Personnages du château de Lys (aka MdJ, aka Sycé)

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    Date d'inscription : 01/03/2015
    Localisation : Cassandre

    Caractéristiques
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    Eïon Nassel

    Nom et Prénom: Nassel Eïon | Âge: 23 balais | Race: Pur Homme | Monde d'Origine: Forum Terrae | Métier: ÉCRIRE ICI | Groupe: ÉCRIRE ICI | Entité: ÉCRIRE ICI | Magie: Pyromane
    Physique

    Bon voilà, j'ai 23 hivers. Je pense pouvoir dire que je suis un beau gosse. Même très beau gosse. Je fais assez plaisir aux filles... Quelques femmes aussi... Ah mais si on doit parler de mes conquêtes... Ah, je m'écarte du sujet. Donc, j'ai des yeux en amande, bleus-gris, des cheveux noirs de jais indomptables! À tel point que, "hop" muselière, je les garde plus ou moins bien sur mon crâne grâce à des lunettes d'aviateur. Ouais, bon... OK! Au début c'était pour le swagg mais vos nieules là... Jfais c'que je veux!
    Reprenons, niveau style vestimentaire... Je me foule pas tant que ça. À part mon extra K-Way bleu marine que j'ai toujours du mal à quitter, je n'ai pas vraiment de look précis... Un peu négligé, effectivement, comme tout mec mais voyons... Enfin voilà, toi, curieux qui lis ça, tu sais qui je suis et si tu me croise dans la rue, tu me reconnaîtra. En fait même sans me connaître tu me reconnaîtra, chui le mec de tes rêves.

    Caractère


    e plaide coupable! Je suis un putain de narcissique. Mon ego est tellement développé que des fois, il parle à ma place. C'est fou. On dit de moi que je suis agaçant, irritant, un cas sans espoir, un cauchemar... Mais les gens qui disent ça, ils savent pas que c'est trop drôle. Surtout avec la tête qui accompagne quand ils disent ça! Jme tord de rire à chaque fois quoi!
    Je suis aussi un grand gamin. Grandir c'est pas mon truc. On y goûte, on l'adopte.
    Je suis maladivement curieux. Tout, mais je dis bien TOUT m'intéresse. Même les trucs inintéressant. Ce qui fait que je me prends souvent des baffes à force d'écouter aux portes ou de regarder les filles dans la douche... Ouais ouais marre toi...
    Sinon, à part ça... les gens qui me connaissent vraiment savent que si à l'extérieur je me donne des "airs de", à l'intérieur... Je suis quelqu'un de plus sensible, doux et réfléchis. C'est juste qu'à force de vouloir faire "croire que", ce caractère fictif c'est attaché à moi et est devenu le mien d'étrange façon...



    Histoire

    Je vais être bref car je n'aime pas m'étaler sur ma vie plus que palpitante. Je suis né dans un lieu quelconque, de parents quelconques... En fait je sais pas d'où je viens et je m'en contre fout. Je suis né, je vis et qu'on me foute la paix. J'ai été quelques années en orphelinat, en Australie, mais j'étais méga turbulent. Personne ne voulait de moi. À 10 ans, genre Pokemon, je suis partis. Mon premier Pokemon c'était un Vipelière... Oooooookkkkkk j'arrêtes!
    À 10 ans je me suis tiré. Je m'emmerdais trop là-bas et rien ne me plaisais. Je voulais être libre! Free baby! Et je l'ai été. Longtemps. Jusqu'à mes 18 ans. Je profitais de mon minois pour avoir quelques paye, je jouais, perdais, rejouais, reperdais, rerejouais, gagnais finalement... Je buvais, me droguais aussi, fumais, rebuvais, me battais, je faisais tout un tas de conneries pas possible. Mais bon... C'était pas totalement cool. Il me manquait quelqu'un avec qui partager ma connerie. Une meuf. Je l'ai trouvée, un jour, par hasard.
    Moi, Eion, petit serveur dans un bar-tabac pitoyable, payé comme une femme de ménage et grognon à longueur de temps, je me suis occupé d'elle. Son café, ses brownies, son omelette... Tout. Et elle m'a glissé son numéro. Je l'ai rappelée. AU départ je la voyais comme "bonne". Un petit joujou à tripoter une nuit et laisser le lendemain... Mais ça s'est pas passé comme ça du tout. J'ai du la draguer pendant trois mois avant qu'il ne se passe quoi que ce soit. Entre temps je m'étais profondément attaché à elle. À ses yeux émeraude, ses cheveux fins et incroyablement soyeux... Son corps chaud et ses mains douces. Je ne pouvais tout simplement plus me passer de cette femme, d'un an mon aînée. Elle était tout pour moi et la confiance aveugle que je lui donnait m'a finalement conduit à ma perte.
    À l'été de mes 20 ans, je n'avais pas tant changé que ça. Je faisais les mêmes conneries avec la belle demoiselle. On étaient heureux, tranquilles. Puis elle a joué. Elle a perdu. Elle a cru bon de fricoter dans mon dos. Comme si je l'aurais pas su. Vous savez, quand une personne.. LA personne que vous aimez éperdument vous fait ça... Vous avez quelques envies de meurtres non? Parfois elles restent que des envies... D'autres fois... je me suis lâché. J'ai rien touché. Pas de sang. Juste un peu de sabotage et un feu de camp (automobile scratchée contre un arbre et en flamme). J'ai aimé ce moment quelques minutes. Puis après... j'ai fondu en larmes. Lorsque les souvenirs remontent, le regret vient avec. Il s'en suit d'un an de manque atroce avant qu'un Master décide de venir me chercher.

    Puis je suis devenu un Master. Un feu marionnettiste. Une sorte de pyromane psychopathe et un peu troublé, comme la majeure partie du bahut qu'était Terrae.
    J'ai finis par accumuler les conneries et la directrice m'a envoyé au fin fond de l'Amazonie pendant un an. Enfin, je suis rentré et j'ai fais des rencontres... étranges, passionnantes. Je me suis fais des potes quoi.



    Premier personnage du Château.


    Guardian
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    Caractéristiques
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    Johan GAB

    Nom et Prénom: GAB Johan | Âge: 20 ans | Race: Humaine, bien entendu | Monde d'Origine: Forum Terrae | Métier: ÉCRIRE ICI | Groupe: ÉCRIRE ICI | Entité: ÉCRIRE ICI | Magie: Tonnerre Téléporteur
    Physique

    De... À quoi je ressemble ? Bien, je ne dirais pas que c'est évident et qu'il vous suffit de jeter un coup d'œil à ma personne puisque je suis censé me décrire à une pauvre et stupide feuille de papier et qu'en plus de cela personne n'a eu la splendide idée de récupérer une quelconque photo d'identité lors de mon inscription dans cet établissement...bizarre. Alors je ferais une description aussi détaillée et bien traitée que possible.
    Je me nomme Johan, nom très masculin, n'est-il pas ? Sachez donc que du bout de mes cheveux à la ceinture, je suis un homme. Cependant, une fois arrivé à la zone censée désigner le sexe auquel un être appartient dès la naissance, je suis une femme. Mais, «il» remportant sur «elle», je fais avec ma poitrine inexistante et mon visage d'androgyne malade trop ressemblant à celui d'un pré pubère imberbe et parlerait donc de moi au masculin.
    Je suis roux. Blond vénitien. Carotte. Mes cheveux sont d'un orange plus ou moins vif selon la luminosité, mais ô Dieu, je n'ai aucunes tâches de rousseurs. Ma coupe est simple, mais pourtant la plupart des gens que j'ai pu croiser l'ont trouvée... «excentrique». Un simple carré plongeant dont les deux mèches à l'avant de mes oreilles respectives tombent, raides et stupides jusqu'à mes épaules. Je cultive cette coupe de cheveux qui relève parfaitement, selon mon propre avis, l'ovale de mon visage et mon menton légèrement anguleux et dépourvu de poils. Merci Seigneur. Mes yeux aussi sont excentriques et cela, sans que je le veuille puisque j'ai hérité, par un hasard malencontreux, des iris violets de mon arrière-arrière-grand-mère. Cette vieille cruche s'est bien accrochée à la vie. Vieille pomme défraîchie et aigrie. Mon nez est fin, celui d'une jolie femme, mutin et beau à voir lorsque je me mets de profil. Pour compléter le tableau des choses à peu près naturelles de mon visage, j'ai des lèvres fines, presque grisâtres et dont le dessin est affreusement ridicule.
    Sous mon œil droit j'ai fais tatouer le lys royal, signe qui désignait, il fut un temps, les prostituées. Pourquoi ? Car je suis un excentrique androgyne qui souhaite être gigolo, mais que sa branche manquante sous le pantalon pousse à être plus péripatéticienne que quoi que ce soit d'autre. Et c'est surtout que j'aime la forme de ce signe. Simple, non ?


    Ma peau est pâle. Un pâle de lait. Le type de peau fantomatique que le roux porté en guise de tignasse n'arrange guère.
    Je suis fin. Non. Je suis maigre. Incroyablement maigre. La seule graisse existante dans tout mon être se situe dans le lobe de mes oreilles. Je ne suis pas grand, à peine 1m66, mais cette maigreur affreuse me fait paraître bien plus grand. Un squelette roux. Mes mains sont longues et mes doigts sont fins. Les phalanges sont apparentes et les veines saillent de sous ma peau, comme prêtent à exploser au grand jour. Penseriez vous une demoiselle avec ce genre de caractéristiques physiques belle ? Hin. Quel drôle d'humour avez-vous là. Ou alors est-ce de l'hypocrisie ? Voyez l'arc qui se forme au coin de mes lèvres. Je souris à ce mensonge adorable et ridicule.


    Je m'habille... Je suis vêtu de... Je ne sais guère. On m'a dit une fois «Oh, quel drôle de dandy tu fais». On va donc dire que je suis un dandy, bien que je préfère qu'on accorde mon style vestimentaire à celui de ces messieurs de l'Angleterre profonde et imagée de certaines bandes-dessinées sombres et dramatiques. Un style s’apparentant aux fanfreluches vénitiennes de l'époque tout en étant extrêmement plus coquet et soigné. Le noir étant, quelque soit la saison, la seule... «non couleur» que je porte, associé à des volants blancs et quelques accessoires accrochés à mon chapeau de la même couleur ou rouges... Oui... Je porte un chapeau. Enfin des chapeaux. Ceux semblables aux chapeaux portés par le Chapelier Fou de notre tendre Alice qui ne boit pas que du thé, croyez moi. Des hauts-de-formes aux bords fins décorés de roses toutes aussi noires que le couvre-chef. Je soigne mon apparence de «richard excentrique qui n'a pas sa place dans ce siècle». Oh désolé de ne pas tenter de porter ce même t-shirt en coton synthétique de supermarché dont le slogan se rapporte à la paire de sein de bonnet C que mademoiselle ose exhiber devant ma carence en poitrine. Certains cherchent à rentrer en guère avec l'État Unique qu'est ma personne...

    Caractère

    Mon caractère ! Voilà quelque chose d'intéressant ! Je me sens tout excité à l'idée de m'ouvrir tout entier à vous, lecteurs que je ne connais guère et qui depuis la première ligne, si ce n'est le premier mot, avez déjà décidé de mon sort et de l'étiquette autocollante que vous poserez sans ménagement sur le haut de mon chapeau.


    Je pense... Je suis... Impulsif. Oh non, je ne suis pas cet être serein et posé que tout le monde pense que je suis à cause de mon allure. J'ai la sensation gênante que mon corps, ma démarche, doivent faire automatiquement de moi quelqu'un de réservé et muet. HÉ BIEN NON ! Je suis un impulsif, pas susceptible, notez la différence, mais impulsif. Impossible, même pour moi, de prévoir ce que je ferais dans cinq minutes. Je ne crois pas que ce soit rassurant vu les troubles mentaux indéfinissables que je couve...
    Je suis de ce fait extrêmement lunatique. Je change tout le temps d'état, passant de la joie silencieuse à l'excitation qui casse tout. Oui, quand je suis excité je ne peux m'empêcher d'attraper un verre, une assiette ou un vase ming qui vous aurait coûté votre vie et de l'envoyer connaître le sol avec une violence inouïe.
    Je bouge tout le temps. Je ne supporte pas de rester assis quelque part. Du moins pas plus de dix minutes. Je peux cependant rester debout. Ça, je n'ai aucune difficulté pour le faire. Je peux patienter, stoïque sur mes deux jambes en os derrière vote dos pendant des heures. Jusqu'à ce que vous vous rendiez compte de ma présence. Creepy ?
    Je déteste raconter ma vie. Je déteste faire savoir comment je vais, qui je suis. Mais une fois lancé sur un sujet qui m'intéresse je deviendrais la plus grande pipelette du monde. Mes hormones féminines prenant le dessus un instant. Je deviens vite effrayant dans ces moments là. Pourquoi ? Lorsque je parle je bouge. Excité, je casse des choses. C'est un TOC qui s'accompagne alors de petits mouvements de tête saccadés et d'un œil qui cligne sans cesse malgré moi...
    Mais malgré tout cela, ne me prenez pas pour le dernier des imbéciles, la personne la plus stupide du monde. J'ai ce don pour me rendre compte des choses grâce à des détails infimes... Une sorte de Sherlock Holmes profondément psychopathe voyez vous.

    Et enfin... Je suis désespéré... Mais comme dirait Léo Ferré «
    Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lesquels les analphabètes se font bonne conscience. » ...

    J'aime: Porter des gants pour cacher ces immondes veines bleuâtres, observer les gens et me dire que l'humanité est stupide, espérer qu'un jour Dieu fasse un génocide de l'être humain, haïr les gens, haïr ma poitrine inexistante, le désespoir et me dire que l'espoir est incroyablement triste, V, l'anarchie, l'ordre, les paradoxes, l'indifférence, l'attention, les roses noires, parler de moi au masculin, faire croire à la populace que je suis un homme, l'orange de ma tignasse, mes chevilles et mes clavicules saillantes, Léo Ferré, Baudelaire, Dieu, les pinnacoladas et me faire surprendre par la pluie, les méchants, le cirque, les poupées de porcelaine au teint de lune, ma voix suave et claire (seule chose trahissant ma féminité).


    Je n'aime pas: Devoir porter des gants pour cacher ces immondes veines bleuâtres, observer les gens sans rien faire car cela se rapporte à la stupidité humaine que j'apprécie haïr, l'espoir, l'ordre, que l'on fasse attention à moi car cela est toujours par curiosité malsaine, Dieu et son obstination à garder l'être humain vivant, les héros nés pour en être, jouer à la poupée, vous, moi.


    Par dessus tout, je déteste les filles et j'adore les gerbilles.



    Histoire

    Je l'ai vu venir celle-là. Tsss. Mais je ne peux vous en vouloir. Il est assez normal de vouloir connaître la personne en face de soi. En plus j'aime m’étaler sur ce qui fait qui je suis, mon histoire et tout ce tralala (oh, au passage, ceci est de l'ironie).


    Je suis née (oui car à la naissance, rien ne disait que je serais à moitié homme à 19 ans), en France, d'un père Anglais et d'une mère Française.
    Mon père, une espèce de gentleman sortit du 19ème siècle avait un très beau manoir dans son pays d'origine. Il l'avait nommé le Cardcastle, une espèce de jeu ironique entre son rêve de posséder un château et la robustesse des murs du manoir. Il avait les cheveux très sombres, le visage très pâle et des yeux noirs. J'ai hérité de son teint et de son allure chétive et droite.
    Ma mère, elle, était une bourgeoise moderne, pas ce qu'il y avait de plus futé. Elle pensait tout connaître alors que son cerveau étriqué gobait toutes les informations désinformées et pré-mâchées de la télévision. Mais elle était gentille. Elle était toujours prête à aider les autres. Tellement altruiste que ça tendait parfois à la stupidité, mais je l'admirais quand même pour cela. Elle était aussi très belle. Une très jolie rousse flamboyante, aux cheveux frisés et aux joues rondes parsemées de tâches de rousseurs qui lui donnait un air enfantin. Elle avait aussi de petits gris-bleus pleins de gentilles pensées.
    Moi, je suis venue au monde, minuscule, un bébé de deux kilos, à deux mois du terme. Tellement frêle que mes parents ont cru me perdre. Mais merci à Dieu, j'ai survécu.
    Ont dit que les enfants sont protégés par la foi des parents. Les miens étaient de fervents croyants, sans tomber dans l’obscurantisme. Ils étaient même très spéciaux quant à leur foi. Ils croyaient en Dieu et en ces dictons bien tournés, mais refusaient l'église. Pour eux, ce n'était pas la vraie église et ils n'en avaient pas besoin, car notre petite famille de trois plus un en comptant notre chat Tinny, en faisait parfaitement office.


    C'est mon père qui a souhaité me nommer Johan. Ma mère avait trouvé ça tellement mignon pour une petite fille qu'elle lui a donné son aval immédiatement. Je suis d'accord, c'est adorable pour une fille.


    J'ai vécu une enfance très douce même si je tombais très facilement malade. Mais cela finit par passer avec le temps. Cinq mois après ma naissance nous somme allés vivre à Whittle-le-Woods, une paroisse civile minuscule du Lancashire en Angleterre. Tellement petite que tout le monde se connaissait au bout d'un moment et très tôt je du me forcer à faire la bise à des grands-mères que je ne connaissais pas et qui prenaient plaisir à étaler leur rouge à lèvre collant sur mes joues en s'extasiant sur mon teint de lait. Oui, quand on est petit, tout nous va parfaitement.


    Quand je suis rentrée à l'école, je parlais français et anglais en même temps, ce qui perturba mes institutrices. Ma mère se mit donc à parler uniquement anglais, jusqu'à ce que j'ai une dizaine d'années, assez pour pouvoir faire la différence lorsque je parlais aux autres personnes.
    J'étais une enfant plutôt sociable, je bavardais beaucoup, j'aimais bien me bagarrer avec les garçons et jouer à la marelle avec les filles. Très intègre, je rentrais parfaitement dans le moule de l'éducation et de la personne imposé par la société. Ça n'a pas vraiment plu à mon père. Il m'a désinscrite et m'a payé des tuteurs à la maison. Je suis peu à peu devenue vraiment Lenni et je n'étais plus un CTRL-C · CTRL-V de toutes les fillettes de mon âge. Le paternel m'emmena à la chasse, lorsque nous étions en vacances dans le manoir, il m'apprit à monter à cheval, m'enseigna l'escrime et la poésie française avec l'aide de ma mère. Le reste, ce fut le résultat de travail acharné avec des tuteurs triés sur le volet.


    À douze ans je compris que ma famille était très aisée, voir même un peu riche et qu'en tant qu'enfant unique, j'hériterais de toute la fortune de mon père. Cela ne m'a jamais vraiment émue. J'étais juste contente d'avoir ce que je voulais et ce dont j'avais besoin. Je n'ai jamais été capricieuse, du moins, pas excessivement. Je ne faisais de boudin que pour avoir des toiles, quelques accessoires de chasse etc...
    Lorsqu'enfin, j'eus quinze ans et que les premiers signes de ma féminité apparurent, j'espérais de tout cœur avoir une poitrine semblable à celle de ma mère, petite, ronde, ferme et très jolie dans ses sous-vêtements. J'abandonnais la chasse et tout ce qui aurait pu perturber ma puberté -sous superstitions de ma mère- et commençais à porter uniquement de jolies robes, des jupes à volants et ce genre de vêtements très féminins. C'est à ce moment là que je me rendis compte que ma famille ne vivait pas à la même époque que le reste du monde. Quand je dis ma famille, je parle là de mon père, ma mère et mes grands-parents paternels. Ils étaient restés coincés dans une époque lointaine de l'Angleterre et de la France. Je trouve ça beau.


    Jamais je n'eus de poitrine. Ça inquiéta ma mère pendant un temps, puis elle se résigna et finit par dire parfois tout haut «Heureusement, elle s'appelle Lenni». Mon père me surnommait ''Petit homme'' ou employait «il» pour parler de moi et me taquiner, mais ce devint vite une habitude et des robes, je passais aux pantalons, parlant de moi au masculin. Je n'étais plus «curieuse» mais «curieux». Mes chrétiens de parents venaient tout simplement de se créer un enfant trans-genre sans même s'en rendre compte. Je ne leur en veut pas, on fait avec ce que l'on a et je suis plutôt heureux. Je suis une fille, je ne veux pas devenir un homme, mais la mauvaise habitude du «il» étant restée et le jeu de faire croire que je suis de sexe masculin est trop tentant pour que je change quoi que ce soit. De plus je trouve les filles stupides. Vous la sentez la déchirure de l'espace temps dans l'univers avec ce paradoxe ?


    À dix-sept ans, comme toute jeune fille normalement construite, je commençais à m'intéresser aux garçons. Mais bien vite, encore une fois, je finis par trouver les hommes plus âgés de trois ou quatre ans, plus intéressants que les stupides ''mecs'' de mon âge. Mais l'accord ne se faisait jamais, j'étais bien trop masculine. Je finis par m'y faire, comme pour toutes les choses. Je fréquentais tant les garçons que j'en devins un à part entière tout en gardant le côté retenu de la femme que je suis malgré les travers de Dame Nature.


    Jusque là, mon histoire est certes cocasse, mais plutôt rigolote. C'est à mes dix-huit ans que ça se complique. Lorsque je découvris que je détestais la race humaine.


    Ayant vécu dans une famille croyante -bien que quelque peu étrange- j'ai appris ce qu'est Dieu, comment interpréter et comprendre les paraboles, mais jamais comment aimer quelqu'un en faisant fi de ses défauts. C'est ainsi. Je déteste les gens à cause de leurs défauts, même minimes. Même mes parents je les déteste, bien que je les affectionne. Ils sont les seuls dans ce cas d'ailleurs. Ça aurait pu s'arrêter là, mais non. Il a fallut que je m'intéresse au monde, aux guerres, aux conflits et que je découvre à quel point l'être humain était vomitif.
    J'admire l'Homme pour ce qu'il peut faire de bien et de beau, mais plus encore je le déteste pour sa stupidité récurrente et l'aura de méchanceté qui en émane.

    Durant l'année suivant mon anniversaire de dix-huit ans, j'ai commencé à être légèrement... Comment dire... Perturbé. L'espoir est devenu pour moi un sentiment des plus tristes et un grand paradoxe de la vie. L'explication viendra peut-être si vous finissez par me connaître. Ma foi est devenue encore plus étrange que celle de mes parents car je souhaitais haut et fort un génocide entier de l'humanité. Je détestais les filles et leur facéties. Leurs mouvements de main, leur rires stupides. Je détestais les garçons et leur manque de tenue. Leurs envies toujours plus évidente de déshabiller les filles ou d'alcool quelconque.
    Ma tendre maman s'est inquiétée de mon état mental. Je dois dire qu'elle a eu raison de le faire, à cette époque j'étais réellement mal dans ma tête. J'en voulais à Dame Nature et à mes parents pour mon physique répugnant et j'en voulais à la société pour mon mental défiguré.
    Mes parents ont finit par trouver une espèce de Sanatorium pour cerveau, équipé pour les jeunes. J'y suis entrée cinq mois avant mes dix-neuf ans et c'était sincèrement la pire des idées au monde. Mettre un demi-fou parmi de véritables fous et vous obtiendrez un 150% de fou. Les enfants autour de moi me fascinaient et cette fascination m'effrayait. Conscient de ce...trouble, j'ai finis par m'améliorer tout seul et à comprendre qu'il fallait me taire et répondre correctement pour sortir de cet enfer. Je suis rentré chez moi dix mois après mon entrée et tout alla pour le mieux.


    C'est la mort de mon père deux semaines après mon retour qui décida de mon destin. Il avait été prit entre deux feus lors d'un vol dans un magasin où il avait voulu m'acheter un petit présent. J'ai recommencé à dériver à partir de ce moment là. Mais de façon plus effrayante. Lorsque l'on m'a annoncé le décès de mon géniteur, j'ai simplement haussé les épaules, l'air un peu atterré. Ma mère m'en a voulu et m'a renvoyé au Sanatorium pour cerveau. Je lui en ai voulu car je suis resté dans cet endroit jusqu'à maintenant. Je me sentais tout seul... Vraiment tout seul. Complètement abandonné dans cette pièce vide de meuble qui me servait de chambre. Complètement abandonné dans cet établissement où personne ne m'adressait la parole ou ne faisait attention à moi, sauf pour observer mon évolution ou ricaner devant ma tête de lait. J'étais désespéré. Alors j'avais «l'espoir de». J'étais vide de toute volonté de faire un effort pour sortir, vide de toute volonté quelconque d'ailleurs.


    C'est en pleine journée que ma porte de chambre fut complètement anéantie par une sorte de lourdaud en capuche noire. Je le fixais, après avoir sursauté. Je ne voyais pas son visage, mais il m'enquiquinait déjà. Les infirmiers et autres s'excitaient dans le couloir évidemment effrayés. Cela m'arracha un petit sourire.
    J'étais en pleine lecture de poèmes, chapeau visé sur la tête malgré le fait que je sois en intérieur. J'arquais un sourcil, lorsqu'il s'approcha de moi, martelant le sol de ses chaussures boueuses.


    «Toi. Tu me suis, dépêche toi, d'accord ?


    -Non merci. Je lis, fis-je en levant le livre devant moi.»


    Il ne demanda pas plus et attrapa mon poignet pour me faire me lever.


    «Tu viens, tu sors d'ici avec moi et je t'emmène dans un endroit cool où tu pourras jouer au 19ème siècle tranquille. On fait comme ça.


    Je haussais les épaules.

    -Pourquoi pas ? Ça ne peut pas être pire qu'ici.»



    Second personnage du château.


    Guardian

      La date/heure actuelle est Ven 20 Oct - 4:14