Quête : Armurerie de Melni avec Sorath et Naoxis ~

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    Mattia, une ville portuaire tranquille et peu peuplé. Avec son centre ville puant le poisson, la taverne "La Carpe Bleue" puant le poisson et l'alcool et enfin l'auberge Auberge de Riveclair puant tout autant le poisson mais moins que le reste de cette ville miteuse. C'est d'ailleurs là que nous sommes Sorath et je me demande encore ce qui t'a prit de venir ici. On a fait une sacré route depuis la forêt de Nacrym qui se situe au centre avec cette affaire d'épidémie. Avec ce qu'il s'st passé là-bas rien d'étonnant à changer d'air d'autant plus qu'il faillait bien te reposer mais tu es en forme non ? Sorath ? Encore entrain de rêver au bar !

    Tu n'es pas très connu ici Sorath, je pense que tu souhaites te faire un nom mais on risque une nouvelle fois de te voler ta "maison" si ce n'est pas déjà fait à cette heure. J'ai ben vu que tu avais pris tout l'argent récolté mais rien que ça. Il n'y a donc bien que l'argent qui t'intéresse ? Qu'elle obsession grotesque... Tes parents ont pourtant essayer de bien t'éduquer et de faire de toi un gentil garçon passionné par l'art mais non. Leur fils est dépourvu de tout sentiment envers l'art. Son cœur est remplit par l’avarice. Si tu étais un démon, tu serais celui-là, celui de l'avarice. Ou alors un nain, avare comme tous les nains. Es-tu vraiment un sorcier franchement ?

    << - Fais bien attention en sortant mon petit Sorath, ne rentre pas tard !

    On a besoin d'argent.

    - Qu'est-ce que tu fais ?

    - Je vend des coquillages maman ! Comme ça on aura de l'argent et tu pourras être encore plus jolie !

    - Ce n'est pas bien Sorath ! On a pas besoin de ça pour être heureux ! Mon fils... Même si nous vivons pauvre on le vit très bien. On vit avec ton père de notre art et même si ses toiles se vendent peu, on vit très bien comme ça, on a pas besoin de plus. Rentrons mon chéri, ce soir c'est soupe au potiron !

    Elle ne comprend pas. On a besoin d'argent, c'est comme ça que fonctionne le monde.

    - Maman ! Pourquoi tu donnes à tante Lysianne ton argent ? C'est toi qui l'a gagné non ?

    - Sorath ! Tu sais très bien qu'elle galère elle aussi, il faut l'aider.

    - Elle n'en a pas besoin, elle devient plus jolie que toi !

    - Mais enfin mon chéri que dis-tu ?

    Qu'est-ce qu'elle était faible... Elle passait son temps à aider tous le monde sans rien demander en retour, elle donnait de l'argent à sa sœur sans lui demander de la rembourser et elle laissait papa devant ses tableaux invendables en lui disant que ça irait. Que tous ce passait bien. Pour ne pas qu'il se morfond, elle proposait gentiment à quelqu'un de lui acheter un tableau en échange de petits services. Elle est morte de surmenage, ça lui apprendra à se faire bouffer ainsi.

    Elle était vraiment belle. Elle avait de long cheveux blonds, épais et bouclés jusqu'à la taille, des yeux d'un rouge rubis magnifique et une peau d'un teint beige/orangé avec de jolies grains de beautés bien placé comme celui qui était près de son œil gauche. Grande avec de jolie courbures féminine et des mains douces et fines comme le reste de sa personne. Tous les passionnés d'arts la contemplait il fût un temps mais c'est mon père qui a gagné son cœur. Lui et sa peau blanchâtre comme la mienne, ses cheveux et des yeux d'un marron banal, une taille standard et un poids et une musculature convenable, un peu comme la mienne.

    Qu'il était faible... Toujours planté devant la nature, à la contempler comme un elfe. Il savait jouer de toutes sortent d’instruments mais trop timide pour en faire son métier. Il savait lire et chanter avec une telle éloquence qu'il aurait pu en faire son métier mais il n'avait pas assez confiance en lui. Il avait une incroyable écriture aussi bien le fond que la forme et il en fit son métier. Cela et la peinture. Il mélangeait les deux et avec son art il se faisait de l'argent et était plutôt aisé. Puis sa faiblesse d'esprit à accepté ma mère qui ne savait rien faire du tout, elle était juste jolie. Alors entre un gars banal mais qui faisait de jolies choses et une sublime belle qui détruisait tout de ses mains, ils faisaient vraiment la paire. Et comme ma mère était maudite, elle avait détruit peu à peu de ses mains son mari qu'elle aimait tant. Et il le savait, il avait accepté, il a laisser tomber sa vie rien que pour ses beaux yeux. Il s'est suicidé car il pensait n'avoir plus rien quand ma mère est morte. Bien fait pour lui, il n'avait qu'à pas tout laisser pour elle. >>

    Quelque chose ne va pas Sorath ? Je me demande à quoi il pense ce vieux sorcier lunatique devant son sa tasse de thé du matin. Il remue sa cuillère lentement, diffusant le morceau de sucre à son thé à la menthe délicieusement parfumé. L'homme au bar fixe Sorath, essuyant son verre propre avec un regard intrigué. Avec son assurance de barman derrière un comptoir, il repose le verre puis en essuie un autre avant d'enfin poser sa question qui le taraude depuis qu'il est venu hier soir.

    - Je peux vous poser une question assez personnelle monsieur Wilhelm ?

    Sorath s'échappe de ses pensées pour diriger son regard vers son interlocuteur, toujours ses coudes posés sur le comptoir planté devant sa tasse de thé.

    - Vous êtes sûr de vouloir savoir ce qu'il se cache derrière ce bandage ?

    L'homme, surprit de sa réponse fit non de la tête mais n'en pas moins curieux. Il ne dit plus un mot jusqu'à l'arrivée d'une cliente féminine peut commune. Je dis ça à cause de la pigmentation de sa chevelure. Violet, ce c'est pas banal ! Tout comme les oreilles de chat sur la tête. Décidément... C'est la réunion des gens "originaux" ce matin ? Passons... Un chevalier n'arrête pas de fixer le sorcier depuis qu'il est venu déposer son fessier sur ce tabouret. Et là, il fixe avec insistance l'originale qui vient de passer la porte. Il veut les engager pour monter un cirque ambulant ?! Je me demande comment Sorath fait pour supporter tous ces regards ! Moi je déteste que l'on me fixe ! D'ailleurs, rien que le fait de fixer la personne que je dois suivre me met hors de moi. Si encore il ne faisait que les regarder ! Non, il est définitivement très intéressé par ces deux-là.
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    Les temps sont durs, même pour le plus rusé des renards, ou la plus rusée des fabulatrice... Et maître corbeau ne lâche plus son fromage aussi facilement qu'auparavant. Qu'importe ce qui t'attends, fais une halte et donnes un peu de pain aux souris. Elle n'en seront que plus grosses, et plus goûteuses...

    Je ne sais comment ruser cet oiseau là...Décidemment, trop rapide, agile, intelligent et vicieux !
    Depuis quand est-ce que les cigognes sont si douées pour couver leurs oeufs ?!
    Et cette épidémie, qui ne facilite pas les choses. Les rats sont peut-être pestiférés, ou pire... J'ai affreusement faim, et le chapardage n'a pas été des plus bénéfique ces derniers temps.
    Mais la nuit s'est terminée bien tôt, il m'a fallu m'en retourner à ma forme primaire. Grâce à cela, je pourrais reprendre une forme un peu plus avantageuse dans quelques instants. Mais...Je devrais peut-être commencer par descendre du toit. Qu'en penses-tu, Alice ? Oui, je pense que cela vaut mieux...
    J'aimerais tant savoir comment ils gèrent tout cela, du côté de Nacrym, ou de Cassandre. J'avais trouvé un informateur, une fois ma mission terminée chez les Insomniae, mais il est mort hier, à l'aube...infecté, lui aussi. Les clients n'affluent plus dans les rues, et deviennent dangereux. Ils pensent certainement vivre leurs derniers instants. Avec la plupart des autres "bienfaiteuses", c'est le cas, la plupart ont déjà des symptômes. Je pourrais devenir une perle rare, si encore quelqu'un avait assez de volonté pour arriver jusque dans mon secteur sans rebrousser chemin, en ayant aperçu un quelconque signe funeste, et pris peur par superstition.
    Autant aller se changer les idées...Je me transforme dans une ruelle et récupère dans le renfoncement du toit, où seuls les pigeons ont accès difficilement, quelques présents d'un maître généreux d'une des nuits passées. Mieux vaut passer pour une hybride, comme d'habitude.. Que les badauds sous-estiment mes forces et pouvoirs demeure un atout considérable. Je développe des oreilles pointues au dessous des vraies et m'habille correctement, avant de sortir de ma cache et de me confondre dans la foule du marché matinal. Chacun s'affaire et cherche à faire une affaire. Le poissonnier négocie ses prix pendant que je me glisse derrière l'étalage pour attraper mon déjeuner. Personne ne semble réagir...Que j'aime l'invisibilité !

    A table ! ♥ :

    Et me voilà repartie avec ma prise, vite dévorée et vite disparue. Cette ville sent si bon, le jour du marché. L'odeur du poisson vient presque couvrir celle du fouttre et de l'urine répandus la veille sur le pavé et dans les coins sombres. Je ne languis pas le jour, mais il a ses bons côtés...
    J'aimerais me désalterer, et qui sait, peut-être fidéliser d'autres clients. Parcourant alors nonchalamment les grandes rues, je m'arrête en face d'une auberge, qui semble animée et plutôt prospère. L'idée d'aller troubler l'eau des petits poissons me séduit et je passe alors le seuil de l'Auberge de Riveclair en souriant avec assurance et me déhanchant rondement. Quelques hommes bâtent les cartes et ne semblent pas s'en soucier, d'autres s'en amusent, d'autres encore me toisent sans un mot en avalant leur salive. L'un d'eux en particulier,il semble ne plus pouvoir détacher son regard de ma personne, sauf pour scruter un autre homme assis au bar. Je suis son regard, et mes yeux se focalisent alors sur ce dernier. A première vue, il est borgne. Une grande partie de son visage et recouverte par un bandage. Je ne comprends pas encore, mais en m'approchant...

    Je suffoque tout à coup, et chaque pas qui me rapprochent de lui, me rapprochent aussi de cette aura. Une aura démoniaque, c'est certain ! Mais...si puissante ? Est-ce un démon ? Mais alors, pourquoi est-ce que rien ne tend à le montrer ? Il ne semble pas avoir de penchants particuliers, ni de manières propres à un Satori. Etrange...
    Si je n'en sais pas plus, mieux vaut faire bonne impression, comme avec tout les clients.
    Je m'approche de lui doucement et m'asseois à son côté, demandant un verre de rouge au tavernier qui aquiesce en tournant les talons.
    Maintenant que je peux le voir de près, quelque chose me revient. La description d'une personne similaire. Une veuve au marché discutant avec un cerf. Elle décrivait un homme aux bandages, aux cheveux cendrés et à l'étrange allure. Cet homme, disait-elle...Comment s'appelait-il ? Je n'ai pas bien écouté, trop affairée avec mon fief... Mais elle disait que c'était un guérisseur, ce me semble...

    Récupérant mon verre, je lui souris et demande d'une voix douce, après avoir lampé quelques fines gorgées du breuvage.

    -Bonjour. Excusez-moi, êtes-vous un homme de science ? Est-ce de vous que l'on parle en ville ?  Si c'est bien de votre personne qu'il s'agit. Pourrions-nous échanger quelques idées ? Je suis...fabulatrice, voyez-vous...

    Espérons que peu des hommes présents ici ne m'aient déjà connue sous un autre jour. Je prends soin de me dissimuler en changeant souvent d'aspect, mais les jours défilent et qui sait...Même si je ne suis à Mattia que depuis peu, l'un de ces bouzeux pourrait me reconnaître. Comme ce chevalier au regard persistant, dans le fond de la salle...Prudence...
    Gust
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    La porte de l'auberge s'ouvrit avec force, mais sans violence. Le grincement des gonds rouillés se fit entendre jusqu'aux tables isolées, mais peu de personnes détournèrent leurs regards de l'activité qu'ils effectuaient.

    L'homme qui entrait à pas lourds était assez grand, 1 mètre 80 si ce n'était plus de quelques centimètres. Il portait l'habit des chevaliers de Park, ville située à l'Est, à quelques jours d'Elli, quelques sac en cuir lâche et une épée à son côté. Ses cheveux, entre le blond et le roux, étaient noués en un catogan posé sur son épaule gauche. Malgré sa haute stature, il n'était pas très imposant: assez fin quoi que musclé, il n'était pas très carré. Cependant, une aura fière et guerrière émanait de lui, rendant craintifs les quelques belliqueux de l'endroit.

    Le chevalier donc, s'avança vers le comptoir d'un pas décidé. Rapidement, la femme s'occupant des voyageurs le rejoint.

    «Ce n'est pas souvent que nous voyons des chevaliers ici ! Qu'est-ce qui vous amène ici ?»

    «Les affaires. Je dois prendre la mer dans 13 jours, il me faut un endroit où dormir en attendant, auriez vous une chambre ?»

    La femme, quelque peu admirative, hocha la tête et fouilla rapidement dans un tiroir. Quelques secondes plus tard, elle tendait une clé à l'homme.

    «Il m'en reste énormément, nous n'avons guère de voyageurs ici, mais l'auberge se porte tout de même bien. Voilà pour vous une des meilleures chambres.»

    S'en suivit un court échange de négociations quant au prix de celle-ci. Le chevalier monta finalement dans sa chambre et redescendit quelques minutes plus tard, allégé de ses paquets, mais son épée toujours sur lui. Il s'assit ainsi à une table en retrait, l'air de se perdre dans de profondes pensées.
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    La jeune femme attire un peu l'attention de Sorath qui semble l'analyser en lui souriant légèrement. Il retire son coude du comptoir en la regardant puis se dé-cambre en faisant craquer sa colonne vertébral. Le bruit vient d'en bas et remonte jusqu'en haut. Oui, je crois qu'il est temps que tu rajeunisse un peu. Là, tu as l'air d'une loque complètement sans défense malgré le sourire intéressé qui s'affiche sur tes lèvres. Elle doit avoir besoin de toi contre quelque chose qui n'est pas à ta porté. "Échanger quelques idées", je me demande bien ce qu'elle veut dire par-là. Qu'est-ce qu'une fabulatrice pourrait avoir comme idée à lui proposer ?

    - Si vous avez entendu parler d'un médecin itinérant ressemblant à ma description et bien sachez que vous avez trouvé cet homme mademoiselle. Je suis Sorath Wilhelm et malgré mon âge je n'ai jamais croisé de fabulatrice aussi complexe que vous.

    "Complexe" ? Sorath, aurais-tu oublié comment courtiser une dame ? "Complexe" ce n'est pas un compliment ! Je me demande comment elle le prend la pauvre. D'ailleurs tu ne lui a pas encore répondu au sujet de sa proposition. Mais tu es bien trop occupé à te couper dans ton élan pour fixer directement le chevalier à quelques pas de ta position. Il vient de Park, cela se voit à son armure et ses manières propres aux gens de là-bas. Il a du remarquer tout de suite qu'il n'a pas été suffisamment prudent pour épier le sorcier. En même temps, on peut facilement ressentir de la gêne quand ce dernier nous fixe. Une sorte de malaise que les démons ressentent plus que les autres espèces. Je pense que notre chère fabulatrice l'a ressentit également. Je ne sait pas si son "sixième sens" est affûté car après tout chaque démon ressent plus ou moins quelque quand le sorcier pose les yeux sur eux. Sorath, imperturbable, repose les yeux cette-fois ci de façon plus jovial sur la demoiselle pour éviter ce certain malaise étrange.

    - Je vous en prit mademoiselle, dite-moi la nature de vos idées, alors nous verrons si l'on doit changer d'endroit pour une discussion... Il passe un coup d’œil vite fait au chevalier qui ne dure qu'une petite seconde, à l'abri des regards.

    Sorath lance un petit regard complice à la "demoiselle" en prenant son verre délicatement. Il savoure sa boisson tranquillement. Il n'est pas très connu ici comme je disais, je me demande bien où elle a pu entendre ces dires. A moins que se ne soit qu'un hasard ? Que quelqu'un ici le connaisse et en parle. Les nouvelles vont vites à moins qu'elle se souvienne de ces paroles au moment où elle aperçue le vieux sorcier. "Un vieil homme aux cheveux gris avec un bandage au visage lui cachant ainsi l'un de ses yeux." Qui sait ce qui se cache derrière, un simple borgne ? Ils se le demandent tous et pourtant personne n'a encore émit cet hypothèse car se serait impossible. Ou plutôt impensable, l'idée ne les effleure même pas ! Ce qui est un atout considérable pour ce dernier. Il fini sa boisson, écoutant la réponse de la jeune femme féline d'un air intéressé.
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    Dans la cohue de la taverne, une jeune et charmante demoiselle enjouée par une journée de misère souhaitait échanger quelques idées avec ce qui semblait être, enfin, un homme de bon sens. Naoxys avait toujours apprécié les médecins, les hommes de science tout particulièrement, et d'autant plus ceux qui semblaient avoir voyagé, les traits vieillis par l'expérience. Malgré l'étrange aura de ce dernier, elle lui ferait tout de même plus confiance qu'à l'inconnu au regard insistant qui se tenait derrière eux.
    Même s'il n'y avait encore aucune animosité dans l'air, elle avait appris à prendre en compte chaque éventualité avec soin. Que ce soit la nuit, au détour d'une ruelle, ou en pleine journée, dans un lieu convoité...


    Je n'aurait pas pu mieux le formuler, je crois... Et quel naturel, parfait, pour le moment. Serait-ce enfin un confrère doué d'autant de malice que moi ? Hm...Ne nous berçons pas encore d'illusions...
    Découvrant mes dents plus largement dans un sourire qui lui est tout dédié, je choisis mes mots.

    -Superbe, je suis ravie de savoir que c'est bien vous...

    Sa remarque me fait sourire. Je suis complexe ? Cela peut paraître étrangement formulé, mais je le conçois tout à fait comme un compliment. Après tout, mon personnage est travaillé pour ne pas être déchiffrable au premier abord. Alors, par tous les diables, je peux bien entendre mes cas de vérité, si justement énoncés, hu hu...

    -Et bien, en ces temps, voyez-vous, bien peu de personnes ont été en mesure de me donner des nouvelles des contrées avoisinantes. Je suis, pour ma part, curieuse de tout, et ai seulement pu avoir vent que des nouvelles préoccupantes circulent de plus en plus. Je ne cherche pas des ragots, vous comprennez... Ce que s'échangent les mégères en battant le linge m'est tout à fait égal, et a bien vite perdu l'estime même de l'oreille qui traîne ici et là...
    Quant à vous, peut-être voyagez-vous, et peut-être suffisament pour me distraire de quelques anecdotes. Navrée de vous proposer d'être une distraction...Mais s'élever intellectuellement devient un luxe dans...ce qui devient presque mon travail, outre conter de belles histoires... Regrettable...

    Mais je m'égare, encore ! Pourquoi me réveler ainsi et si vite à cet homme, dont je n'arrive même pas encore à distinguer concrètement l'aura ? Mais il est vrai que j'ai soif de nouvelles, de récits et de voyages, tant pis pour la prudence...
    Cette soif ne saurait être comblée par du vin et du tapinage !

    -Allons...si nous parlions ailleurs ? Cet endroit n'est pas tout à fait sécurisant, enfin, serait toujours plus agréable sans élément perturbateur.

    Son air intéressé, et ce sourire, me plaisent bien. J'espère que nous ne serons pas trop interrompus dans nos échanges. Pour une fois que ceux-ci sont d'ordre de connaissances plutôt que de pulsions et de passions... J'aurais bien besoin de m'évader...
    Nous nous éloignons un peu pour trouver une place vide, au centre d'un quartier d'herboristes. Et là trône, seule, une petite fontaine entourée de rondins de bois. Je déclare posément, en resserant le noeud en corde qui tient ma clochette à la taille.

    -Prenons place ici, nous serons tranquilles. Enfin, je l'espère...
    Gust
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    Sorath semble s’intéresser d’avantage à cette jeune femme à l’allure étrange, ayant certainement déjà inspecté son âme. Il l’écoute attentivement, cherchant je suppose, déjà des histoires à lui raconter avant de se lever après elle. Il lui tien alors la porte pour qu’elle puisse passer, (étant un minimum galant dû à son éducation) quittant ainsi la modeste taverne. Ils marchent un petit moment avant de trouver une fontaine près du quartier des herboristes. Ecoutant son interlocutrice, le sorcier décide de s’y installer avec elle. Un endroit charmant où ils ne seraient normalement pas dérangés par qui que ce soit. A part peut-être le mystérieux homme venu de Lans.

    - Je peux vous raconter 343 ans d’existence, des histoires j’en ai pleins à vous raconter. J’ai une plutôt bonne mémoire alors j’espère que vous ne serez pas déçue. Les plus extraordinaires sont évidemment celle où je suis venu à Heiwa. Ma vie jusqu’à mon métier de guérisseur itinérant fût bien courte et bien moins intéressante que le reste de ma vie. Et comme vous l’aviez souligné tout à l’heure, je voyage beaucoup donc il suffit que vous me dites une région pour que je vous conte une histoire. J’ai déjà été partout sur Heiwa, j’ai chevauché les terres les plus dangereuses et croyez-moi sur parole quand je vous dis qu’Heiwa a beaucoup bougé.

    Il s’arrête un instant, la regardant dans les yeux en souriant amicalement.

    - Vous êtes un démon, même jeune, vous pouvez percevoir quelques changements qui se font quand vous vous baladez. Etiez-vous là quand la forêt de Nacrym était encore un lieu terrifiant ? Il y avait une sorcière qui haïssait tout le monde. Chaque personne osant s’y aventurer, homme, femme, enfant ne revenait jamais. Même parti à douze, les douze hommes n'étaient jamais revenu. Oh si vous êtes née dans des petits villages non loin de Nacrym cette histoire vous est forcément familière. On l’a raconte encore aux enfants qui veulent trop s’éloigner du village. Et je peux vous dire que cette sorcière n’est pas une légende puisque je l’ai combattu. Vous avez déjà assisté à un combat de sorciers ? C’est quelque chose à voir dans sa vie si les sorciers en questions ont acquis beaucoup de connaissances.

    Il fait une courte pause, se remémorant sûrement la scène de combat avec la sorcière en regardant dans le vide avant de reprendre.

    - Vous connaissez l’histoire de la sorcière de Nacrym ? Oh bien sûr c’est une vieille histoire, si vous préférez des récits plus contemporains j’en ai aussi. Comme par exemple, pourquoi à Elyös ses habitants ont peurs du noir complet. Pourquoi les soirs où la Lune ne s’éclaire pas personne n’ose sortir, pas même pour boire un coup. C’est à peine s’ils trouvent le repos dans leur maisons si biens sécurisées.

    Il s’arrête donc de parler un instant pour voir si elle semble toujours aussi intéressée ou non.
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    Naoxys, fascinée par ces 343 ans de mémoires et de contes qui étaient assis là, sous ses yeux, ne savait encore par où commencer. Tant de questions trottaient déjà dans son esprit. Tant de débats à ouvrir, tant de belles histoires à engager. Elle ne pouvait s'empêcher de sourire, et la curiosité brillait dans ses yeux. Elle ne s'avouait encore le fait que tout lui plaisait dans ce personnage, comme un complice, un collègue, et non comme un amant. Cela la déstabilisait même en partie. Car reléguer la chair au second plan était une chose qui ne se produisait que très rarement, chez notre petite, luxuriante en apparences et luxurieuse en conséquences démone...

    Je gigote sur mon assise en me rapprochant légèrement de l'érudit. Puis hoche la tête à chaque changement de ton, buvant ses paroles. Reprenant alors, suite à sa question, par mon avis personnel.

    - Et bien, je connais l'histoire que racontent les taverniers, les guignols et les bardes sur la fameuse sorcière de Nacrym... Mais je ne l'ai encore jamais entendue de la bouche d'une personne qui prétend en détenir la vraie version...Quand aux habitants d'Elyös...Je ne m'étais encore jamais posée la question...à vrai dire....

    J'ai bien ma petite idée, hu hu ! Pourquoi donc est-ce que les petites gens d'Elyös peinent à trouver le sommeil ? Peut-être parce que je rode parfois dans les parages. Et que mon souvenir y est encore intact...
    Mon petit rire étouffé pourrait en dire long, pour qui me connaîtrait...Mais fort heureusement, ils ne courrent pas les rues... Je lui souris alors grandement, et me hâte de répondre.

    - Je l'ignore ! Vous pourriez m'en dire plus ? J'ai grand hâte de vous entendre conter...

    Mais en détournant rapidement le regard, j'aperçois par dessus l'épaule de mon interlocuteur que nous ne sommes encore pas tout à fait seuls. Et cela me fait sourciller. J'enchaîne plus discrètement.

    - Du moins, très cher...lorsque nous serons sûrs de ne pas être épiés ni entendus...

    Le chevalier de l'auberge ne semble pas encore prêt à lâcher l'affaire. Il nous a bel et bien suivi, et m'a l'air bien curieux, trop curieux de notre sort pour que je puisse laisser ce détail de côté.
    Et si...Ils étaient de mèche...tous les deux... Après tout, un homme fascinant qui surgit d'un seul coup, et qui m'a immédiatement proposé de partager son savoir avec moi...Je me mords la lèvre inférieure à cette pensée. Je devrais apprendre à rester sur mes gardes. Car il semblerait que je commence à être affreusement trop célèbre partout où je passe...
    Souriant alors à l'homme dont je ne sais plus vraiment grand chose à mon côté, je lui demande sereinement avec une pointe d'accusation.

    - Mais, dîtes moi, très cher... Ne savez-vous donc rien des motivations de notre jeune ami ? Vous...N'auriez pas quelque chose à me dire...? Parce que...vous savez, le partage, c'est important, même quand il s'agit d'informations me concernant...n'est-ce pas ?

    Ils n'ont pas interêt, ni l'un ni l'autre, à faire un seul pas de travers. Car autrement il se retrouveront face à un écran de fumée, et ne seront pas près de me revoir ! Les chats savent prendre habilement la fuite lorsque la situation l'impose.
    Gust
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    Le chevalier, assit, servit, buvait tout en observant le duo cocasse assit quelques tables plus loin. Son regard semblait jauger, juger, peser un pour et un contre dont l'origine était inconnu de tous.

    Sa main glissa vers la bourse accrochée à son côté et ses yeux brillèrent d'une lueur approbatrice.
    Il comprit peut être un peu tard que son regard était bien trop inquisiteur et il le détourna, reprenant ses pensées profonde dans le fond de sa bouteille. Cependant, il gardait un œil intéressé sur le couple.


    Lorsque ceux-ci se levèrent, il attendit quelques instants avant de sortir à son tour de la taverne, les suivants à une distance raisonnable. Du moins il le pensait. Après tout, il n'était qu'un Chevalier, formé pour foncer dans le tas, pas pour suivre discrètement qui que ce soit.
    Tout comme il avait tardivement comprit que ses coups d’œils étaient trop intensifs, il se rendit compte tout aussi tard que les deux compagnons l'avaient remarqué.


    Très peu intéressé par leur conversation -qu'il n'avait d'ailleurs pas prit la peine d'écouter- il se décida simplement à s'approcher. D'un ton amical et se voulant rassurant, il engagea la conversation.

    «Je me présente, Chevalier Yvan de Hatufleuve, servant Park. Hm...»


    Il marqua une pause.

    «Je me permets de vous déranger, mais vous me semblez bien vous entendre tous les deux... Seriez vous compagnons d'aventure ?»
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    Date d'inscription : 07/09/2014
    Localisation : Un peu partout

    Caractéristiques
    Mana:
    287/500  (287/500)
    Métier: Médecin Itinérant/Grand Maître
    Niveau:
    7/720  (7/720)
    La demoiselle sautille d'impatience, exaltée par le puit de connaissance qu'est Sorath. Soudain, elle repère le chevalier qui les avait suivit de manière très peu discrète. L'homme ne doit pas être un espion à la base et depuis le début cela se voit. Elle prend une posture et un regard sur la défensif envers le conteur. Sorath l'a fixe toujours autant en souriant, s'est alors qu'elle prend la parole.

    - Mais, dîtes moi, très cher... Ne savez-vous donc rien des motivations de notre jeune ami ? Vous...N'auriez pas quelque chose à me dire...? Parce que...vous savez, le partage, c'est important, même quand il s'agit d'informations me concernant...n'est-ce pas ?

    - Je n'ai pas besoin de l'aide d'une tierce personne pour avoir les informations que je veux ma chère jolie démone. Quant aux motivations de cet homme comme vous dites je n'en sais pas mieux que vous. Mais, (Sorath parle un peu plus fort pour être sûr que le chevalier l'entende.) peut-être que monsieur le chevalier de Park qui, n'est pas plus discret qu'un golem en pierre, pourrait nous éclairer sur cette désagréable surveillance ?

    L'inconnu vient à eux, prenant un air bien amical, sûrement pour ne pas éveiller un peu plus les hostilités.

    - Je me présente, Chevalier Yvan de Hautfleuve, servant Park. Hm...

    Il marque une coutre pause puis reprend avec ce même ton.

    - Je me permets de vous déranger, mais vous me semblez bien vous entendre tous les deux... Seriez vous compagnons d'aventure ?

    "Compagnons d'aventure" ? Cela veut donc dire qu'il n'a pas vraiment écouté la discussion sinon il serait qu'ils viennent de se rencontrer. Sorath fixe le chevalier avec son air méfiant mais pas agressif, il veut, je pense, juste montrer qu'il n'est pas un gentil nigaud croyant vivre dans un monde merveilleux.

    - Et si c'est le cas ? Je suis Sorath Wilhelm, médecin itinérant. Que me vaut votre visite Monsieur Hautefleuve, vous cherchez des aventuriers dans un but précis n'est-pas ? Quelle est-il ?

    Il lui sourit amicalement, prêt à jouer à son petit jeu si il y a aiguille sous roche.
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