Poussons la chansonnette! (avec Célèste Altair)

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    Je sors d’une fête beaucoup trop arrosée et un peu longue à mon goût, après avoir conté une si belle histoire qu’il était agacent qu’il ait fallu que je la conte à des personnes dans l’incapacité de se rappeler leur propre nom. Je me remémore chacun des mots en prenant garde de n’en omettre aucun:

    Par-delà les cimes enneigées, existait, jadis, une forêt.
    Nul autre que la faune et la flore, n’y avait jamais perduré.
    Un lac, d’une sublime clarté, s’étendait, infini, à son pied.

    Par-delà les cimes enneigées, existait, auparavant, un village au cœur d’une forêt.
    Des voyageurs s’y installaient, et de plus en plus, affluaient pressés.
    Le lac, d’une grande célébrité, de leurs visites, plus que courantes, se polluait, souillé.

    Par-delà les cimes enneigées, existe, aujourd’hui, une grande citée.
    La faune disparue et la flore manquante, la famine s’y est installée.
    Le lac, un été, s’est desséché, tout entier, ne laissant que les puits pour s’abreuver.

    Par-delà les cimes enneigées, existera, un jour, des ruines au cœur d’une forêt,
    La faune et la flore, dangereuses, empêcherons quiconque d’y habiter.
    Un lac, peuplé de poissons étranges, s’étendra infini à son pied.

    « Cette histoire, racontée sous forme d’une chanson, très ancienne, est particulière de par le fait que la fin est aujourd’hui vraie tout comme son commencement l’a été. » M’avait dit mon père lorsqu'il me la apprise il y a longtemps déjà.
    Je marche, me demandant quel était le nom de cette citée, et, poursuivant mon chemin, joue l’air de la chanson avec ma lyre, pinçant, délicatement, les cordes pour faire peu de bruit malgré tout. Les rares personnes qui me remarquent affichent un visage neutre et passent leur chemin, ou me dévisagent franchement en prenant un air intéressé. Ces derniers me connaissent, ce n’est pas ma première visite par ici. Je marche donc regardant le vague perdu dans mes pensées et me remémore les visages des participants de la « fête d’anniversaire d’Ive », peut-être des futurs ou anciens clients y auraient participé. Je passe alors devant un groupe d’adolescents réfléchissant à leur destination prochaine, une dame grommelant quelque chose à propos des sorties arrosées intempestives inexistantes de son temps, et une jeune femme seule regardant la lune. Cette dernière m’est familière pour une raison que j’ignore et m’inspire une chanson :


    « L’astre du jour, effacé, la Lune brille à son tour.
    D’un éclat, argenté, ravissante compagne des étoiles.
    Une jeune femme, aux cheveux de blé, n’a rien à lui envier.
    Car elle est, simplement, d’une grande beauté.
    Et les contemplant de mon visage, pâle.
    Je pourrais attendre, chantant, jusqu'au point du jour. »

    Je la murmure en pinçant les cordes, et, fais en sorte de n’être audible que par moi-même, ou d’une personne à l’ouïe fine. Mais quelque chose attire mon attention, mon instinct me souffle qu’elle n’est pas ce qu’elle laisse paraître. Je m’approche, pas trop près non plus, et l’observe.
    Une fée ?    
    Trois mètre nous sépare mais je le sens clairement, cette femme, qui me regarde à présent, est une fée et je ne puis m’empêcher de prendre un air étonné…
    Guardian
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    La cité de Celebron est sans aucun doute la plus ancienne ville encore debout d’Eiyos. Construite il y’a près de 1000 ans par les ancêtres de ceux qui la peuplent aujourd’hui, cette cité était censée être le centre d’un empire naissant. Son rayonnement fut très bénéfique pour les Elfes puisqu’ils purent se lancer à la conquête du continent depuis cette ville. Pour de nombreuses personnes, Celebron fait partie des nombreuses merveilles que recèle ce monde. Son architecture fine et raffinée est une fascination pour les voyageurs. Ses hautes et fines flèches de marbres dominent toute la région, les plus hautes atteignant presque la barre des 200 mètres. Ces tours sont l’un des éléments les plus remarquables de l’architecture elfique. Leurs bâtisseurs ont ornés leur pourtour de larges anneaux de bronze, qui au crépuscule reflètent le soleil couchant, créant ainsi de superbes effets de lumières visibles à plusieurs lieues. Les habitations sont réparties sur l’ensemble de la cité, et leur architecture témoigne bien de la finesse des Elfes. Les demeures sont en effet travaillées avec un soin relevant, selon d’autres peuples d’Heiwa. Le moindre linteau, le moindre pilier, la moindre porte… tout est finement ciselé. La plupart des maisons sont bâties en pierre claire.

    La ville est composée de plusieurs lieux cultes :

    Le palais royal

    La cité de Celebron  est centrée sur la demeure de son dirigeant, en l’occurrence le palais Royal. Celui-ci est relativement semblable au palais royal de Cassandre, comparaison relativement étrange quand on connait l’histoire de ce royaume... Le palais de Celebron est entouré de grands jardins, d’où émanent une grande quiétude et une grande harmonie. L’herbe fine recouvre l’ensemble de ce parc, ce qui contraste fortement avec l’aspect général de la cité, dont les sols sont recouverts de dalles.

    Le palais de justice

    Au niveau de la sortie nord de ces jardins se trouve le bâtiment qui sert de siège aux magistrats. C’est ici que ces derniers jugent les affaires de la cité. Cette bâtisse est de forme rectangulaire, pourvue d’une large porte et entourée d’épaisses colonnes. A l’intérieur se trouve un grand hall, immédiatement suivi de la salle où sont tenus les procès. Cette salle est vaste, ouverte au public afin de recueillir d’éventuels témoignages. Les prévenus doivent se défendre eux-mêmes face aux inquisitions des magistrats, après quoi ceux-ci se retirent dans une antichambre pour délibérer. Les Elfes n’ayant pas recours à la peine de mort, les crimes les plus graves sont généralement punis par des moyens plus nobles.

    Le quartier marchand

    Le quartier sud fut choisi comme quartier marchand, car c’est le premier groupes de voyageurs, principaux partenaires commerciaux des Hauts-Elfes, traversent lorsqu’ils se rendent à Celebron. Les marchands humains peuvent ainsi rapidement échanger leurs marchandises contre d’autres. C’est aussi ici que se regroupent les nombreuses barres et autres boutiques en tout genre.

    Cela fait longtemps que Célèste ne s’est pas rendu en ville. A vrai dire, la jeune femme préférait passer par les forets pour rester discrètes. Son boitillement ne pouvait pas passer inaperçu malgré ses efforts pour rester silencieuse dans une cité aussi prestigieuse et remplit de monde. Le bruit de son bâton raisonnait encore et encore sur la route composée de pavés.

    Et pourtant, la petite fée aimait beaucoup cet endroit, lui rappelant la beauté de ce monde. N’ayant d’autres choix que de venir dans une ville pour faire quelques provisions, Célèste choisit cet emplacement comme escale car malgré la gêne de son boitillement, cette ville semblait être la seule à pouvoir lui permettre de rester le temps qu’elle le souhaitait.

    Et c’est ainsi que la jeune femme se dirigea vers le quartier marchand. Au loin, la jeune femme pouvait ressentir la présence d’une personne aux couleurs sentimentales vraiment différentes… Intrigué, la jeune femme ne put s’empêcher de se diriger dans sa direction. Marchand doucement pour ne pas perdre l’équilibre sur cette route pas toujours facile pour une handicapée, Célèste arriva finalement à l’endroit où les ondes semblaient émettre

    A l’abord d’un bar, un homme se dressait là, sans bouger. L’inconnu semblait se murmurait à lui-même en pinçant des cordes une tendre mélancolie. Et puis, non sans attendre, celui-ci releva la tête et sourit : c’est comme si en un regard son instinct lui permit de lire en Célèste. Etonné car son long manteau ne laissait en rien sous-entendre la présence d’ailes (aussi fondé qu’elles soient encore là…) la petite fée se décida de se rapprocher pour établir un contact.

    A porté de parole, Célèste ne put s’empêcher de lui poser la question :

    - Comment l’as-tu compris ?

    Se trouvant maintenant au plus près du jeune homme, la fée pouvait ressentir avec précision la beauté d’un mélange sentimentale tristement heureux. Celle-ci ajouta avec douceur :

    - Ton cœur est remplit de mélancolie heureuse, pas de doute possible, tu es un artistes.

    Réalisant qu’elle ne s’était pas présentée, la petite fée se mit à rougir et reprit la parole :

    - Que suis-je malpolie : on me prénomme Célèste, Célèste Altair. A qui ai-je l’honneur ?
    Guardian
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    Elle avança à ma rencontre, avec quelques difficultés apparemment. Je n’ai pas l’habitude que l’on me dévisage ainsi et m’analyse de cette façon : j’ai un air timide tant que je ne me reconnais plus. En fait, malgré le fait d’être un barde, j’ai toujours été timide, même si je m’efforce de ne pas le montrer. Cette femme est une des rares personnes qui l’on découvert et je tiens à ce qu’elles restent rares.
    La jeune femme se tient maintenant devant moi, cherche-t-elle à établir un contact ?


    «-Comment l’as-tu compris ? »

    Elle me dévisage alors et ajoute avec plus de douceur:

    « - Ton cœur est remplit d’une mélancolie heureuse, pas de doute possible, tu es un artiste. »

    Je rosis alors légèrement du compliment. Réalisant quelque chose de visiblement important, la fée se mit à rougir et reprit la parole :

    « -Que suis-je malpolie : on me prénomme Célèste, Célèste Altair. A qui ai-je l’honneur? »

    Céleste, quel joli prénom ! Ne connaissant pas d’autres Altair, je ne pourrais dire si cela était un vrai nom. Et, à l’idée qu’elle sait à quoi je pensais, et comprenant sa réaction, je réponds :

    « -Mon nom est Gravël… Gravël Akabaraï.
     -Je ne voulais pas être indiscret, je l’ai juste senti. »

    Au fait, j’ai entendu un bruit de bâton sur le sol, serait-ce elle qui boîte ? Quelle genre de blessure cette fée d’apparence si tranquille aurait-elle pût avoir ? Et, prenant l’air plus inquiet, je dis alors:
     « -À vrais dire je sens aussi que vous êtes mal en point, vous boitez. Avez-vous besoin de soins ? »

    Mon passé d'herboriste m’a donné un réflexe curieux : à chaque fois que je vois une personne mal en point, je ne puis m’empêcher de m’inquiéter pour elle. Certains disent qu’il est indélicat que je m’enquisse de l’état physique d’une personne de cette façon, d’autres que c’est presque une façon de faire la cour. N’écoutant ni les uns, ni les autres, je posais cette question sans aucun autre but qu’un but noble : l'aider à guérir. Mais je continue de m’interroger sur l’origine d’un tel état pour la pauvre Céleste : Une chute ? Surement pas, elle ne serait pas dans un tel état ! Un combat ? Peut-être mais pourquoi s’en prendre à elle ? Pourquoi ce serait elle battue ?
    D'ailleurs, comme si c’était le moment, un homme s’approcha accompagné d’un autre se disant entre eux que je ressemble tant à une jeune femme que si je portais une robe, on me considérerait comme tel. Ils n’ont pas tort, mais ils pourraient être plus discrets ! Ils passent ainsi devant nous et s’en vont, débattant sur un autre sujet qui leur paraît passionnant : la couleur de robe qui me siérait le plus.
    M’interrogeant toujours autant je me fais, avec difficulté, à l’idée que je ne le saurais sûrement jamais, ne pouvant, pour une raison évidente lui demander.
    Guardian
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    - Mon nom est Gravël… Gravël Akabaraï.

    La petite fée se mit à sourire et répondit :

    - C’est un très joli nom, je suis enchantée de faire ta connaissance.

    Timide l'inconnu s'exprima :

    - Je ne voulais pas être indiscret, je l’ai juste senti.

    La fée avec un charme unique reprit la parole :

    - Il n’y a pas de mal, vraiment. Je reconnais bien là, les talents uniques et sensitifs des artistes, vous êtes pour moi une véritable source de curiosités, car j’ai du mal à comprendre vos mécanismes sensorielles.

    Et tout en prononçant ses quelques mots, ses paroles lui rappelèrent un poème que les fées prononçaient très souvent :

    « Pourquoi errer seul dans la vallée des regrets, quand  la passion chaque jour nous lie. Par le partage, l'échange qui nous en éblouit, transcrit l'allégresse qu’autrui nous transmet. Les exaltations c'est à vous que je les dois. Ces tasses de remèdes, dans lesquelles chaque jour je me noie. Je vous dois tout; tout n'est pas assez mais le rez de chaussée. Pour la bâtisse, ce sommet par vos mains, érigé. Père, Mère, ces quelques mots sont dus, pour pallier les actes manqués d'un enfant égaré. Digne hommage à l'amour par lequel  j'ai pu consacrer quelques instants à vos actes, adulés. Vous êtes auteurs du sentiment publié, la promise, imprimée en moi depuis tant d'années.  Aux personnes qui m'entoure et qui en moi lise, la sève, l'encre des sourires et des larmes versées. A chaque versets son style, ce soir les sens je balise, que les poucets détachés voient leur actes  fléchées. Si en ce monde je n'ai quelques projets, seront ils sans doute, de l'ordre de l'indiscret. Palper le fond, la forme des actes de vos vies M'en inspirer, souligner les erreurs, ces tragédies, Qui endurcissent mon chemin, endolorissent la mélodie. Ô sentiment ! Rien qu’un souffle d'harmonie. Que l'orchestre de l'émotion joue désespérément, divertissant  la haine, en adoucisse les actions. Clamant aux enfants, non-violence mais union. »

    Cette vague de souvenirs provoqua en la petite fée une question de curiosité naissante, qu’elle ne put retenir :

    -En parlant de ça, pourrais-je connaitre l’art que tu pratiques couramment ?

    L'homme qui semblait préoccupé par l'état du boitillement de la jambe de la petite fée ne put s’empêcher d'ajouter :

    - À vrais dire je sens aussi que vous êtes mal en point, vous boitez. Avez-vous besoin de soins ?

    Sa naïveté fit rougir la fée qui tendrement répondit à sa question :

    - Pour mon handicap, il est tout autre... Et je suis désolée de ne pas pouvoir t'en montrer l'origine. Après tout, on a tous des marques de notre passé. Et celle-ci sont plus ou moins profondes. La seule que je peux te dire c'est que je n'ai pas toujours boité. Cependant, à l'heure actuelle, je tiens difficilement debout sans mon bâton. Et j'espère qu'à l'avenir, j'arriverai à me séparer de mon petit bout de bois.

    Après avoir reprit son souffle, celle-ci dit :

    - Mais je remercie ta gentillesse et ton intention.

    La curiosité emplissant de nouveau son cœur, célèste ajouta :

    - Tu possèdes aussi des qualités de soignant ?
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    - C’est un très joli nom, je suis enchantée de faire ta connaissance.

    Ah bon ? Moi je préfère le sien.

    -«  Il n’y a pas de mal, vraiment. Je reconnais bien là, les talents uniques et sensitifs des artistes, vous êtes pour moi une véritable source de curiosités, car j’ai du mal à comprendre vos mécanismes sensoriels. »

    Je ne pense pourtant pas qu’ils soient plus complexes que ceux des autres alors pourquoi à-elle l’air de nous considérer comme différents ?

    « -En parlant de ça, pourrais-je connaitre l’art que tu pratiques couramment ? »

    Je ne sais pas trop quoi lui dire, je suis un peu polyvalent.
    Ma question fait rougir la fée qui, tendrement, répond :


    -«  Pour mon handicap, il est tout autre... Et je suis désolée de ne pas pouvoir t'en montrer l'origine. Après tout, on a tous des marques de notre passé. Et celle-ci sont plus ou moins profondes. La seule chose que je peux te dire c'est que je n'ai pas toujours boité. Cependant, à l'heure actuelle, je tiens difficilement debout sans mon bâton. Et j'espère qu'à l'avenir, j'arriverai à me séparer de mon petit bout de bois. »

    Après avoir repris son souffle, celle-ci ajoute :

    -«  Mais je te remercie de ta gentillesse et de ton intention. »

    Ou comment dire de façon délicate que cela ne me regarde pas…Mais je devais m’y attendre, j’aurais fait la même chose.
    Puis, curieuse, elle ajoute :


    - « Tu possèdes aussi des qualités de soignant ? »

    Je lui réponds alors par « étapes », ce qui m’étonne de moi :

    -« Eh bien…A vrai dire…je suis barde…mais j’ai été herboriste,…d’où…ce réflexe récurrent de m’enquérir de la santé des gens…et en tant que barde…je suis plutôt versé sur…la création de poèmes.

    Je ne sais pas quoi lui dire d’autre, je ne parle pas souvent aux gens de ce genre de sujet, d’ailleurs, je bafouille…Je suis ridicule ! Mais je ne puis m’en empêcher et je crois que ce n’est pas prêt de s’arrêter tout seul.

    Cette femme me rappelle une petite fille que j’ai rencontrée étant petit moi aussi. Elle avait les mêmes cheveux et les mêmes yeux, mais elle ne respirait pas la joie de vivre. Du moins pas au début :
    Je courrais dans une forêt qui était jadis peuplée de fées, quand, je ne sais comment, je me rétamais sur le sol. Mais, même griffé par les branches et les genoux amochés, je ne pleurais pas car j’entendais les pleurs de quelqu’un pas très loin.
    C’était elle : une fille du même âge que le mien à l’époque ; blonde, aux yeux d’un vert étincelant, vêtue d’une robe blanche. Elle était seule, peut-être perdue ? Lorsque je m’approchai, elle s’en alla et je ne pus la retrouver. Le lendemain, le même schéma se répéta ainsi que le jour suivant. Le troisième jour, au lieu de m’approcher, je restai à distance et me présenta. D'abord effrayée, elle finit par faire de même, cachée derrière un arbre, elle avait cessé de pleurer. Lorsque je lui demandai la raison de son chagrin ou du fait qu’elle fût seule, elle ne disait rien et je finissais par changer de sujet. Je lui parlais ainsi tous les jours, et elle avait fini par accepter de s’approcher un peu plus, elle arrivait même à sourire et à rire de bon cœur. Mais, un jour, alors que j’allais à sa rencontre, elle n’était plus là, je cherchai alors dans toute la forêt, rien. Il ne me restait d’elle et de notre brève amitié que mes souvenirs.
    Peu après je déménageai avec mes parents et je ne suis jamais retourné dans cette vielle forêt.

    Douce ignorance, tendre mensonge, qu’est notre enfance.
    Les yeux pétillants d’une admiration enjouée à chaque chose inexpliquée.
    Comme une mélodie qui varie sans cesse au rythme de nos promesses.
    La joie, la peur, la faim, la tristesse, ont l’air d’être temporaires.
    Et lorsque l’on regarde la vie dans les yeux, on en est que plus malheureux.
    Mais si on nous prend dans les bras, et que l’on nous dit tout bas :
    La vie est comme l’océan, elle n’est pas toujours calme.
    Mais si, avec nous, tu dompte les marées et cries fort que tu l’aimes, malgré tout,
    Elle peut s’avérer être le plus beau des cadeaux, et être ce qu’il te faut.
    Alors, notre chagrin envolé, il ne nous reste plus qu’à aller jouer.
    Guardian
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