Bas-fond, bas-fond, jouerons-nous ce soir, gentil chaton ? | Naoxys

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    Dédales.

    Déambulant. Le pas léger. Le corps homme s’enfonce dans les dédales de la ville. De Cassandre. Dans les dédales sombres et tortueux. Ces dédales dans lesquels les non-habitués se perdent facilement. Ces dédales qui restent sombres aussi bien le jour que la nuit. Mais alors, que le jour, pas un bruit ne fuite, pas un mouvement n’est perçu, le soir, c’est une toute autre histoire. Les femmes sortent. Peu vêtue, elles s’exhibent à la lumière des maisons closes. Charment, envoûtent, il y en a pour tous les goûts. Des grandes, des petites. Des jeunes, des vieilles… Des rousses, des blondes, des brunes… Aux formes inexistantes ou trop bien fourni. C’est un régal pour les pupilles de passer dans ces dédales le soir. Des dédales réservés, au nom de guilde, de clan, de noble. Les petites qui n’ont pas de « maître » se trouvent rapidement obligées d’en choisir un si elles ne veulent pas finir… comme simple affaire de meurtre. Ces pauvres affaires, ses yeux en voient souvent. Parfois au détour d’une ruelle, d’autre comme de simple mot couché sur une feuille. C’est de véritable gâchis.
    Quelques filles le saluèrent.

    On le connait bien ici. Après tout, c’est un habitué. À cause de cette malédiction, le corps ne peut pas, moralement, s’engager avec quelqu’un. Ce serait bien trop compliqué à gérer. Et bien trop ennuyant. Enfin surement.
    Le corps les salue, en inclinant la tête.

    Parfois beau parleur, parfois taciturne, le corps aime bien jouer sur ces deux sentiments. Juste pour embêter ses compagnes d’un soir. Compagnes mais aussi compagnons quelque fois. Parce qu’il faut bien satisfaire la femme quelque fois. Stupide femme. Un air de musique lui reste dans la tête. Ce n’est pas bien. Pas bien du tout.
    D’autres filles l’interpellent. Lui demandent de venir.

    Ces filles-là, il les connait. Et il les apprécie même plus que les autres. C’est pas qu’elles ne sont pas plus belles que les autres, juste qu’il y a… qu’il y a un truc. Un truc qu’il ne saurait dire. Sûrement que l’établissement lui plait plus que les autres. Bâtisse presque belle dans les sombres ramassis de maison que formait le dédale.
    Les muscles du visage s’étirent et leur présente un sourire. Un sourire navré alors qu’il fait scintiller le heaume de son épée à la lumière des lanternes.

    Aujourd’hui, boulot. Peut-être que s’il réglait cela assez vite, il aurait un peu de temps pour en profiter. Mais c’était fort peu probable. Quel ennui. Pourquoi s’était-il coltiné cette affaire ingrate ? Faire dégager une fille avant qu’elle ne finisse refroidie. Franchement, ce n’était pas son problème. Alors, pourquoi elle et pas une autre ? Pourquoi pas la p’tite brunette qu’il avait vu l’autre jour ? Ou alors cette gamine ? Tss… C’était vraiment n’importe quoi. Ces sombres idées chassent la joyeuse musique et il n’y a plus que lui et le claquement de ses bottes.

    Le corps passe par les ruelles les plus sombres. Les moins fréquentés. Les plus dangereuses. En même temps, c’était celles qui fallait emprunter pour se rendre au fameux quartier. Les quartiers de ce foutu noble. Pourquoi n’avait-il pas demandé de l’aide à la milice ou à des mercenaires ? Mystère. Pourquoi demander le roi pour une affaire aussi futile ? La fille en question était peut-être importante. Il finit par y arriver. Dans cette rue, éclairée que par deux immenses lanternes qui dégageaient une lueur bleutée, se pressait des filles sous l’une de ses structures. Le corps en compta cinq. Cinq demoiselles assez belles qui lui auraient surement fait passer la nuit s’il n’avait pas eu une mission. Cinq demoiselles qui le connaissent assez bien. Peut-être pas bien bien, mais elles savent l’essentiel. Quand il passe, l’arme à la ceinture, ce n’est pas pour passer la nuit. C’est pour se débarrasser de quelqu’un. Et ce quelqu’un se trouve justement réfugiée sous le second édifice. Personne d’autres qu’elle. Les autres filles l’ont peut-être fuient ? Qui sait ? Le corps a beau être maudit, et avoir une centaine d’année, la conscience n’avait toujours pas atteint ce stade de « sagesse vénérable ». Et elle n’en avait que faire.

    Le corps est assez prêt pour mieux distinguer le corps de la belle dans la nuit profonde. Et il faut dire que pour être belle, elle l’est. De hautes formes, voluptueuses, enivrantes qui ravivaient les yeux pour le plus grand bonheur de la conscience masculine. Alors que le regard remontait, un sourire étira les lèvres. Des… oreilles de chat ? C’était une blague ? Ou plutôt une hybride ? Drôle de chose… Peut-être était-ce pour cette raison que le noble voulait la sauver ? Il avait peut-être eut pitié de cette mignonne petite chose et ne voulait pas qu’elle finisse égorgée, éventrée et violée. Mais alors pourquoi ne pas… Oh, que c’était compliquée et déjà le corps était à la hauteur de la demoiselle.
    - Mademoiselle, dit-il pour attirer l’attention de la belle alors qu’il se doutait qu’elle l’avait repérée depuis un moment. Veuillez me suivre s’il vous plaît.

    Sa voix était tranquille. Confiance. Elle n’était en rien hostile. Pourtant, il y avait quelque chose dedans qui conseillait de lui obéir. Car, il faut l’avouer, à des heures aussi tardives que celles-ci, le chevalier n’était guère enclin à négocier avec une tapineuse et s’il le fallait, il l’assommerait et la traînerait hors de ce quartier. Conscient qu’une telle demande dans un endroit aussi glauque pouvait paraître extrêmement suspecte, la main se tendit d’elle-même vers la demoiselle.
    - Je suis le chevalier Alex Endra, n’ayez crainte, je voudrais juste vous parler dans un endroit plus… correct.


    Les femmes étant les créatures les plus fabuleuses, les plus envoûtantes et les plus dangereuses de ce monde, le corps restait quand même sur ses gardes. Après tout, s’il avait vécu plus de cent années, c’était un peu grâce à cette vigilance.
    Guardian
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    Tout ce jour accompagnée par la certaine humidité de l'air, pénétrante jusqu'à l'os, Naoxys s'était promenée à tâtons.
    Peaufinant son don de dissimulation, elle n'avait pas dérobé moins de trois saumons, et, hmpf, une petite bourse...
    Puis elle avait passé le reste du cycle solaire sous la protection des branches presques nues d'un saule, à profiter pleinement de ses prises. Et que dire de ce quotidien de petits larcins...
    C'était lassant, mais au moins la faim ne la prenait plus en tenaille, et elle recouvrait doucement des forces. La chatte s'assoupit, repue, et songeait maintenant aux quartiers qu'elle harpenterait une fois le rideau nocturne tombé sur un village nouveau...de jeu et de débauche...
    Lorsqu'elle ouvrit les yeux, ses pupilles dilatées lui indiquèrent que le temps de se cacher s'évadait à présent avec le crépuscule. Déjà sentait-elle grimper sur son échine un frisson de jubilation,lorsque vint poindre une lune timide dans son manteau de nuages.
    Bondissant de son perchoir, le félidé s'étirait longuement, la queue en panache. Elle se concentra quelques instants, et ce n'est que lorsqu'elle sentit enfin une montée d'adrénaline se répandre dans sa chair et faire bouillir son sang... que naquit une reine cette nuit...
    Naoxys avait fait travailler son imagination, modelant alors un corps de taille moyenne, caractérisé par des formes harmonieuses, sans oublier de doux cheveux de jais comme son pelage et de longs ongles finement aiguisés. Ce serait parfait. Elle ne prit pas la peine d'adopter les oreilles humaines, les siennes insufflaient parfois quelques désirs profitables parmi la clientèle.
    Débusquant ses vêtements quelques ronciers plus loin, ainsi que ses quelques piecettes durement gagnées, elle les revêtit, accrocha le petit sac de cuir à sa ceinture et se mit en route.
    Sous cette agréable lueur pâle et bleutée, le temps semblait retenir son souffle... Et malgré les quelques bourrasques entremêlées de flocons et de pluie, la minette ne tremblait pas, le corps brûlant d'une fièvre nocturne...et de terribles élans buccoliques...



    Sur qui, ici bas, allons-nous encore tomber... Je suis lasse des badauds puants qui ont certaiment plus à faire, en une nuit, avec une chèvre qu'avec moi !
    Vivement un nouveau contrat, ça oui ! Je risque peut-être ma vie, mais au moins les missions sont amusantes. Cette vie d'humain est monotone...ils n'ont pas beaucoup d'imagination, et raconter des histoires ne suffit plus pour manger. J'ai l'impression de mieux connaître leur histoire qu'eux mêmes, pour la plupart...Qui plus est, je ne peux pas me permettre d'avoir d'activités le jour, à cause de cette satané malédiction !  A cause...de cette satané entité ! Tu paieras, Azäraël, je te le promets...

    Le sentier de pierres glissantes sort enfin de la forêt, le village n'est plus très loin. Le cliquetis rassurant des pièces, à ma ceinture, me rassure quand à mon prochain repas...
    Jusqu'à ce que je sente que... Quoi ?! Elle n'y est plus ! Et un homme au visage couvert détalle maintenant sur le chemin à mon côté. Certainement la plus mauvaise idée qu'il aura eu de sa vie, et la dernière. Jettant mes étoffes sur le bord du chemin, je me change immédiatement en colibri et me lance sur ses talons, le rattrapant en quelques battements d'ailes. Réalisant que j'ai bien fait de m'entrainer à voler sous cette forme, je rectifie ma trajectoire plusieurs fois et l'atteins enfin sur le pont qui mène hors du chemin. Je me suis posée sur la pierre rugueuse et irrégulière. Il s'est retourné, et ne m'a plus vu...Il a hésité, puis s'est arreté. Et tout en contemplant son butin, a commencé à s'égarer en réjouissances. Voyons voir...Quelque chose d'assez petit, au sang chaud, qui puisse être utile...Je tire du jeu la carte du jarre. Une belle oie noire apparaît alors en face de lui sur le bord du pont. Les yeux écarquillés, il recule et je n'ai pas le temps de lui pincer les mollets qu'il est déjà tombé par dessus le garde-corps. Non, inconscient ! Ma bourse !

    Un homme est tombé, dans l'eau glacée, sa tête contre la roche s'est fracassée...
    Et dans un râle l'oie noire a perdu son trésor, ce soir...

    Remise du mauvais coup du sort, mais toujours bougonnante dans mes frosques humides et poussièreuses, je songe au prochain chanceux sur lequel je vais me venger. Dissimulée dans l'ombre d'une ruelle, j'écoute les mégères du quartier échanger leurs ragots, en me laissant doucement glisser contre un mur.
    Je relève la tête dans un soupir et maudit silencieusement le ciel. Mais une oreille se dresse alors que je m'égare en jurons, m'obligeant à me relever aussitôt. Un homme, à son pas pressant et lourd, au bruit de l'épée qui ripe parfois contre les parois, un homme plutôt silencieux...
    Il s'engage sur mon territoire et je l'accueille d'un demi sourire en restant collée sur le côté, dans l'ombre.
    Tendant sa main et se présentant de façon brève mais courtoise, il me demande de le suivre.
    Sur ces mots, je souris complètement, découvrant mes dents. Je ne suis pas dupe à ce point...venir me trouver ici pour discuter...Tss...Enfin, je suppose que nous verrons bien de quoi il s'agit ! Posant alors ma main sur sa paume en avançant dans la lumière, je le salue brièvement de la tête et répond calmement.

    - Et bien, Alex, je vous suis. Allons donc...discuter...Hu hu....

    Meow...:

    Gust
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    Charmante hybride...

    Un sourire s'étira sur son visage. Un léger sourire. La demoiselle est belle et bien un gentil chaton. Les doigts se referment doucement sur la main gracile alors que la demoiselle sort de l'ombre. Sa tête s'incline et le sourire s'étire un peu plus. La conscience homme aime de plus en plus cette singulière tapineuse. Sans dire un mot, il la guide dans le dédale des rues. La conduire hors de la zone et voilà. Après il pourrait s'amuser si elle ne lui faisait pas perdre trop de temps. Mais... minute. Pourquoi ne pourrait-il pas jouer avec elle ? Ah, oui... Les clients sont les clients et les cibles sont des cibles. Ceux qui s'amusent finissent toujours par se faire laminer. Quel dommage. Aucune expression ne trouble le léger sourire qui parait sur son visage. A son pas lourd s'ajoute celui, plus léger, de la demoiselle.  Les ruelles sont tellement étroites qu'ils sont obligés d'avancer en file indienne. La conscience a l'impression que sa petite cible est bien mouillée. Avait-elle fait un bain de minuit en avance ? Va savoir. La tête traduisait l'envie de la conscience homme en jetant régulièrement quelques coups d'oeil en arrière. La conscience femme dormait tranquillement, le laissant à ses petites magouilles. Mais, il ne se faisait aucun doute, s'il brutalisait la petite, il aurait surement un mal de crâne comparable à un lendemain de cuite.
    - On est arrivés, lâcha-t-il en débouchant sur une place plus grand que les autres. Il faut que vous partiez. Pas de négociation possible. Ordre de celui qui contrôle la zone, sinon vous finirez dans un caniveau. Ce serait dommage non ?

    La main se lève et retombe sur la tête de la demoiselle. Juste entre ses deux oreilles de chats. Que cherchait-il à faire ? A la consoler ? ce serait bien bizarre de la part de la conscience homme. Non, non, il était simplement fasciné par cet appendice. Les hybrides l'avaient toujours fasciné. Des gens mi-animaux, mi-humain... Malheureusement, il n'avait encore jamais pu jouer avec l'un d'eux. Ce qui était, quand même, assez étrange après autant d'années vécues. Bizarre que la conscience pensent autant à son âge aujourd'hui. En était-elle préoccupée ? Elle n'en avait pas la réponse et puis, elle s'en fichait un peu, tant que ça ne l'empêchait pas de faire son travail correctement...

    Les doigts se relèvent et se glissent derrière l'une des oreilles. La massant doucement. C'était doux. Vraiment doux. La sensation tire un sourire plus grand au corps alors que, son regard descend sur le visage de la demoiselle. Vraiment jeune. Dix-huit ? Dix-neuf ans ? Mais charmante aussi. Son regard descend encore un peu. Son sourire s'étire. Vraiment charmante. Quel dommage de ne pas pouvoir en profiter. La conscience ne peut s'empêcher d'imaginer la différence avec une femme normale. Peut-être était-elle plus sauvage ? Moins fleurs-de-peau... M'enfin, elle semblait être une gamine donc bon... La conscience homme n'aimait pas cette situation. Elle n'appréciait pas de ne pas pouvoir en profiter. Pour une fois qu'il avait une hybride sous la main...
    - Il n'y a vraiment pas de négociation possible,
    soupira-t-il alors que son regard revenait vers le visage et que sa main lâchait les oreilles. Soit vous restez ici, je me fais engueuler et vous, vous finirez sûrement pas être tuée. Soit vous vous trouvez une autre zone de tapinage ou vous vous trouvez un maître et vous vivrez.

    Le corps fit un pas sur le côté afin de la laisser passer. Pourtant, ses muscles étaient tendus. Une hybride... On lui avait conté qu'ils étaient bien plus fort qu'un simple humain donc... Autant rester le plus longtemps possible sur ses gardes. Il n'empêche, que le corps se tenait prêt à lui courir après au cas où elle déciderait de retourner dans la zone.
    Guardian
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    Je le sens déjà brûler d'émoi sans sciller pour autant. Cette expérience, cette façon de constamment cacher son jeu, se jouant avec un mesquin engouement des illusions et des certitudes... Je frissonne à l'idée qu'une quelconque personne puisse ainsi me refléter...et me délecte par le même temps de ce qu'il ne sait pas encore. Il assure ses arrières à chaque instant, ne trahit rien encore, s'attarde parfois aux creux de mes lèvres, ou de mes hanches, puis détourne le regard. Feignant à merveille une étroite impassibilité...

    Soupirant et frissonnant au contact gelé de mon col humide, je remonte les bords de ma capuche sur cette échine frigorifiée et y noue un foulard tout aussi détrempé.
    Démoniaque peut aller de pair avec frileuse...
    Et même si dans les nimbes ma simple fourrure servait d'attrait, ce temps capricieux comme le coeur d'un Homme n'a pas fini de m'en faire baver !
    Mon étrange "bienfaiteur" semble relâché, un coup sec derrière les rotules me laisserait le temps de disparaître, mais la curiosité est toujours plus forte...Et puis, j'ai l'étrange sentiment que mon pauvre ami n'a pas encore tout compris. Il ne se tourne que pour me sourire prestemment, ne se tient pas trop sur ses gardes vis-à-vis de ma personne...N'a-t-il rien déduis de mon regard ? Est-il si peu informé ? Avant ce genre de mission. Etrange. J'ai bien peur qu'il ne m'aie prise pour une simple hybride. Vraiment, c'est un peu insultant. Mais cela devrait me permettre de passer un moment plutôt amusant. Car si je n'estime son expérience, il se doute à peine de ma force.
    Et que les entités lui viennent en aide si ce qu'il m'apprend ne m'est pas doux à entendre.
    Je ne suis de ces tapineuses de bas étage qui se laissent abuser par des mots doux, pour la forme...

    Oh, ça y est, une place un peu exposée et nous voici confrontés.

    - Il faut que vous partiez. Pas de négociation possible. Ordre de celui qui contrôle la zone, sinon vous finirez dans un caniveau. Ce serait dommage non ?

    Qu'est-ce que...de l'humour, comme c'est chou !
    Un petit sourire à demi esquissé et le voilà passé à autre chose...Comme si...comme si de rien n'était...
    Mais cette blague est de très mauvais goût, vraiment ! Pourquoi me parle t-il de négociations ?
    Il pense pouvoir me virer comme ça, avec une petite mine qui me suggère de m'écraser ?
    Dans quel monde, à quel moment, à quelle époque, avec quels moeurs cela peut-il arriver ?!
    Il ne réalise pas encore mais...J'enrage ! J'ai encore du mal à me rendre compte de la situation.
    Celui qui contrôle cette zone ? Ce muffle ne vaut donc guère mieux que les autres.
    Il disait, qu'offrir son corps dans ces rues, c'était se garantir la sécurité, tant que ses plans n'étaient pas compromis.
    On ne peut visiblement pas prêter d'avantage sa confiance aux humains qu'aux démons...

    Ce brusque revirement a peut-être été causé par mon entrée à Insomniae, ou alors, un bruit sur mes origines aurait pu courir...Mais qui ?
    Ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Tout se bouscule, mon esprit bouillonne et une vague meurtrière m'envahit, contractant mes pupilles qui luisent ardemment.
    Me chasser de mon territoire...
    Je connais chaque dédale, chaque toit, chaque enseigne de cette zone. Et un pittoresque messager voudrait me donner le conseil absurde de fuir face à ce destin, de tourner le dos à ceux qui pensent pouvoir délibérement me priver de mon terrain de jeu ! J'enrage !
    Ce n'est pas contre lui, mais, j'enrage ! Et quelle ironie ! Pour qui ? Pour lui..
    Celui à qui on veut m'arracher sera certainement mort demain matin, ou bien ce sera mon cas, et le voilà qui s'inquiète vainement...

    D'ailleurs, que fait-il ?

    Oh, nous avons un autre souci de circonstances, comme c'est mignon...
    Le chevalier malaxe mon oreille droite depuis quelques instants, fasciné.
    Songeant au fait qu'il n'a certainement pas vu mes yeux, je les clos doucement et penche la tête de côté, faisant un pas vers lui. Je sens son regard se hasarder le long de mes pommettes, puis s'arrêter, hésitant, comme un peu déçu...

    Pas à son goût ? Que ces humains sont étranges parfois. Il semble contrarié, cela me fait doucement sourire alors qu'il lâche comme à regret mon oreille en soupirant.

    - Il n'y a vraiment pas de négociation possible. Soit vous restez ici, je me fais engueuler et vous, vous finirez sûrement par être tuée. Soit vous vous trouvez une autre zone de tapinage ou vous vous trouvez un maître et vous vivrez.

    Bien, pas de négociations, cela me va, je me contenterais de négocier à grands coups de griffes.
    Il semble vouloir clore le débat ainsi. Moi, je n'ai rien dit, depuis tout ce temps, j'ai sondé, écouté...
    Et alors que j'en apprends peu à peu sur sa personne, trop peu, peut-être, il est temps à mon tour de lui offrir mon ressenti sur la question. Le voilà qui déjà se retire et m'ouvre le passage.
    Souriant à pleines dents sans relever la tête, je remercie discrètement et fais quelques mètres dans la direction conseillée. Puis je m'arrête là, dos à lui, et dans un rire sombre qui se mue en son frère dément, je lui fais face et dévoile pleinement mes yeux.
    Je me pare alors, dans une fine étoffe de fumée, de mes grandes cornes d'ébène torsadées.
    Afin qu'il comprenne bien le message...Hu...Hu...Hu...

    Se ruant près de bâtisses, Naoxys grimpa agilement le long d'une gouttière et entama sa vengeuse procession sur les toits. Invitant presque le petit agneau pervers à suivre son déhanché, d'une voix mielleuse bien que déterminée.

    - Me protéger ! Mon doux, mais de quoi ? Les hommes sont fiers comme des dieux mais oublient bien souvent qu'ils sont faits de sang. Et hélas pour eux, encore plus souvent avec quelle ironie celui-ci est propice à couler...
    Mon bon, présente moi ce détestable freluquet, qu'avant de les faire disparaitre lui et sa fierté, j'aille lui glisser des mots doux dans son sommeil !


    Elle ne lui laissa bien entendu pas le temps de prononcer le moindre commentaire.

    - Hu, ne t'en fais pas, je sais que ce n'est pas ton rôle...aussi vais-je aller le trouver moi-même !
    Mais je ne t'oublierais pas ! Si tu le souhaites, mes oreilles seront à ta disposition tout le restant de la nuit...

    Alors qu'elle agitait celles-ci, toujours théâtrale, notre sulfureuse démone n'avait pas encore perdu son souffle.
    Une fabulatrice, écrivant son destin avec l'encre d'onyx d'un ciel sans nuages...
    Et son ennui de cette vie, mêlée aux troubles de son esprit, lui inspiraient encore ces sombres broderies, piquées de haine et de fougue.


    Tu jazes mais cette nuit n'est pas la tienne.
    Des torrents pourpres déjà découlent de tes blasphèmes !
    Qu'Azarhael maudisse mon bras, et sans regrets
    Je saurais, d'un éclat de miroir, déchirer ton salut, éventrer ta vanité !


    Elle ne colle pas en tous points, mais vachement stylée pour la scène ! =^w^=:
    Gust
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    La demoiselle lui sourit. Un beau sourire de toutes ses dents. Pourtant, il ne disait rien qui vaille à la conscience homme, tandis que la conscience femme la traitait de nouveau de traînée. Cette dernière conscience avait beau détester son homologue masculin, elle regrettait un peu de ne pas pouvoir être la partenaire de ses étranges jeux de séduction. Elle regrettait aussi d'être tellement coincée… Mais son métier, était son métier, elle ne pouvait se permettre le moindre écart. La demoiselle l'avait écouté, elle s'en allait. Bien sagement. Un peu trop sagement. La conscience homme ne le remarqua qu'une petite seconde en retard. Lorsque sa belle hybride éclata de rire. Un rire d'abord sombre qui ne lui disait rien du tout, puis un autre, plus dément. Un rire qu'il avait déjà eut l'occasion d'entendre. Avec deux ou trois teintes de différences, plus grave ou plus aigu, mais qu'il avait déjà entendu. Le rire des « démons » comme il le disait. Alors que son hybride démon se transformait, la main vient frapper doucement le plat du front. Pourquoi est-ce toujours sur lui que tombait de chose pareille ? Pourquoi ça n'aurait pas pu être une simple et gentil catin ? Aïe, aïe, aïe…

    La conscience femme le railla. Sa faute, pas assez de prudence, trop de relâchement et pleins d'autres choses. Elle l'énerve. Elle l'agace. Le met pour de bon de mauvaise humeur. Un regard sombre se glissent sur les hanches de la démone alors quelle grimpe à la gouttière. Les bras se croisent et son sourire disparaît pour laisser place à la neutralité. Il sentait que la nuit allait être longue. Une douce nuit de poursuite à la place d'une chaude nuit au lit… Quelle galère, maintenant, il allait devoir assumer.
    - Me protéger ! Mon doux, mais de quoi ? Les hommes sont fiers comme des dieux mais oublient bien souvent qu'ils sont faits de sang. Et hélas pour eux, encore plus souvent avec quelle ironie celui-ci est propice à couler…
    Mon bon, présente moi ce détestable freluquet, qu'avant de le faire disparaître lui et sa fierté, j'aille lui glisser des mots doux dans son sommeil !



    Le chevalier ouvrit la bouche, prêt à lui asséner une réponse sanglante, mais elle ne laissa pas l'occasion à un seul son de sortir.
    - Hu, ne t'en fais pas, je sais que ce n'est pas ton rôle… aussi vais-je aller le trouver moi-même !
    Mais je ne t'oublierais pas ! Si tu le souhaites, mes oreilles seront à ta disposition tout le restant de la nuit.


    Hum… Problématique. Très problématique. Le chevalier sentait les ennuis venir de loin, et celui là, sentait suffisamment fort pour le faire plisser le nez. L'offre était alléchante. Après tout, les nobles, ce n'étaient pas ce qu'il manquait mais... c'était son devoir de les protéger. Aussi sales soient-ils. La conscience homme n'aime pas ce genre de choix, il est toujours tenté de prendre le désir de la luxure... mais la femme le rappel rapidement à l'ordre. Le métier d'abord. Comme toujours. Alors la conscience se résigne à faire son devoir alors que le corps s'approche d'un tas de caisse. Cela fera l'affaire même si ça n'a pas l'air très solide. Le pied se pose contre le rebord en bois, et il y prend appuis pour saisir le bord du toit. Alors qu'il s'y hisse, sa voix s'élève, menaçant, autoritaire.
    - Minute, petite hybride.

    C'est un homme, tout ce qu'il y a de plus homme. Il n'a ni la souplesse des chats, ni même la grâce des oiseaux. Il remercie silencieusement la bonne pensée qui l'empêcha de prendre une armure lourde ce soir là en se redressant. Une fois sur le toit, il s'avança d'un pas menaçant vers la belle tout en restant sur ses gardes. Il n'avait qu'un geste à faire, et elle aurait l'épée sous la gorge...
    - Ou crois-tu donc aller, comme ça ? Fit-il en s'approchant avec précaution. Désoler de briser ton espoir sanguinaire d'aller : "glisser des mots doux dans son sommeil" mais tu ne t'approcheras nullement de lui.

    Les démons sont rapides. Les chats sont agiles. Mais l'homme à sa masse pour compenser ces deux attribues. Il arrive à lui choper son poignet et l'attire brusquement vers lui tout en se penchant en avant pour la faire tomber...

    [Hrp > Désolé du retard, c'est absolument affreux ! Et encore plus désolé pour la qualité et le contenu de ce post...]
    Guardian
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    Le petit agneau pervers n'était visiblement pas déterminé à laisser poursuivre notre minette dans cette nuit. À l'aube de celle-ci, commençait à poindre une lune pourpre, signataire des destins funestes. Réagissant plutôt bien en écoutant sa belle voix grave, elle se retourna en reculant doucement et le scrutait à présent de son air amusé.

    Mon petit protecteur a quelque peu perdu de sa superbe, hu hu. Dommage...Comme il portait beau...avant d'entreprendre l'ascension du toit. Il semble bien tendu tout à coup. C'est agressif ces bêtes là, quand elles se sentent menacées. S'approchant doucement, il perce soudain le silence déléctable que j'avais réussi à engendrer, comme on éclate une bulle merveilleuse de tumultes et de chaos. Fauteuse de troubles, moi ?

    -Ou crois-tu donc aller, comme ça ? Fit-il en s'approchant avec précaution. Désolé de briser ton espoir sanguinaire d'aller : "glisser des mots doux dans son sommeil" mais tu ne t'approcheras nullement de lui.

    Puis sans trop attendre, il m'attrape et tente de me mettre à terre. Il est fort ce petit...Mais beaucoup trop lent ! Il se penche en avant pour me faire trébucher. J'ai eu le temps de passer tout de même mes jambes autour de ses hanches. Je l'embrasse alors fougueusement en me penchant dans la même direction. Le faisant ainsi tomber et s'étendre sur mon corps. Il faut ce qu'il faut...
    S'il pense m'arrêter ce soir, et bien nous nous reconcilierons tout de même ainsi, c'est inconfortable la bagarre !

    Et puis, il peut s'attendre à ce que je recommence, une fois la viande attendrie. Si ce n'est pas ce soir, ce sera demain, au crépuscule, ou bien à l'aube. Qu'il ne me parle pas de renoncer, pitié...
    Je suis bien fourbe, lâche et sans remords, mais on ne pourra jamais me reprocher mon manque de tenacité. S'il tient tant que ça à m'arrêter, il devra me tuer...
    Mais ! Pour l'heure, je ne tiens pas nécessairement à ce qu'il le sache.
    Alors jouons le jeu pleinement, soyons grandiose !
    Et, fi ! Si je dois y laisser des plumes, je serais bien aise de laisser entendre que je ne les comptes plus. Et elles tomberont avec grâce et volupté. Comme meurt une étoile dans le ciel sans lune des Satoris. Lui caressant la joue avec douceur, les lèvres toujours suffisament proches des siennes, prêtes à y déposer un baiser pour démanteler ses ardeurs de guerrier.
    J'entrepris de négocier.

    -Mais alors, mon doux, si je mets ma rancoeur de côté ce soir... Je devrais quitter ce territoire qui est le mien, mes repères, mes...Habitués...Ne trouves-tu pas cela injuste ? C'est un peu comme, comme si je te poussais de ton lit d'un grand coup de savate pendant ton sommeil, après t'avoir volé ta brigandine lustrée, et décrétait que tout cela m'appartenait sur le bon vouloir de je-ne-sais quel précheur un peu plus fortuné que les autres. Et alors toi, tu courberais l'échine, et y renoncerais bien volontiers ? Il n'est pas vraiment question de me protéger vois-tu, mais nous avons tous des intérêts...D'ailleurs, en parlant d'intéret...

    Je glisse mes longs doigts fins et légèrement griffus le long de son échine, puis de ses épaules, sans sciller un instant. Tenant son regard dans le mien avec un certain magnétisme félin.
    Il m'avait pensée sotte, s'était vu charmé une première fois. Et dans la suite des évênements, il apprendra à fantasmer, à s'en brûler la chair, une démoniaque succube avec de belles oreilles pelucheuses...

    Naoxys étreignait ardemment le jeune homme comme si ses griffes s'y étaient déjà plantées. Puis elle se voulut tout de douceur en ne cédant à aucune tentative de repousse. Aussi infime fut-ce t-elle...
    Elle avait longuement observé les hommes, et apprit à contourner leurs pensées pour mieux se servir de leurs pulsions. Le petit agneau allait avoir des efforts à faire avant de l'entendre ronronner.


    HRP:
    Désolée encore pour tout ce temps >< la réponse était en préparation depuis jeudi mais les cours...
    Gust
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    Humain. Simple humain, fait de chair et d'amour. Tenté par le dieu, tenté par le diable, la conscience reste indécise. Oser la prudence ou affronter le monstre ? S'abandonner une nouvelle fois au plaisir de la chair ou faire son travail. La conscience femme était endormie, elle ne viendrait pas déranger cette petite partie de plaisir mais... C'était dangereux. Le chevalier tenait plus a sa vie qu'à son travail ou qu'à une soirée de jambe en l'air, alors peut-être pouvait-il se permettre les deux... ? Non, ce serait bien trop compliqué à gérer. Le corps a lâché les mains pour se rattraper. Grave erreur... C'est une démone. Doublée d'une hybride. La conscience avait déjà vu des démons avec des griffes a en faire pâlir les fauves alors, par prudence, il se méfiait des paluches de tous les démons maintenant. Paluches qui lui effleurent les joues avec douceur. Pas de doute, cette petit hybride s'y connaissait.

    Homme. Simple homme. La tentation est grande, le charme est envoûtant mais la noirceur flotte dans l'esprit du chevalier. Jamais avec un démon. Jamais. Cet interdiction, la femme le lui avait répété et re-répété. Question de sécurité disait-elle. Avec leur malédiction, c'est vrai que c'était préférable d'éviter des êtres pareils... Mais ils étaient tellement tentant. Suffit de débattre. Le chevalier reporta son attention sur les paroles de la petite négociatrice alors que ces yeux verts n'exprimaient que froideur. Les lèvres s'élargissent et un léger sourire apparaît. Un sourire amusé, charmeur. La main du chevalier se lève et va effleurer les lèvres de l'hybride.
    - Ce n'est qu'une injustice parmi tant d'autres, petite princesse des rues. Il y a d'autre manière qu'un poignard sur la gorge pour négocier, la preuve...

    Un humain. Rien d'autre qu'un humain qui cherchait à passer le temps. A éviter une min-catastrophe. Les mots soufflés sur le bord des lèvres pouvaient faire croire à un baiser de la part du chevalier, mais il n'en fit rien. Le corps s'éloigna. Se détacha de la douce étreinte pour retrouver le froid de la nuit. A califourchon au-dessus de la démone, il la maintien au sol d'une seule main. Son regard vert la détaillant.
    - Mais ceci tient plus de la corruption que de la négociation.

    Ces yeux verts pétillent soudainement. Seul une connaissance saurait que ce pétillement était dû au don de séduction. Mais la petite princesse des rues n'était pas une connaissance alors elle ne pouvait pas le savoir. La main du chevalier remonte et prend délicatement son menton entre ses doigts.
    - Mais comment résister face à une si belle personne ? Et qui plus est, et complètement trempée.
    Guardian
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    Qui eut dit en cet instant, qu'une démone puisse éprouver quoi que ce soit ? Car jusqu'alors, cela n'était encore arrivé qu'une fois, et quelle déception ! Naoxys semblait incapable d'exprimer un sentiment autre que dégout ou interet pour son entourage. Respect, voir, très rarement, un peu d'amitié, dans le meilleur des cas... Elle avait pris depuis longtemps l'habitude de disparaître au matin, sans bruits et sans contraintes.
    Mais pour un homme de la trempe de celui-ci, elle n'aurait souhaité qu'une chose. Le voir tomber à ses pieds, comme les autres, ou aller s'ammonceler avec les cadavres du passé que la belle fabulatrice avait laissé derrière elle. Que pensait-il contrôler, en cet instant ? Uniquement parce qu'il l'avait momentanément immobilisée ? Personne, pas même Azharael, n'aurait su dire ce qui traversait l'esprit de la ténébreuse, et ses envies de bain nocturne. Un bain pourpre où flotteraient en surface les crânes vaniteux des hommes et de leur prétention !
    Cependant...


    Je ne comprends pas encore où il veut en venir. Mais une chose est sûre, j'exècre cette étreinte qu'il m'impose, comme une caresse à rebrousse-poil, comme une répugnante sensation d'étouffer entre ses doigts. Et puis, ce regard...une halebarde plantée dans le plexus, il me cloue au sol et pourtant... Maudit ! Est-ce bien un humain ? Je ressens son aura, elle me glace le sang et m'attire par le même temps. Enfin, malgré son tour de passe-passe, le chevalier me semble sous le charme.
    Tout n'est jamais perdu. Jamais. Pas pour moi en tous cas, tant que mon magnétisme opère encore.
    Sortant doucement une langue rose et râpeuse, qu'il ne sait encore perfide comme celle d'une vipère, j'effleures le bout de son index et secoue la tête pour qu'il lâche prise un instant.
    Puis, n'ayant de cesse de le scruter intensément, je range mes griffes et opte pour une pique, d'une voix rauque et sulfureuse. me hérissant impercéptiblement.

    -Hmpf, corruption...allons bon, je suis lasse de ce tour ci... Tu n'es pas bon joueur, et bien trop fier à mon goût. Laisse moi déguerpir. Je saurais me sécher sans ta chaleur suintante et factice. Sauf si tu as mieux à me proposer. Je ne sais trop, une belle histoire ou d'habiles attentions...

    Détournant le regard un instant, je soupire et dessine un sourire espiègle au coin de mes lèvres, qui semblent tant lui plaire. J'espères qu'il sait réagir aux défis, car nous sommes déjà loin sur mon terrain. Dans un cas je filerais sous la lune, dans l'autre, le plus probable...Il jouera le jeu. Et que son entité le garde s'il fait un faux pas !  La nuit, tous les chats sont gris, et il faut alors se méfier d'autant plus des chats noirs...

    Notre féline perdait patience, et s'attendait à la prochaine carte qui sortirait du jeu comme le loup attend que sorte le petit agneau de sa bergerie.

    HRP:
    Pardon pour le temps et la taille de la réponse >< à vrai dire je n'ai remarqué la tienne qu'en début de semaine dernière et il est vrai que j'aurais pu répondre un peu plus vite...J'espères que ça ira =3 Et pour info, Nao a à peu près la voix de la doublure française d'Eva Green. Je sais pas comment situer autrement ^^' et je vais arrêter là mon discours avant qu'il ne devienne plus long que la rep...
    Gust
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    Le chevalier profitait de son point de vue quand une petite langue râpeuse effleura le bout de son doigt. Une hybride jusqu'au bout de la langue, se dt-il alors qu'un sourire amusée apparaissait. Elle pourrait se tortiller autant qu'elle le voudrait, il ne la laisserait pas partir. Qu'importe ses dires. Qui l'amusèrent plus que tout. Se retenant poliment de lui rire au nez, il ne put s'empêcher de le faire en voyant son sourire espiègle. Mais il ne fallait pas s'y m'éprendre, le chevalier avait beau rire joyeusement, la pression qu'il exerça sur le cou de la jeune femme pour la maintenir au sol était tout sauf joyeuse. Sur un ton bien plus glacial que la nuit et le bain qu'elle venait de prendre, il répliqua :
    - Tu l'as bien dis, petit chaton, je ne suis pas un bon joueur et beaucoup trop fier au goût de ta petite Félinité mais je ne te laisserai pas déguerpir comme ça. Surtout si c'est pour réchauffer les draps de mon petit noblions avec son propre sang.

    Le ton était sarcastique et ses paroles lui auraient sûrement values plusieurs coup de fouet s'il n'était pas grand maître. Les avantages parfois... Son ton était froid mais ses yeux émeraudes continuaient de pétiller, de malice, de joie, de perversité devant la poitrine qui se soulevait au rythme de la respiration de la dame. Puis, doucement, il desserra son étreinte. Ça ne devait pas être très agréable de se faire étrangler et, à moins qu'elle n'ait prit une bonne inspiration avant, elle devait voir des petits points noirs danser dans sa vision. Se radoucissant le chevalier lui libéra les mains et se dressa au-dessus d'elle. Ses propres mains posées à plat sur le ventre plat de sa charmante compagne.
    - Mais un chat est un chat, fit-il d'un ton presque navré, et un chat n'en fait qu'à sa tête. Ce qui me donne une raison de plus pour ne pas te laisser filer comme une petite souris.

    A califourchon au-dessus de la demoiselle, les mains sur son ventre, elle pourrait essayer autant qu'elle veut, elle aurait du mal à s'échapper. Mais il n'avait plus vraiment envie d'y jouer, même si c'était tentant, alors, il ajouta :
    - La belle histoire et les habiles attentions ne seront que pour cette nuit, petite, Un toit, un lit, de l'eau, du feu, à manger, des habits... voit cela comme une sorte de dédommagement.

    Étrange élan de générosité...

    Hrp > Désolée, c'est super en retard, si tu as la moindre réclamation hésites pas.
    Guardian
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    Malgré sa vue brouillée, et son irrépressible envie de tuer, Naoxys n'avait pas encore dit son dernier mot, et l'habile proposition de son soi-disant gardien n'allait pas pour lui déplaire. Elle saurait s'éclipser et repartir de plus belle après cette nuit, qui s'annonçait pleine de rebondissements. Comme si son étoile, teintée de pourpre, avait décidé de traîner la belle dans une floppée de péripéties qui ne sauraient peut-être même prendre fin au lever du jour. Les dés venaient d'être lancés et enfin, la partie pouvait commencer...

    Me léchant les babines en songeant à une petite souris qui tenterait de s'échapper, je regarde l'éfronté d'un air amusé. Et, penchant la tête de côté en tentant de percer sa carapace, presque complice à présent, je reprends.

    - Bien, la proposition me semble intéressante...C'est presque étrange, mais j'opterai pour ne pas mordre la main qui m'est tendue...Du moins, pas encore...Mais je t'en prie mon chou, je sens que tu fais des efforts mais ne sois pas si rude, tu vois bien que je ne me débats plus !

    Et dans un grand sourire, je relâche mes muscles et baisse la tête en soupirant.
    Mais mon coeur devient lourd, lorsque je repense au fait que je puisse être ralentie dans mes projets par ce nouvel imprévu. Et j'ai vraiment l'impression que celui qui là me maintient au sol, ne comprend en rien les peines...d'une Satori en proie à la rancune de son passé.

    - Alice, ma chère Alice. Etions-nous donc bien damnées...condamnées à rouler notre bosse sans jamais nous reposer ? Tu pourras me talonner, avec tes éperons d'amertume, mais on ne fait pas avancer une féline comme on commande à un mulet. Pardonnes ma témérité...Tu sais bien que je n'ai jamais voulu te blesser...

    Il est là, je le sais, il écoute mais n'entend pas. Que suis-je... Je suis une bête féroce, une meurtrière meurtrie, au coeur gelé par la folie des grandeurs. Je le dévisage de nouveau, d'un air accusateur, et feule avec malice mon délicat poison.

    - Allons bon chevalier, traînes moi dans ton antre...Ne te lasses de me rappeler ce que je vaux à tes yeux. Jettes moi des roses pleines de piquants, et noies cette nouvelle aube dans un désir ardent. Ce que tu nommes dédommagement effleure seulement ma conscience. Tes yeux te trahissent, alors que je ne les distingue qu'infimement. Et ne t'attends ni à ma gratitude, ni à ma clémence. J'ai bien appris ici...qu'il faut toujours se méfier des invitations...Même quand il s'agit de prendre le thé ! C'est dire si la chose est ironique !

    Hrp > Je m'excuse si c'est un peu court, mais j'ai buté plutôt longtemps sur cette réponse ^^'
    J'espère que ça ira...A la moindre demande je peux en changer, la rallonger, etc.
    Gust
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    Le chevalier se retrouve dans une situation délicate. Profiter d'une catin n'était pas vraiment digne de son rang. Et plus indigne encore : profiter d'une catin gust qui lui avait promis de soulager un noble de son sang. Quel dilemme... L'homme est grand maître, il ne devrait pas se préoccuper de tels futilités ! Seul le roi compte. Tss... ça l'apprendra donc à accéder aux demandes de n'importe quels nobles courroucés. Les propos de la féline sont peu compréhensibles et font pencher la tête au chevalier. Alice, Alice. Qui diable est cette nouvelle protagoniste ? La féline en semple mélancolique, blessée. On aurait dit un petit chaton courroucé. Ça ne fait même plus sourire le chevalier. La complexité de l'affaire le tracasse et sa suite ne semble pas se dérouler sur ce qu'il apprécierait. La princesse des rues sort ses griffes, l'abaisse au même niveau que tout ceux qui lui sont passé dessus auparavant, le traite de menteur. Le désir s'envole : une minette parmi les autres, à la langue un peu trop pendue mais aux oreilles bien soyeuses.

    L'homme referme ses mains sur les hanches de la demoiselle et la fait basculer sur son épaule. Se dirigeant d'un pas assez assuré vers le bord du toit, il saute. L'impact n'est pas très agréable et tout son corps en tremble, mais il reste accroupit, et repose la minette sur ses jambes en se redressant. La tenant par le bras, il la guide à travers les rues plus ou moins propre jusqu'à une maison de passe faisant auberge. Tout en marchant il lui parla :
    - Tu n'es pas très avenante, démone, si tout tes clients tombent à tes pieds uniquement grâces à tes oreilles, ils doivent surement avoir l'habitude des langues de vipère. Mais je tiens paroles : Tu aura un toit, un lit, de l'eau, du feu, à manger. Et le tout sans aucun poison. Aller, rentre-y, fit-il en la poussant légèrement pour qu'elle rentre en première, ce n'est pas un piège.

    C'est un chevalier ! Il n'allait pas s'abaisser à ces immondices de pièges, de poisons et d'autres actions de couard. Tenant toujours la demoiselle par le bras, sa vision s'habitue à la lumière de l'auberge-bordel et il finit par la pousser vers une table un peu à l'écart.
    - Va t'asseoir.

    Ses yeux émeraudes repèrent des gardes jouant aux dés avec des putains sur chaque jambe qui devraient être en ronde, normalement. Normalement. Un pli barre le front du grand-maître. Franchement. Le chevalier s'arrêta en face d'eux.
    - Ça va, messieurs, la partie est bonne ? Vous souhaitez autre chose ? De la bière, du faisans ? Du chanvre ?
    - Pourquoi diable voudrait-on du chanvre triple im... Grand maître ?!

    Le chevalier admire la surprise se peindre sur leurs visages. Ils s'agitent, tentent de cacher leurs jeux, leurs paris, mais le maître à déjà tout vu, et attrape le gobelet avec les dés.
    - Retournez à votre ronde immédiatement.
    - Ou... oui monsieur.

    L'homme salue poliment les filles de joies avant de tourner les talons pour retrouver la petite princesse des rues. Posant le gobelet en face de lui, il reprit comme si rien n'avait coupé leurs conversations :
    - Tu vois ? Aucun piège. L'envie d'étripe ce noble ne te passerait-elle pas ?

    Vu l'endroit, les mots n'étaient surement pas les plus appropriés.

    Hrp > non non c'est bon, ne t'inquiètes pas pour ça ! ^w^ J'espère que ma réponse sera meilleure cette fois !
    Guardian
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    Hrp> C'est très bien et personne ne perd le fil, cessons de nous excuser ! ♥

    Les enfants sont ingrats, ils prennent les friandises dans le creu de leurs mains et les laissent se gâcher, de sueur et de poussière, avant de les avaler goûlument sans même en apprécier la saveur, sucrée et par moment, plus piquante, plus intense, plus tourmentée...
    Les chevaliers, les maîtres et les nobles sont pires encor, ce sont des enfants gâtés, qui ne savent apprécier une rose qu'une fois celle-ci coupée, dénuée de piquants et dans un beau vase d'argent à la ligne chamboulée de dorures...Gâchant ainsi délibérément l'éclat pourpre des pétales du désir.
    Naoxys sentait venir le retour de bourrasque. Trop têtue, trop fantasque, pas assez obéissante...Et surtout, couverte et usant de piquants et de piques amères sous sa douce fourrure...


    Oh, mon pauvre preux chevalier, je t'ai déçu. Laisses moi donc en paix maintenant que j'ai sifflé dans tes oreilles, fuis avec ton orgeuil étouffant et ne m'empêches de m'occuper moi-même de mes opposants ! Assez de rouler ma bosse, comme une paria, sur chaque seuil toujours éphémère et hostile ! Rah, mais, que fait-il encore ? Je ne suis pas un sac ! Poses moi, ne fais pas l'enfant ! Je ne te ferais pas le plaisir de me débattre...Tss, il a sauté du toit... Toute ma colonne vertébrale s'est affaissée sur son épaule dans un craquement sec. Me mordant vivement les lèvres pour ne pas criser, je lui lacère le dos lentement avant qu'il ne me relâche enfin. Il saisit le bras avec lequel je comptais le gifler et dévale les rues avec assurance en tentant bien vainement de me repprocher mes manières. Tu peux pleurer autant que tu veux, j'aime te voir t'activer un peu...

    Me brusquant dans une auberge de pietre augure, il m'ordonne de m'asseoir. Je finis par me laisser glisser furtivement sur une chaise, suffisament éloignée de lui, et soupire en le regardant chasser poliment les autres courtisanes et leurs clients, qui ont visiblement déserté leurs postes. Les vilains...
    Amusée, je le laisse s'approcher, un sourire au coin des lèvres, et terminer sa petite mise en scène. Tourmentant le gobelet comme l'on tourmente un rongeur appeuré du bout de l'ongle, je lui fais faire quelques tours sur lui même avant de reprendre nonchalamment, la tête posée sur une main.

    -Hm...Peut-être parviendras-tu à m'occuper un peu...Et à me détourner des mes...besoins... Peut-être as-tu de bons jeux à me proposer...Ou peut-être pas...

    Mais tu sais que tôt ou tard, je retournerai sur mes pas et assouvirai mon désir... Je me mords doucement la lèvre inférieure pour taire cette dernière remarque, et lui souris avec malice en prenant les dés.

    -Es-tu d'humeur pour faire une partie ? Ou bien es-tu trop méfiant face à l'affreuse Satori que je suis...?

    Cette appréhension m'a toujours beaucoup amusé. Ils se disent meilleurs que nous, parce qu'ils se repentissent, croient en des choses toutes puissantes qu'ils pensent capables de les pardonner pour toutes leurs erreurs. Et se permettent alors tous les crimes, qu'il s'agisse d'ôter un bien ou la vie.
    Quant à moi, je connais la liste de mes méfaits et elle n'est pas des moindres !
    Mais mon plus grand crime...est encore de porter le titre de Satori...
    Gust
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    L'homme se posa tranquillement en commandant un verre alors que la minette s'amusait avec le gobelet. Il était dans un dilemme assez inconfortable et s'il ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait laissé la démone partir sans rien ajouter. Mais il ne pouvait juste pas à cause de son titre. Ce serait une bavure. Une erreur. Un Échec. Hors le Chevalier n'aime pas échouer. Appuyé contre sa chaise, il laisse la démone chercher ses mots. Tenter de petite pique pour énervé le Chevalier, mais il est bien calme maintenant. Il ne tombera pas dans les petits traquenards de la demoiselle. Il apporte le verre à ses lèvres alors qu'elle lui propose une partie. Le provoque... ça le fait discrètement sourire et il prend son temps avant de reposer son verre.
    - Voyons, tu n'es pas si affreuse que cela, la complimenta-t-il en commandant un autre verre. Mais si tu as envie de jouer, pourquoi pas. On pourrait même parier quelque chose.

    Jouer au dé n'était qu'une pure question de hasard. Bien que le chevalier n'aimait guère cela, il aimait bien tout contrôler, il avait une petite idée de ce qu'il pourrait gagner. Et en toute l'égalité ! Suivant les contours du verre avec son doigt, le menton dans la main.
    - Est-ce que les Satoriens respectent-ils leurs promesses ? Ou la petite princesse des rues est sans parole ?

    Le chevalier gardait son regard vert sur la demoiselle alors que les choses pouvaient prendre mille et une tournure différentes. Il délaissa le verre d'alcool pour aller prendre du bout des doigts celui qui contenaient les dés.
    - Si je gagne, fit-il en regardant l'intérieur pour voir le nombre de dé, j'aimerai que tu laisses ce noblions tranquille.

    Alex reposa le gobelet entre eux et finit son verre. La soirée ne faisait que commencer et sa marge était énorme. Alors qu'il s'apprêtait à héler une serveuse, il interrogea gentiment la petite hybride.
    - Au fait, tu veux quelque chose à boire ?

    Hrp > JE SUIS DESOLEE D8 C'est les vacances je suis en mode larve complète, désolée de cette attente et de ce post pas très fameux ^^'
    Guardian
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    Les dès, certainement le jeu le plus simple, dangereux, incertain et amusant que connaisse la jeune fabulatrice. Fascinée par ceux-ci depuis toujours, en refuser une partie ou bien omettre de la proposer demeurait impardonnable dans son esprit...Mais voilà, au lieu de simplement entrer dans le jeu, le jeune chevalier se permettait déjà de poser ses conditions...Et quelles conditions ! Seulement...Celles-ci portaient alors le nom de pari, de mise en jeu... Et en cela elles devenaient tout à fait speciales et intéressantes pour la féline. Son sourire s'étira immédiatement, et la partie pouvait commencer...

    Ce genre de mise en jeu n'est pas très honnête. Mais dans mon cas, parler d'honnêteté est presque grossier... J'aime la tournure que prennent les choses, et autant ne pas m'en dissimuler. Tout à l'heure, il pensait me tenir, et le retour des choses fut amer pour nous deux. Mais voilà qu'il se dévoile, et semble prêt à douter face à moi, à me complimenter, à me défier. C'est une bonne chose, excellente... Les jeux demeurent le meilleur moyen de gagner la confiance d'une âme. Et si, seule, elle venait à s'égarer dans les nimbes habiles de celui-ci...Je saurais la cueuillir et en prendre soin...

    Restant songeuse un instant, je relève de grands yeux opiments vers lui et, pleine de malice, presque complice, lui réponds d'une voix chaleureuse.

    - Tu commences enfin à te montrer digne d'interêt, mon chou. Et ta mise est bien noble, pour un jeu fort risqué... J'accepte, et saches que la parole d'une fabulatrice est incontestable !

    C'est vrai, je ne la donne que rarement, et uniquement lorsque je sais que les pertes sont moindres. Mais il s'agit d'un jeu tout de même ! Comment m'y refuser...
    Puis, je reprends d'une plus voix calme et placide, tout sourire.

    - À mon tour ce me semble, de poser mes conditions. Je souhaite, en cas de victoire, ta protection ainsi que ton consentement total et inconditionnel. Et ce, que je me décide ou non à mettre fin aux jours de cet homme, ou de m'en venger d'une manière quelconque...

    Mon sourire démoniaque fait place à une mine plus grave et sérieuse.

    - Je m'engagerai cependant, à reprendre pleinement mes activités de fabulatrice, ainsi que celles qui me sont assignées par ma guilde, plutôt que de poursuivre mon chemin dans ces étroites ruelles, et de laisser mon corps au plus offrant...

    Je baisse les yeux en griffonant le bois de la table, arborant une petite moue déraisonnablement innocente.

    - Alors...on s'entend ?

    Puis, relevant une oreille distraite, lorsque le jeune homme se tourne pour apostropher l'aubergiste ou l'une de ses coéquipières, je m'exclame presque.

    - Et pour ce qui est de la boisson, je crois qu'une chopine de cervoise me ferait le plus grand bien !

    Me reprennant aussitôt, je me rasseois en me râclant la gorge et fixe presque obstinément ses doigts, qui jouent encore avec le gobelet décideur de nos sorts.

    HRP> Pas de soucis, c'est très bien ! ^^ Dis moi aussi si tu souhaites que j'ajoute quelque chose à la mienne.
    Gust
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    Le chevalier sourit. La façon dont la petite démone parlait lui plaisait assez. Le charmait. Mais il gardait à l'esprit leurs petites provocations de toute à l'heure et le travail de la demoiselle. Se méfier. Elle avait l'habitude des hommes, après tout. Elle savait comment leur parler, les manipuler, les séduire... C'était horrible de le reconnaître, mais parfois les femmes se révélaient être des adversaires beaucoup plus coriace qu'un homme avec une épée et une armure. L'homme se laissa aller contre sa chaise en croisant les bras alors que la démone énonçait les gains de sa victoire. Le chevalier eut un sourire amusé. Il s'était fait avoir. M'enfin, il n'allait pas se défiler maintenant. Il la vit prendre un air sérieux et cela lui donna un petit charme en plus. La seconde partie n'intéressait peu le chevalier, ce qu'elle faisait avec son corps ne le concernait pas et si elle voulait continuer de tapiner ailleurs, il n'allait pas l'en empêcher. Elle baissa les yeux, petit mouvement innocent qui aurait sûrement fait craquer l'homme s'il n'avait pas eut son sérieux à ce moment là. La petite question le fit sourire un peu plus alors qu'il se détachait du dossier. Sa main ganté passa au-dessus de la table pour soulever délicatement le menton de la démone. Ses yeux émeraudes plantés dans ceux de la demoiselle.
    - Tes termes sont bien audacieux, petite princesse, mais je les accepte. Par contre j'y poserai une restriction : que tu t'attaques au roi ou a son entourage direct et tout sautera. Cela te va ?

    Alex s'était présenté comme étant un simple chevalier, alors soit elle chercherait la petite bête, soit elle n'y verrait qu'un acte de fidélité extrême. Cela l'arrangerait qu'elle ne le voit que comme un fidèle toutou, comme ça il la verrait comme elle l'était et non comme les gens se tenaient en face de quelqu'un d'important. Cette chose avait le don de l'énervait, mais il était Grand Maître et devait donc toujours garder son calme. Même avec les plus grands prétentieux qu'il pouvait côtoyer. L'homme attendit que la serveuse leur apporte leurs boissons afin de commencer. Il regarda dédaigneusement le contenu du gobelet : quatre dés de six. Les chevaliers devaient sûrement jouer à un jeu simple qui consistaient de donner un nombre qui se rapprochait le plus possible de ceux qu'énonçait les deux. C'était simple et absolument hasardeux mais il avait la flemme de chercher plus long. Levant les yeux du gobelet, il énonça.
    - Dedans, il y a quatre dés de six. Les résultats partent de six jusqu'à trente-six. Avant de lancer on donne chacun une valeur, à haute voix, et celui qui est le plus proche gagne. Pour gagner le jeu, on va dire... quatre victoires ? ça te va ?

    L'homme n'était pas très passionné pour les jeux de dé, il préférait largement les cartes où il avait un semblant de contrôle alors que là... ce serait le hasard le plus complet. Il eut une bref imploration envers Féa, Entité de la chance, afin qu'elle soit de son côté et se promit d'aller y porter une offrande une fois cette affaire réglée. Qu'il gagne ou pas. Il profita de l'alcool et tendit le gobelet à la demoiselle en se rappelant qu'il ne savait pas son nom. Ou pas vraiment...
    - L'honneur de commencer est pour vous, dame... Alice ?

    Guardian
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    Le chevalier émettait une réserve, prévisible de sa part...Dommage, mais qu'importe...
    À cette dernière condition, elle aquiescait encore, en se retenant de rire uniquement pour ne pas trop l'énerver.


    - Le roi ? Mon bon... je ne suis pas suicidaire !

    Elle ne se prononcerait en rien sur le fait que, bien entendu, elle n'avait encore aucun interêt à tuer le roi, pour le moment...
    Et puis, ces quelques informations sur le compte de son rival n'allaient pas être de trop...Même si elle ne changerait pas de comportement pour autant face à lui.
    Il avait énoncé les règles, qu'elle avait acceptées avec ennui. Seule la donne importait, de toutes manières. Et voyant qu'il ne s'était pas foulé pour les trouver, Naoxys ne se foulerait pas non plus pour pimenter les choses. Il aurait fini par se rétracter et annuler l'arrangement en trouvant les règles trop confuses...
    Tres sûre d'elle, Naoxys s'apprêtait à commencer la partie, en chantonnant et entamant généreusement son verre. Jusqu'à ce que parvienne à son oreille...Alice ?? Mais enfin...Urh...


    Je ne sourcille même plus, mes gestes se sont fixés, mon regard et mes lèvres se sont tus. Je le laisse installer le gobelet devant moi en gardant mon calme au possible, secouée de spasmes nerveux.
    Ne pas...lui mordre la main...et briser son verre pour en planter le culot dentelé dans sa jugulaire. J'ai juré de me maîtriser face à toi, Alice, et tu reviens par surprise pour me faire perdre pieds ? Vicelarde...
    Mes pupilles se sont rétractées complètement dans une palpitation, ainsi que tous mes organes... La tête presque posée contre la table, j'essaie de prononcer ce qui s'apparente à un douloureux râle.

    - Je suis Naoxys, fabulatrice de Satori, et gardienne de la forêt maudite des terres rôcheuses...Et tu...N'es pas autorisé...à prononcer ainsi le nom...de la fille du dragon !

    Puis, sentant mes yeux se voiler, je soupire un grand coup et me dépêche de reprendre mes esprits, vidant ma chopine d'une traite au passage, avant de relever la tête et de l'écraser à moitié sur la table. Le verre se ploie sous ma main et se craquele en grande partie, sans exploser...mais dans un bruit d'ossements brisés...
    Bien consciente que l'aubergiste me détestera après ça, je renchéris directement, pour tendre encore un peu l'ambiance.

    - Bien, commençons ! Non d'un dieu !

    Puis la pression redescend, l'alcool aide, m'engourdissant les jambes et le bout des doigts. Je me calme complètement et reprend d'une voix plus douce, inventant une excuse directement en parlant.

    - Désolée, de m'être emportée...C'est que, cela ne se fait pas...là d'où je viens...C'est...très impoli...
    Je...je choisis la valeur 16 pour cette manche...


    Lançant alors les dès, que je scrute maintenant très attentivement, j'attends le résultat puis déclare lorsqu'ils s'immobilisent enfin.

    - Et je fais 23...à ton tour...

    J'espère que je n'ai pas perdu trop de crédibilité suite aux évènements, et que la partie peut reprendre de plus belle...
    Gust
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    L'homme cligne des yeux en la voyant s'effondrer sur la table. Qu'à-t-elle ? L'homme n'est pas magicien, et il tient la magie en horreur, alors tout lui passe par dessus la tête sans qu'il s'en rende compte. Pauvre princesse, pensait-il, elle donnait l'impression de souffrir. Pourtant le chevalier ne fit pas un geste en sa direction. Dangereux. C'était une démone après tout. Naoxy. Fabulatrice de Satori. Gardienne de la forêt maudite des terres rocheuses. L'homme note consciencieusement tout ces titres dans un coin de sa tête. Avec les nobles, il a prit l'habitude de tout retenir, ils étaient bien trop riche, trop gras et trop puissant pour se permettre la moindre bavure. Surtout lorsqu'on servait le roi. Apparemment Alice était la fille du dragon. Bizarre. Mais l'homme ne bougea pas, se contenta de guetter le calme de la petite créature enragée devant lui.
    - Pardonnez moi, dame Naoxy, fabulatrice de Satori et Gardienne de la forêt maudite des terres rocheuses, si je vous ai offensé en vous appelant de la sorte, ce n'en était pas mon intention.

    Des excuses plates, juste pour bien faire, car le ton n'y était pas vraiment. Oh non, le chevalier ne se moquait guère du passé de la demoiselle, mais il estimait que ce n'était pas de sa faute si elle se retrouvait dans cet état. Apparemment elle n'apprécia guère les excuses et vida d'un coup sa choppe avant de l'enfoncer contre la table. Etrange... Le chevalier avait toujours trouvé étrange le fait que les démons arrivaient à contrôler comme ils le souhaitent leurs forces. Quelques têtes se tournèrent mais l'homme ni fit pas plus attention. Finissant calmement son verre, alors que la petite démone s'énervait.
    - Je n'ai jamais mis les pieds sur Satori, fit-il en agitant le contenu de son verre, 18, et les rares Satoriens à qui j'ai eu l'occasion de parler ne savaient qu'injurier et cracher au sol.

    L'homme avait donné le chiffre qui l'inspirait le plus en essayant de déterminer l'âge de la demoiselle. Non... C'était jeune. Uhm... Ne s'était-il pas déjà fait la réflexion plus tôt dans la soirée ? Uhm... Un léger sourire se dessina sur son visage et il finit son verre. Gagné. Féa avait elle dédaigné observer leur petite partie ? Il commanda une nouvelle fois tout en demandant une autre pour la demoiselle.
    - Mais bon, nous n'étions pas dans les mêmes situations, le chevalier ramassa les dés et les remis dans le gobelet. 15. Qu'est exactement une fabulatrice ? C'est comme une conteuse, non ?

    Cette fois-ci l'homme s'était basé sur le nombre de satorien qu'il avait interrogé. ça avait toujours été des interrogatoires... musclés. M'enfin. Il compta silencieusement.
    - Et c'est 11.

    Alex releva la tête et regarda la petite démone avec un léger sourire amusé. Ce n'était pas la partie qui l'amusait à ce point. D'ailleurs, il ne savait pas vraiment. L'alcool peut-être ? Uhm... Il ne pouvait quand même pas être déjà saoul. Non... Sûrement leurs étranges petits manèges.
    Guardian
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    Je laisse le soin de poursuivre à ma petite démone, car le coeur n'y est plus. Alice, sois maudite....

    Ses excuses ne me font ni chaud ni froid, et je me contente de hocher la tête avec un air hagard. Me voir ainsi destabilisée, je ne pensais pas que les choses auraient pu commencer aussi mal pour moi...
    Il enchaîne, le bougre, et je suis ses mouvements des yeux en me mordillant la lèvre, consciencieusement.  Pensant me connaître, ou s'approcher de la vérité en parlant des autres Satoriens, il s'enfonce dans la boue du hors sujet sans le savoir. Tandis que je le laisse s'y empetrer allègrement. Me demandant toujours, néanmoins, ce que peuvent signifier ces valeurs qu'ils ne semble pas choisir tout à fait au hasard. Je décide tout de même de satisfaire sa curiosité, du moins en partie.

    - Une fabulatrice, mon cher, est en effet une conteuse que l'on emploie pour son savoir en matière de récits et de fables... Il y en a de différentes sortes... Les chamans, plus mystiques, qui content leurs histoires à la lueur d'un feu sauvage... Les bardes, qui accompagnent leurs dires musicalement... Puis, les érudits, qui captent les auditoires de leurs voix inébranlables. Ces derniers donnent leurs prestations plutôt chez...les personnes aisées et quelque peu cultivées. Car les paysans ou les urbains ne saisissent pas aussi bien l'essence des mots, du fait de leur enseignement...

    Il a déjà relancé plusieurs fois, et semble très pris par notre petit jeu, celui qui dépasse la table, et se joue au dessus...ou en dessous. En effet, je soutiens son regard malicieux depuis quelques instants, et me permets d'effleurer ses tibias avec le côté de mes pieds nus. Avec de plus en plus d'insistance, mais toujours subtilement...

    - À mon tour ce me semble... 24...

    L'âge que j'estime pour lui, ou peut-être un peu...moins ? Non...

    - Et je fais 22... Encore manqué, mais de peu ! 16...je l'aurais...

    Et je l'ai eu... Le 16 n'a aucune signification particulière pour moi. Seulement, je me suis rendue compte, au fil des parties, que c'est la valeur sur laquelle je tombe le plus souvent. Je n'ai même pas souvenance d'une partie sans tomber sur ce résultat. De la triche ? Non, je ne crois pas...Je ne connaissais pas les dés et n'ai donc pas pu les piper...De plus, lui, il s'appuie sur la bénédiction de sa déesse, en brave petit guardian. Pour ma part, je m'appuie sur mes propres statistiques, et maudis bien fort Azäraël à chacun de mes lancers. Dieu de pacotilles !
    Ce défi interne que je lance à l'entité me fait sourire, tandis que je demande un autre verre à l'aubergiste dans un grand sourire, qui s'étire encore un peu plus face à sa grimace en découvrant le sort du précédent.

    Alors qu'elle tourne les talons en bougonnant, je me permets à mon tour une question, qui vient un peu au hasard, tandis qu'elles déferlent dans mon esprit.

    - Et toi, mon cher, depuis combien de temps es-tu au service du roi ? C'est...confortable comme situation, non ? Enfin, pas toujours...

    Souriant un peu en détournant le regard, comme pour avouer que je ne suis pas une cible de mission facile à gérer, et que je l'assume tout à fait...
    Gust
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    Gagné, pensa le chevalier. La petite princesse des rues continua de conter les nuances de son travail et l'homme de l'admira. C'était un homme à femme. Il les trouvait belle, et s'il l'aurait pu les aurait toute courtisée. Mais il ne le pouvait pas et se devait de réfléchir avec autre chose que son membre. Son sourire reste amusée alors que la petite démone se joue de lui. Il se choisit un chiffre au hasard.
    - 12, répondit-il simplement.

    Le nombre de putain qu'il avait croisé en rue ? Peut-être... ça devait approcher quelques choses comme ça. Eh bien non. Son sourire s'affaisse un peu. Embêté de perdre une manche alors que c'était si bien parti. Uhm, peut-être en avait-il vu plus au final. Il n'y avait pas vraiment prêté attention. Ça ne faisait pas parti de ses occupations cette nuit. La manche s'enchaîne rapidement avec les hésitations de la demoiselle. Il ne lui fait pas remarqué que ça aurait dû être son tour de lancer. De toute façon, ça ne changerait pas grand chose, les dés ne pouvaient être truqué. Et s'ils l'étaient ? L'homme retrouverait les deux gardes et leurs feraient passer l'envie de truquer leurs jeux. Uhm... Quelle valeur prendre ?
    - 20.

    L'âge du corps. Mais encore faux. L'homme soupire en levant les yeux vers le plafond. Maugréant d'amener une piètre offrande à Féa pour ne pas être resté auprès de lui. Qu'ils étaient capricieux ! Il finit de nouveau son verre et croise les bras en se laissant aller contre son dossier. Et maintenant ? Il n'aime pas perdre, vraiment pas, mais il avait bien dit quatre manches. Que c'était ennuyant. Il commanda un autre verre.
    - Une dizaine d'année, répond-t-il et son sourire s'élargit amusé à sa remarque. C'est toujours confortable quand on sait s'adapter. Et je sais très bien le faire.

    L'amusement revient. L'homme laisse la serveuse poser leurs commandes avant de reprendre toujours avec le même sourire discret.
    - N'est-ce pas ? l'interrogea-t-il en faisant un geste des mains pour désigner toute la salle. Alors que vous auriez pu être dans une morne cellule, nous nous retrouvons à négocier tranquillement.

    L'homme se permet de tourner un peu en rond. Après tout, la soirée vient juste de commencer et on ne lui avait rien donné d'autre comme mission. Il avait donc tout son temps. Il prit plusieurs gorgées du breuvage fort sans quitter les oreilles de chats de la demoiselle. Ce n'était pas discret dans un tel endroit, mais bon. Il agita le contenu en reprenant.
    - En parlant de négociation...

    Son regard retomba sur le gobelet aux dés.
    -... comment nous arrangerions-nous ?
    Guardian
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    Les choses deviennent intéressantes...l'alcool joue doucement l'endormeur de conscience...
    J'acquiesce à ses dires sur sa situation, même si j'apparente cela à de la servitude, car je connais la manière dont ces nobles profitent de leurs rangs à outrance, et je ne sais aussi que trop la valeur que prend le blason, lorsque coule le sang par la main des grands de la maison...
    Mais pour l'heure, les sens excités par le bénéfice à tirer de la situation, j'attends qu'il relance tout en maintenant notre habile discussion.

    - Oui, vous avez été gentilhomme...je le reconnais...

    Et mon sourire se dessine au fil des lancés, tandis que le score se resserre...
    Je me couche à demi sur la table pour observer l'obscure liquide qui s'agite dans son verre, exposant par le même temps une descente de cou maligne, mon poitrail et de soyeuses oreilles félines.
    Il sait autant que moi que le magnétisme prend de l'ampleur à chaque lampée. Il fixait mes oreilles depuis un moment déjà,  et secrète de plus en plus de phéromones...je sais que sa lutte devient éreintante...il faudrait le soulager de ce triste sort... Alors autant me rapprocher encore un peu, un peu plus...Je savais que seul un coup de chance lui permettrait de la remporter, et ce soir, la chance ne sera pas décideuse de nos gains.  J'attends alors, l'air plutôt satisfait, réfléchissant déjà à ma prochaine tentative.
    Jusqu'à ce qu'il me demande enfin, presque innocemment, et fatidique,  comment nous déciderons de l'issue de la partie. Mais je ne me résous pas encore à répondre...j'attends...qu'il finisse son verre...
    Une fois que c'est chose faite, mes prunelles sages se fendent alors d'excitation, et je me redresse de manière assez théâtrale.

    - C'est très simple, nous nous devons d'honorer notre parole...alors...laisse moi te proposer ce contrat...

    Je lui souris de toutes mes crocs pour focaliser son regard en esquissant rapidement une sphère avec l'index et le majeur.
    Un sceau démoniaque apparaît alors sous la table, pendant que je reprends parole. Muer ses paroles en serment, c'est vilain...mais qu'il ne s'en plaigne ! Il y a bien longtemps que je n'avais plus fait cet honneur à quelqu'un... Mes envies meurtrières, ce soir, sont déjà oubliées, face au profit que je tirerai de ce chevalier...

    - Je laisserai le noble que tu sers en paix, et me plierai aux directives qu'il t'a ordonné de me transmettre. Je requiers en échange ta protection, et envers mes prochaines entreprises, tu ne feras plus objection...si l'un de nous trahit sa parole, le contrat sera rompu...c'est aussi simple que ça...

    Si il accepte, le pacte sera immédiatement conclu, il pourra le briser, mais ce sceau lui rappèlera ses engagements chaque fois qu'il essaiera... Une sorte de parole de Satori...comme une promesse.
    C'est une certitude, il m'aura dans la peau...

    Je lui glisse subtilement à l'oreille, souriant et faisant courir mes doigts sur son bras.

    - Bien entendu, cela nous rapprocherait immanquablement... Peut-être même intimement... Esquissant une fausse moue d'excuse, puis reprenant. Mais chacun aurait sa part à y gagner.

    Pour une durée indéterminée, mais cela, je me garderai bien de l'ajouter...

    Car la vérité me coûte, mais cette solitude devient infructueuse. Hors des missions que me confie Insomniae, je n'apprends plus rien, sans jamais pouvoir sortir en sécurité des sombres rues pavées...
    Gust
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    L'homme reposa son verre et la princesse des rues de redressa. Quel dommage qu'il n'ait plus vue sur ses oreilles et son décolleté. Mais il n'allait pas s'en plaindre, la vision qu'il avait était tout aussi charmante. L'homme croisa les bras en se reculant. Il l'écouta attentivement quand de la magie surgit. C'était très subtile, discret. Ça tiqua son attention et son regard se fit glacial à l'attention de la charmante hybride et de toute la salle. Magie.

    Depuis que le corps et l'esprit ont étés maudits, ils sont devenus beaucoup plus réceptifs, plus sensible à la magie. A chaque fois cela déclenchait comme une sorte de panique, un warning, une sorte d'avertissement. Peu importe que cela soit apposé sur le corps ou autour de lui, l'esprit sentait la magie dans un rayon d'un mètre autour du corps. Chaque magies lui donnaient des frissons de douleurs particuliers. Les magies destructrices, lui donnait l'impression de se faire écorcher, fouetter, brûler, le dos tandis que les magies de sceaux lui donnait l'impression de se retrouver coincé dans un étau, parfois même pendu si elles étaient vraiment puissantes et que la magie des démons lui apportaient des odeurs de souffres, d'oeuf pourris... Et il y en avait tellement d'autre qu'à force de côtoyer des êtres magiques il avait finit par reconnaître.

    Et en ce moment même, ce qu'il ressentit fut comme un étau, un très léger étau. Comme si on cherchait à dissimuler son utilisation. Le contrat que lui propose la petite démone semble plutôt équitable. Mais les zones d'ombres sont encore trop grandes pour que le chevalier accepte comme ça, puis... cette impression d'étouffer. ça pouvait venir d'elle, mais peut-être y avait-il des magiciens dans cette taverne ? Elle n'était pas bien grande ce qui faisait que la moitié de la salle pouvait être coupable. Mais il avait quand même en face de lui une démone... Fourbe, peut-être menteuse... Quelqu'un dont il fallait se méfier quoi. Il la laisse se rapprocher. Pencha la tête pour mieux l'écouter. Le corps frémit au souffle dans son oreille et il sourit doucement. Cette approche lui plaisait plutôt bien.

    L'homme resta silencieux quelques secondes, presque pensifs, puis reporta son attention à sa charmante compagne. Son sourire était séduisant et pivotant lentement pour se retrouver en face d'elle. Elle était vraiment charmante, mais l'attention du chevalier n'était plus enclin à dériver. Même malgré une aussi alléchante proposition. Il posa sa main gantée sur sa joue avec prudence sans quitter d'une seconde son regard jaune de félin.
    - Dame Naoxy, fabulatrice de Satori et Gardienne de la forêt maudite des terres rocheuses, j'aimerai vous confier quelque chose avant...


    Ni le sourire de l'homme, ni son regard, ni même son ton ne trahirent ses véritables intentions. Ils ne faisaient que dégager une impression de confidence importante. Il posa avec délicatesse et attention sa main sur le bras de la demoiselle, comme si elle risquait de se briser à la moindre indélicatesse, et il se pencha pour lui murmurer à l'oreille.
    -... mais il ne faudra jamais le dire à personne...

    L'homme se rapprocha de sorte à les isoler dans l'un des coins de leurs alcôve. Ils ne sont presque plus dans la lumière et l'homme tourne le dos à la salle, gardant son attention sur la belle demoiselle qu'il vient de coincer. Il se recule pour se retrouver nez à nez avec elle et fait glisser sa main jusqu'à son menton. Son regard et son ton se firent soudainement plus sévère.
    - Je sens parfaitement quand on utilise la magie.

    Le regard de l'homme resta plongé dans celui de la demoiselle. Il n'était pas benêt, il n'allait pas se faire avoir. Au mieux, ce ne serait pas d'elle que provient cet étau, et donc il se gourerait sur toute la ligne, au pire, cela viendrait effectivement d'elle et... peut-être essayerait-il de négocier d'une autre façon. Il la lâcha et s'en désintéressa partiellement, l'homme commanda un nouveau verre. Peut-être devrait il arrêter... Uhm, un dernier pour ce soir. Le menton dans la main, il l'observa de loin maintenant qu'il s'était écarté.
    - Pardonnez cette méfiance mais comment puis-je vous faire confiance alors que vous voulez m'enchaîner... ? Cet accord est acceptable mais, vous jouez dans la fourberie alors que j'essaye d'être honnête. Ne valez vous donc pas plus que les autres ?

    HRP > Paaaardon du retard, je procrastine beaucoup trop -j'espère que ce n'est pas trop médiocre...- et avec l'école c'est infernal, promis j'essayerai d'être moins en retard >....<
    Guardian
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