ils se plaignent tout le temps de mon imprudence et de mon goût du risque, bref de ma façon de vivre, ce que je leur pardonne moyen. Je leur dis pas comment extraire une flèche ou traiter les morpions, ils me disent pas comment mener ma vie. Merde!

    Je pose mon regard sur la dame de maison et.... Putain ces yeux comment j'ai pu les rater? Je l'ai peut-être pas mentionné mais j'adore je rouge, dans toutes ses teintes, du vermillon au bordeaux en passant par l'écarlate et le sang bien entendu.... Ouais c'est un peu malsain mais vous comprenez l'idée.

    Bref ces yeux, je m'oublie un instant, je me perd même un peu dans la contemplation avant de me rappeler que c'est la femme de celui qui va me payer que, ça peut-être très mal interprété quand on regarde quelqu'un de manière insistante dans les yeux. Pourquoi les règles de l'étiquettes sont si compliquées à suivre?

    Alors comme ça madame s'ennuie?

    Est-ce qu'elle sait que certains démons se damneraient pour vivre tranquillement sans avoir à se soucier de quoi que ce soit d'autre qu'eux même. Même si il faut partager le lit d'un homme qui ne semble pas la satisfaire.

    " C'est vrai que la faune locale, si elle est agressive, elle n'est pas très divertissante. J'hésite à retourner à Bune, j'ai bien un cyclope ou deux que j'ai laissé traîner dans le coin qui ne demandent qu'a me servir contrat pour sécuriser les routes commerciales. Je dois avouer que les contrats pour la déco, je trouve ça moyen honorable mais bon faut bien survivre. "

    Je risque surtout d'y rester si je trouve pas plus "excitant" . En fait le problème va être de trouver des adversaires convenables, trop faible, ça ne me calmera que quelques jours, trop fort je risque de me laisser aller... La galère.

    " Et vous ne passez tout de même pas vos journée à végéter? Même si je reconnais que la ville manque un peu d'ambiance, il doit quand même y avoir des choses à voir n'st-ce pas? "

    Voilà, une conversation parfaitement banal où personne ne parle d'ours-hibou. Putain en fait je suis presque bon pour les mondanités.
    Gust
    avatar
    Messages : 8
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Age : 23

    Caractéristiques
    Mana:
    120/500  (120/500)
    Métier: Expert-Guérisseuse
    Niveau:
    5/720  (5/720)
    Elle était déjà grandement mal à l'aise, mais il fallut que l'homme la fixe du regard pendant de longues secondes qu'elle cru un instant interminables. Elle rougit légèrement de gêne et s'efforça de garder le menton droit, sans baisser la tête ou les yeux.

    Elle ne pu retenir un sourire en écoutant sa réponse. Bien que son avis sur les habitants de Celebron fut généralement vrai, elle aurait voulu lui faire part des quelques exceptions qu'elle avait connu. Mais elle se ravisa finalement, décidant que cela n'avait pas grand intérêt.

    «Il ne fait pas ça pour la décoration. Si un jour il pose la tête d'une créature sur l'un de ces murs, ce sera celle d'un dragon. Il ne sait pas faire autrement que dans l'excessif.»


    Elle laissa son regard vagabonder sur la décoration murale de la petite pièce. Celle-ci n'était clairement pas la plus importante de la maison, mais elle croulait également sous les accessoires dépareillés et aussi chers que Vincent pouvait se le permettre.
    La jeune femme ne pouvait pas se plaindre de vivre et d'avoir tout ce dont elle avait besoin, mais elle n'était guère amatrice de cet étalage de richesses. Sa préférence était tournée vers une petit chaumière tranquille loin du bruit de la ville et des tracas des gens du territoire d'Eÿos.


    Ses pensées furent ramenées au moment présent suite à la question du chasseur. À vrai dire, elle restait principalement dans la maison, à s'occuper du bébé ou à soigner quelques visiteurs. Les sorties et les bains de foule lui plaisaient peu et les quelques jours où elle se trouvait à l'extérieur lui servaient à aider son père dans son marchandage.

    «Il m'arrive d'avoir de la distraction. Des blessés à soigner, des visiteurs inattendus -comme vous- ou des cris de bébé quémandant de l'affection. Ce n'est pas aussi excitant que de traquer les cyclopes, mais ça remplit quelques heures d'une journée et tout n'est pas si désagréable que cea. Cependant, le reste du temps... Ah, ce n'est guère intéressant.»

    Après un énième court temps de pause, elle reprit.

    «Pourquoi chassez vous des monstres ?»


    La réponse l'intéressait et peut-être, grâce à elle, comprendrait elle la sensation désagréable qu'elle ressentait à proximité de cet homme.

    Guardian
    avatar
    Messages : 7
    Date d'inscription : 23/08/2015
    En écoutant la réflexion de la dame de maison, je baladais mon regard sur la pièce. Les tentures doivent coûter un bras, les bougeoirs en argent, n'en parlons pas et bon sang pour une toile de 2 mètres sur trois, je pourrais vivre des semaines sans avoir à me soucier d'autres choses que de mon problème de malédictions, ce qui ne serait pas plus mal. Le cambriolage pourrait bien être une reconversion nécessaire si je ne parviens pas à me faire de l'argent avec la chasse aux monstres. La mention de dragon me pose un léger soucis, avec ce qu'il m'avait proposé comme salaire, je me trouve déjà généreux de lui ramener une tête d'un des plus gros prédateurs de la région.

    Je note attentivement les rares informations qu'elle accepte de me laisser. Elle sait donc soigner, et elle propose même pas! Sympa... ,puis la mention du bébé, les joies de la maternité, les pleurs la nuit et l'estomac toujours dans les talons et en plus les lange à changer, que d'emmerdes... Je me sens presque compatissant. Puis vient la question que j'aurai pourtant pu anticiper, le raison de mon métier. C'est un peu pris au dépourvu que je réponds.

    " Me battre, c'est à peu près tout ce que je sais faire, c'est bête mais je suis naturellement doué pour ça, je suis un demi-démon de la colère vouez-vous, on est forgé pour combattre. Sauf que en ce qui me concerne, je ne me bats pas contre la populace, c'est pas très gratifiant et ce ne sont pas des corps de métiers très engageants . Alors j'ai choisi d'allier mon goût pour le combat à mon sens de la démesure pour e lancer dans la chasse aux monstres. "

    Ou comment passer pour une être monstrueux et brutale. I y a du vrai là dedans.

    " Je devrais peut-être aller voir les sorciers, ils ont toujours besoin de matériaux exotiques, cela pourrait se montrer très lucratif."

    Diversion spéciale: Argument financier! Je me maudis moi et mon sens de l'improvisation absurde...
    Gust
    avatar
    Messages : 8
    Date d'inscription : 23/08/2015
    Age : 23

    Caractéristiques
    Mana:
    120/500  (120/500)
    Métier: Expert-Guérisseuse
    Niveau:
    5/720  (5/720)
    La jeune femme hochait légèrement la tête en écoutant les réponses de l'homme. Il était donc à moitié démon et pas des plus commodes d'ailleurs.
    Certes, Makiko n'appréciait que peu les élans de violence mais le choix de la chasse au monstre lui parut bien réfléchie et assez juste. Bien mieux que d'éventrer des innocents. Il protégeait ces derniers.

    Sans commenter, elle offrit cependant un léger sourire, montrant une petite touche d’approbation.

    "Je devrais peut-être aller voir les sorciers, ils ont toujours besoin de matériaux exotiques, cela pourrait se montrer très lucratif."

    Elle haussa les épaules.

    "Peut-être. Mais les Sorciers sont pour la plupart très attachés à la force de la Magie, moins à celle des lames."


    Un bruit de porte claquée, suivit de voix masculines interrompit la discussion. La jeune femme se leva, ajusta ses cheveux et ses vêtements et fit signe au chasseur.

    "Je crois que votre employeur est rentré. Bonne chance."

    Sans plus de mots, elle s'éclipsa et disparu dans le couloir opposé à l'entrée.
    Guardian
    Contenu sponsorisé

    Re: Si t'avais vu sa tête! [ Kiko ]

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Ven 20 Oct - 4:14