Une rencontre au coeur des marais. (Aaron Erean)

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    "Au cœur des marais un fantôme chante"

                 
       



    - La la la la la la la la la la la la
    La la la, la la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la la la,
    La la la, la la, la la, la la

    Qu'est-ce qu'ils ont fait à ses yeux ?!

    La la la, la la la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la la la

    - Tu chante encore et toujours Aumriel... On dirait une âme en peine... Déclara doucement Faé.

    Aumriel soupira doucement, laissant le souffle chaud de sa respiration apparaitre dans une trainée blanchâtre dans la fraicheur matinale. Le jour n'était pas encore complètement levé et elle pouvait encore profiter des quelques rayons de la lune sur ça peau nue, visiblement, elle était toujours apparente dans le ciel sombre. Elle avait passé la nuit dans cette petite ville portuaire , elle avait mangé à ça faim, les quelques poissons crus, la pauvre chèvre qui avait croiser son chemin et la gentille vielle femme qu'elle avait croisée qu'il lui avait offert bain, fromage et un peu de bières, elle l'avait laisser en vie pour cette gentillesse non caché et surtout qu'elle avait bien manger avant et que son hôte Faé n'avait pas arrêter de la harceler avec ceci. Ces pieds s'enfoncèrent dans la terre humide du marais qui bordait le village côtier. Elle laissait doucement ces doigts glisser sur la surface des branches qui se tendaient vers elle et parfois sur l'écorce d'un arbre donc elle passait trop proche.

    La douce voix de Faé la guidait parfois, sinon elle lui offrait le silence apaisant. Parfois, elle pensait qu'elle était complètement seule, n'entendant plus rien, ne voyant plus rien. Mais étrangement, elle, c'était fait à l'idée de dépendre un peu d'une aussi délicate demoiselle qu'était son hôte. Elle aurait presque pu si faire si ladite demoiselle ne détruisait pas toujours ces repas, mais en même temps, elle comprenait les étranges sentiments que cette dernière, et c'était ceci qui la dérangeait le plus. Jamais au par-avant, elle ne c'était senti aussi proche d'un humain, mais leur situation était différente, elle avait remarquée qu'avec le temps, leurs personnalités distincte s'entre-mélangeaient, offrant d'étrangement sentiment humain à elle la démone et de ces propre émotions ou envie à cette petite humaine. À plusieurs reprises Faé lui avait demandée de manger, et parfois, c'était elle-même qui refusait. Elles avaient réalisées que le fait de trouver un corps apte de soutenir son âme trop puissante était primordial, sinon, leurs âmes allaient finir par ne devenir qu'une. Ce qui pourrait être dérangeait, parce qu'elles ignoraient ce qui allait réellement arriver.

    Elle secoua le sac qu'elle remportait, secouant les objets qui se trouvaient à l'intérieur de la peau de chèvre. Elle se souvenait, des os blanchit, des yeux de grenouilles, un cerveau de corbeau, des entrailles de chèvre fraiche et du sang d'humain. Il ne lui manquait rien, du moins elle pensait.

    - Sur ta gauche, un gros rat... Déclare Faé

    - Hum... Mes préférés... Murmure Aumriel.

    Elle tourna la tête dans la direction, changea un peu de quelque centimètre, agrippa le long manche sombre qui dépasse de son châle pâle et tire rapidement la lame aussi sombre que la nuit de son fourreau, frappant du plat de lame la petite créature qui selon Faé a gémit de douleur avant de mourir sous le choc. La démone soupire, elle aurait préféré l'avoir en vie, mais elle ferait avec. Elle compte les pas que lui offre Faé, finit par ce pencher et fouiller le sol humide et remplit de feuille. Elle sent l'odeur forte de la terre, de la mousse, des feuilles et ça préféré, celle du sang. Ces ongles grattent avec douceur la fourrure brute du rat et elle le prend dans ça main.

    D'un mouvement fluide, elle fait tourner l'épée et la glisse sans difficulté dans son fourreau, son corps habituer à faire le mouvement. Elle sent la résonance que fait l'épée dans son fourreau, le métal contre le métal, les fines vibrations qu'elles produisent contre son dos. En se relevant, elle porte le rat à ces narines, sent la fourrure qui à l'odeur du marais. Elle a envie d'y mordre, de sentir la chair se crisper et ce déchirer sous ces dents, de sentir le sang couler dans ça bouche et dans sa gorge, mais elle doit l'utiliser pour autre chose. Elle expire son souffle chaud sur le cadavre, poussant une fumée orangée qui a pris également possession dans son regard, et de son pouce ganté de métal, elle vient graver un symbole sur le ventre dodu de la pauvre créature et murmure des paroles qui part au vent au même rythme que la fumée orangée. Elle perce avec une de ces canines ça lèvres inférieur, goûtant son propre sang quelques secondes et finit par ouvrit la bouche et laisser son sang tomber sur le symbole gravé dans le corps. Une fois la quantité requise, elle ferma la bouche et le sang vient se glisser comme par magie et le remplir, pour changer de couleur et viré orangée tout comme le regard de l'animal qui gigote à nouveau dans ça main, mais qui reste calme.

    Elle le retourne avec tendresse, glissant ces doigts libres sur son dos, caressant l'animal mort-vivant. Le regard de la créature avait viré à l'orange, de la même fumée que dégageait le regard, le souffle et la fumée qui sortait maintenant ces gants de la dame. Elle déposa doucement ces lèvres sombres sur la tête et le dépose au sol, il sera un messager de plus à elle et a son rendez-vous. Puis aussi nonchalamment, elle reprend sa marche dans les marais en direction de son point de rendez-vous. Elle avait été demandée, plutôt ces services de nécromancienne. Elle avait donc choisir le lieu, loin de la civilisation, un lieu sure ou les morts pouvaient vivre en paix fragile et les marais étaient parfaits pour ceci.

    Une fois sur place, elle fit le tour de la roche plate, caressant la surface, grafignant avec ces gantelets. Elle appréciait doucement les vibrations qui résonnaient dans son avant-bras. Pour un œil observateur, on pouvait remarquer d'autres animaux, ici et autour de l'emplacement dégagé. Une biche mangeait doucement, quelques rats vagabondaient autour de la pierre où elle se trouvait, un sanglier qui était à l'opposer de la biche et deux corbeaux qui jacassait entre eux, ils avaient tous quelques en commun, un regard de flamme orangé et un symbole dans les mêmes ton, délicat mais présent.

    Elle finit par s'asseoir sur la large pierre, emplacement ou allait reposer le corps du défunt et attendre doucement, commençant à chanter. Ça voix s'éleva avec douceur dans les airs froids, accompagnée des cris des oiseaux, la scène était magnifiquement lugubre. Elle pouvait encore sentir les rayons qui caressaient sa peau, le vent qui commençait à ce lever et venir rajouter une délicieuse caresse sur son corps, faisant envolée ça longue chevelure blanche, ressemblant davantage à un fantôme dans cette atmosphère lugubre et entourée de brume.

    - La la la la la la la la la la la la
    La la la, la la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la la la,
    La la la, la la, la la, la la

    Qu'est-ce qu'ils ont fait à ses yeux ?!

    La la la, la la la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la la la


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    Au cœur des marais.

    Une nouvelle commande. Encore et encore. Peut-être devrait-il faire une petite pause ? Après tout, il avait suffisamment d’argent pour retourner se cacher dans les entrailles du Dragon Défrauqué alors pourquoi repoussait-il sa paresse pour aller se perdre au fin fond d’un marais dans les Îlots Noirs ? La réponse à cette question, il la cherchait toujours alors qu’une vieille histoire à faire peur les enfants lui revenait en mémoire. Pourquoi y pensait-il ? Parce que les marais étaient encore baignés par la pâle lueur de la lune, et que cela collait parfaitement à l’ambiance de ce conte. Un conte bien morbide. Celui d’une femme qui errait les marais à la recherche de son enfant et qui, en pensant que c’était le sien, enlevait tous ceux qui s’aventuraient un peu trop dans ses profondeurs. La Dame Pâle, s’il se rappelait plutôt bien… Dire que ce conte avait des siècles et que ses parents étaient déjà bien installés à Parks quand ils l’avaient entendu, cela faisait un peu froid dans le dos. Cela prouvait bien à quel point les contes transcendaient les âges…
    Avançant d’un pas silencieux dans le marais, le démon espérait ne pas se perdre. Il fallait dire que tout se ressemble à la lumière de la lune. Les fourrés étaient les mêmes. Les arbres semblaient tous êtres les mêmes, tendant les mêmes branches dénudées vers la même lune pâle, se disputant la place du plus près. S’ajoutait à cela une brume qui lui semblait presque maléfique, pour un peu plus, il aurait rebroussé le chemin. Mais il ne pouvait pas le faire. Après tout, s’attirer la colère des Nécromanciens n’était jamais bon… Parce qu’il faut dire, ce genre de personne l’avait toujours un peu effrayé. Jouer avec la mort ne devrait pas vraiment être permit… Du moins c’est ce que lui ont appris ses parents, mais ils n’étaient plus là pour lui dire quoi faire, donc il se débrouillait. Quoiqu’il en soit, il avait dû faire appel aux services d’un nécromancien afin de récupérée une information qui se trouve dans la mémoire d’un de leur ami cadavre.
    Déjà si l’ami-cadavre se situait enfouit au fin fond d’un marais, ça signifiait clairement que l’information était de taille. Donc ça promettait une belle récompense. Alors s’il en plus de rebrousser le chemin, parce qu’il aurait eu la trouille d’un ou deux fantômes qui n’existe pas, il aurait contrarié son commanditaire et le nécromancien qu’il lui avait recommandé. Ce qui était simplement hors de question.
    Puis, comme portée par une légère brise, le démon entendu comme une sorte de chant. S’immobilisant, tous les sens aux aguets, prêt à bondir en cas de danger, il écoutait. Il écoutait, les yeux fermés pour mieux trouver la provenance. Puis il se déplaça, sans provoquer le moindre bruit, vers la source. Ses pas semblaient à peine toucher le sol. Le portant toujours plus loin, s’orientant uniquement grâce à son ouïe et sa vue. Peut-être était-ce le nécromancien, qui au vue de la voix semblait être une femme, chantait, ou alors c’était les sanglots de la Dame Pâle.
    A cette pensée le démon s’immobilisa. C’était une mauvaise idée de penser à de telles choses ici… Soufflant lentement, il fit sortir définitivement la Dame Pâle de son esprit, il reprit sa marche silencieuse. Il finit par atteindre une espèce de clairière alors qu’il comprenait une phrase. « Qu’est-ce qu’ils ont fait à ses yeux ?! » Il ne put s’empêcher de ressentir une pointe de tristesse pour cette pauvre femme. Assise sur une pierre qui s’étirait en longueur, ses cheveux cendrés se laissaient porter par le vent, lui donnant des allures de fantôme. La femme avait un teint encore plus blanc que le sien. Presque plus pur. Mais ce qu’il remarqua c’était ses yeux et ses lèvres. Des yeux laiteux comme le teint d’un mort des lèvres aussi noires que ses propres habits. Etait-ce une possédée aveugle ? Etrange…
    Pourtant le voleur ne faisait aucune remarque. Se contenant de rester appuyé contre un arbre au tronc noueux, attendant patiemment qu’elle finisse sa mélopée. Elle avait l’air triste… C’était stupide de sentir de l’empathie pour de telles personnes. Stupide et inutile. Son regard quitta la femme pour examiner les alentours. Le soleil commençait à se lever, ce qui facilitait l’observation. Quelques animaux paressaient tranquillement dans les recoins de la clairière. Son regard fut tout naturellement attiré vers les corbeaux.
    On l’avait souvent comparé à un corbeau. A cause de ses cheveux ou de sa manie à se cacher dans ses habits noirs. Puis, il faut dire, il n’était quand même pas un enfant de cœur. Eliminant ceux qui le gênait sans aucun remord. Après tout, il fallait bien commencer par quelque un s’il voulait finir par détruire le monde. Fronçant les sourcils, il se rendit compte que les corbeaux avaient les yeux orange lorsqu’ils tournèrent la tête vers lui. Un orange presque surnaturel… Le démon eut l’impression que la chanson s’était finit alors que le regard des volatiles se posaient sur lui, mais peut-être son esprit lui jouait-il de tour ?
    -  Les ont-ils torturés ? Demanda-t-il comme pour répondre à la question de la chanson.
    Son ton était calme. Presque doux. Après tout, il n’avait aucune envie d’énerver la femme. Il n’en avait aucune raison. Pour une fois qu’il n’avait guère envie de détruire le monde. Se contentant d’être calme. Vraiment calme. Fait assez étrange, pour ce démon, qui était souvent partagé entre des émotions trop fortes ou quasi inexistantes. Il s’avança d’un pas lent, sans prêter un regard de plus à la dame.
    - M’enfin, je ne devrai pas dire cela, puisque votre question n’est surement pas destinée à recevoir une réponse.
    Le démon haussa les épaules avec nonchalance. Ça lui était totalement égal, après tout. Il avait juste eut envie de se justifier, sans aucune raison. Comme cette question avait besoin d’une réponse. Les mains dans les poches, il se pencha légèrement au-dessus de l’eau.
    - Bon, soupira-t-il en se rendant compte qu’elle était tellement stagnante qu’il ne pouvait même pas apercevoir son reflet. Je pense que notre ami se trouve quelque part… là-dessous.
    Rien que d’énoncer ceci à haute voix, il avait déjà envie d’abandonner. L’idée qu’il faudrait mettre les mains… là-dedans, le répugnait. Il allait surement  devoir se coltiner cette odeur, complètement, dégueulasse, pendant un bon mois… Ça promettait. Retroussant d’avances ses manches, il se tourna vers la nécromancienne et lui demanda :
    -  Vous voulez que je le pose sur la pierre après ?

    Note > Je me suis permis de copier un peu ton code, j'espère que ça ne te dérange pas...
    Gust
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    "Au cœur des marais un fantôme chante"

                 
     



    La la la, la la la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la,
    La la la, la la la la la la la la la la la


    Tout en continuant de chanter calmement, la dame aux cheveux cendrée fut avertit par ces compagnons animaux, les rats aillant sauter sur les pans de ça robe sombre pour grimper le long de ces jambes et ensuite ce cacher dans les plies du châle. Elle ne l'entendit pas spécialement venir, ce fut Faé qui l'avertir après la réaction des corbeaux, observant leur nouveau invité. Elle termina donc son chant lugubre au même rythme que le vent tomba, lui apportant l'odeur particulière et caractéristique des siens. Elle tourna doucement la tête dans la direction du jeune homme, suivant étrangement ces déplacements malgré son aveuglement. Elle finit doucement par ce lever de son siège improviser et y faire le tour pour aller rejoindre la personne.

    Selon la voix, la personne devait être masculine et elle avait un rapide portrait robot de ça compagne. Vêtement aussi noir que la nuit, une chevelure sombre et mal entretenue, mais son odeur, était particulière, elle l'avait trahi à la première seconde qu'il avait pénétrée dans la clairière. Elle se licha les lèvres, alléchée de l'odeur, cette odeur, il y avait bien longtemps qu'elle ne l'avait pas senti, mais elle avait un petit quelque chose de différent, elle ne semblait pas dégager l'odeur étouffante de Satori, peut-être y avait-il trop longtemps qu'il était ici en Heiwa, ou y avait-il une toute autre raison ? Elle respira une nouvelle fois, salivant un peu plus et re-goûtant presque à sa saveur particulière.

    - Aumriel, ce n'est pas le moment, Clame son hôte.

    Mais la démone n'a que faire des paroles de sa compagne, oubliant tout autour d'elle, elle n'a que d'odeur et de goût l'homme qui se trouve visiblement dos à elle. Elle peut le savoir grâce aux animaux qu'elle a place autour. Entendant la voix de Faé lui crier d'arrêter, que beugler à ces oreilles qu'elle ne peut pas faire ceci, pas maintenant, L'apparence de la jeune femme sembla étrangement se briser, laissant entrevoir à certaine partit de son corps une peau sombre, au niveau de ces mains de longue griffe plus coloré orangé, à son visage une chevelure sombre se mélanger à la plus pâle, et des cornes, de longues cornes apparaitre, mais étrangement, une illusion essaye de combattre, de ramener l'apparence initiale, mais elle semblait avoir beaucoup de difficultés à garde tête froide en ce moment. Elle allait étirer les bras pour agripper le jeune homme quand un rat tomba sur ces pieds et qui la fit sursauter, ramenant Aumriel dans le temps présent, et son apparence complètement inchangée.

    Elle sembla se plaindre dans un langage inconnu aux oreilles de son compagnon et d'un coup sec écrasa ça botte armurier la pauvre créature et éclata dans un bruit visqueux, éclaboussant les feuilles et la terre d'une jolie couleur rouge.

    -Tss... Laisse échapper l'aveugle.
    -Tu es complètement folle... Murmure Faé
    -Depuis toujours... Tu devrais le savoir maintenant. Déclare Aumriel très bas.

    En soupirant, elle claque des doigts, et au bruit la biche et le sanglier s'approchent en même temps. La biche vient doucement ce placer aux côtés de sa maitresse qui vient caresser son cou doucement, et le sanglier s'approche du jeune homme, secouant son visage et ces défenses. Ce dernier commence à fouiller la terre et une fois l'emplacement du cadavre trouver commence à attendrir la terre et à la pousser, habituer de faire ce genre de travail quand il cherche des truffes.

    Elle finit de s'avance jusqu'à son invité et s'arrêtant exactement à ces côtés. Elle pose une main sur son épaule, délicate pression sur la chair tendre, elle ne serre pas, elle ne fait que déposer qu'un léger poids sur ces épaules. Elle penche ensuite son corps sur lui, s'introduisant dans l'espace personnel du jeune homme sans pour autant se rendre envahissante ou même dérangeante, dégageant quelque chose d'agréable, mais combien particulier pour les plus avertit. Elle souffle par la suite, doucement ces paroles à son oreille, laissant son souffle chaud caresser la chair tendre de son oreille.

    -Laisse le faire le travail jeune démon, et discute plutôt avec moi, tu devrais plutôt me distraire, parce que je te trouve dès plus délicieux...
    -Aumriel... Ne recommence pas... Déclare la fée

    La démone finit par glisser ça langue sur l'oreille de l'homme, goûtant à nouveau le goût particulier des démons, plutôt l'essence même, légèrement picotant sur ça langue et cendré sur ces papilles, mais un gout grandement apprécier de la démone de la gourmandise. D'ordinaire, un autre démon de Satori aussi puissant qu'elle aurait suit à quoi il aurait eu affaire, mais un démon d'ici ? Elle l'ignorait et ne cherchait pas spécialement à le savoir. Elle finit par se redresser, tournant dos au démon en s'éloignant de lui, elle devait au moins essayer de garder la tête froide et ne pas s'imaginer mordre à pleine dent dans son cou, la sensation de ces dents contre la chair, le sang chaud et sulfurique du démon dans sa bouche, de ces entrailles comme dessert, et son cœur, tendre bonbon, elle sentit à nouveau l'envie de se jeter sur lui, de manger...

    -Aumriel, le contrat ! Clame Faé.
    - Suffit idiote... J'en ai marre... Tais-toi quelques secondes... Réplique la démone plus fortement.

    Elle prend une nouvelle grande respiration, et pourtant même si sa voix avait été colérique, son visage n'avait rien exprimé, pas plus que ces mouvements qui semblaient toujours calmes. La jeune femme fouilla dans les plies de son châle, elle sembla agripper quelque chose le sortit, un des rats, du moins un des deux qui lui restait et sans plus de cérémonie, elle lui brisa la nuque, le craquement fut sonore, se répercutant dans la clairière et continuant doucement à marcher autour de la pierre, elle croqua à pleine dent dans la tête, l'arrachant sans difficulté visible et mâchant le tout. Sous chaque coup de dent, on pouvait entendre le crâne se fracturer, le cerveau éclater et les yeux faire de même. Le peu de sang qui pouvait se glisser à l'extérieur de ces lèvres sombres et glisser sur son menton en marquant d'un filet rouge la peau pâle, fut rapidement absorbé par la peau, ne laissant aucune trace sur son passage. Elle prit une bonne minute de silence à passer ces nerfs sur ce morceau avant de parler à nouveau.

    -Qu'as-tu à me partager sur ce corps et sur ce que tu recherches... Tout ce que tu pourras me dire m'aidera...

    Note'1 : Il y a aucun problème, tu aurais même pu me demander le code !
    Note'2 : J'ai pris une petite liberté, j'espère que ça t'aura pas dérangé ! Si oui, tu me le diras et j'éditerais mon poste.
    Note'3 : Pardon de l'attente, j'ai eu une grosse journée de 12h au travail... J'étais complètement épuisée en arrivant...

     

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    Au cœur des marais.

    Le voleur frissonne alors que son odorat est assaillit de toutes sortes d'odeurs. La stagnation de l'eau du marais, l'odeur fauve des animaux et celle qui vient lui titiller les sens. Une odeur assez étrange. Il a l'impression de l'avoir déjà sentit, mais il n'arrive pas à se rappeler où, ni pourquoi. Une odeur qui, pourtant, lui semble familière. Son regard s'est depuis longtemps passé de la nécromancienne. Il regarde les arbres, examine les moindres détails, scrute les recoins sombres. C'est juste une habitude de voleur... Toujours à vouloir espérer trouver quelque chose qui brille. Qui a de la valeur. Mais il n'y a rien au cœur des marais. Juste lui, cette nécromancienne, le cadavre caché et tous ces animaux. D'ailleurs, il y en a vraiment beaucoup. Le voleur était presque sûr que les biches n'avaient rien à faire dans un endroit pareil. Qu'elle avait plus leur place dans une forêt ou un bois. Mais il gardait ça pour lui, après tout, les biches en question, avaient les yeux oranges et un étrange symbole gravé dans leurs fourrures.
    Son regard se perd sur l'eau verte. Quelques nénuphars ont réussis, par un étrange miracle, à peupler la surface aquatique. Quelques uns seulement. Éparpilles par-ci, par-là. Avec une ou deux grenouilles se plaisant à rendre l'ambiance plus sombre avec leurs croassements. Le démon soupira doucement. S'il y avait des nénuphars, l'eau ne devait pas être trop profonde. Un mètre maximum. Cela arrangée déjà un peu sa tâche. Mais il devrait quand même faire attention, le fond devait être atrocement argileux ou boueux, un truc bien pour cacher un cadavre. Il se demande bien comment il va réussir à trouver son ami... Le démon se retourne légèrement lorsqu'un léger couinement monte jusqu'à ses oreilles. Son regard fait des allés-retours entre la petite bestiole écrasé et la nécromancienne.
    Il se mord légèrement la lèvre. Il est encore tombé sur une folle... C'est bien sa veine. Il lève les yeux vers le ciel, comme s'il espérait voir la malchance au-dessus de lui, histoire d'être sûr. Parce que franchement, deux fois de suite... Mais non, comme à chaque fois, il n'y a rien. Juste le ciel, qui est, en l'occurrence, caché par un nuage bien gris. S'il se mettait à pleuvoir, le démon allait vraiment croire que le sort s'acharnait à ce qu'il reste paresser dans un endroit tranquille. Et non en train de courir partout, pour se faire de l'argent... C'est franchement embêtant. Malgré le fait qu'elle prononce très bas ses paroles, le démon l'entend quand même. Après tout, c'est un voleur, c'est normal que son ouïe soit aussi fine. Bien que les heures -forcées- passées à servir des ivrognes, qui ne savent même plus comment ils s'appellent, auraient pu lui faire perdre de l'audition, la chance a été gentille sur ce coup-là et l'a sauvé de la surdité.
    Donc... En plus d'avoir l'air colérique et folle, la nécromancienne est... Comment disaient-ils déjà... ? Schizophrène ? Oui, c'est surement ce mot... C'est... Sympa comme mélange. Le démon à un léger sourire nerveux lorsque le sanglier vient secouer sa tête près de lui. Ah ah. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il le voit se diriger à quelques mètres de sa position et se mettre à creuser la terre. Oh. Sérieusement ? Un sourire de gamin apparaît sur le visage du voleur alors qu'il s'apprête à rejoindre la bestiole pour espérer confirmer son idée. Mais il interrompt son geste et son sourire se fane presque aussitôt. Un frisson en provenance de son épaule se répercute dans tous son corps. Un frisson désagréable. Il se crispe et fait un effort pour ne pas la repousser violemment. Il faut dire qu'il déteste le contact et encore plus lorsque la personne est plus grande que lui. Ça l'énerve. Ça l'agace. Ça lui donne des envies de meurtre. Mais il ne dit rien. Parce qu'en plus de faire des efforts aujourd'hui, il s'était dit qu'il essayerait d'être poli. Alors, il serre les dents et encaisse. Encore et encore. Même lorsqu'elle se penche sur lui, il ne bronche pas. Un désagréable frisson parcourt tous son corps alors que son souffle effleure son oreille. 
    - Laisse le faire le travail jeune démon, et discute plutôt avec moi, tu devrais plutôt me distraire, parce que je te trouve dès plus délicieux...
    Ses mains se crispent. Ses épaules se crispent. Sa respiration et son cœur décident de s'arrêter. Son corps tout entier se crispe alors que la langue de la nécromancienne se glisse sur son oreille. C'est comme s'il venait de se prendre un coup de jus. Ses mains sont si crispées que ses phalanges sont toutes blanches. Enfin, plus blanche que d'habitude. Une expression nerveuse plaquée sur le visage bien plus pâle qu'à l'ordinaire, alors que son regard est posé sur les cheveux blancs de la femme. Il a l'impression que ça dure des heures. Cette... Affreuse sensation. Puis elle se redresse et s'éloigne comme si de rien n'était. Son regard reste bloqué sur le dos de la nécromancienne. Ce n'est qu'au bout d'un moment, aussi long que l'éternité, qu'il se prend le contre-coup de ce soudain moment de stress.
    Un lent, très lent, frisson glacé parcourt son corps. Se décline en onde encore plus glacé, et ce n'est que lorsqu'il a complètement disparu que le démon expire. Il expire lentement alors que ses épaules se détendent tout aussi lentement et que son cœur repart. Pendant ce temps, son regard ne quitte plus d'une seule seconde la femme. Il est simplement hors de question qu'elle lui refasse un coup pareil. Il ne la laisserait pas faire. Le voleur retrouve entièrement ses capacités, alors qu'un craquement sinistre fait échos dans la clairière. Il essaye de ne pas y prêter attention, réussissant à détourner le regard il essuyait son oreille du revers de sa manche. Mais il n'arrive pas à ignorer le bruit. Il est beaucoup trop répétitif, trop angoissant, trop sinistre. Puis il lui rappelle l'histoire de la Dame...
    Le démon donne un coup de pied dans un pierre qui s'en va disparaître dans les profondeurs de l'eau. Non. Non et non. Ce n'est pas possible. L'odeur s'associe à l'histoire, et l'histoire parle d'un démon de la gourmandise. Et... non. Tout simplement non. C'est... Juste trop effrayant pour que ce soit vrai. Puis si c'était vrai, ça voudrait aussi dire qu'il est un peu dans un piège. Tout ces animaux, ils sont ses yeux. Certes, il pourrait s'enfuir en utilisant sa téléportation, mais voilà... Il ne savait même pas où était le Nord, ou le Sud et puis ce n'est pas comme s'il avait totalement récupéré.
    Soufflant doucement pour se calmer, il passa les mains dans ses cheveux. Le contact glacé le ramena un peu sur terre. Il devait se ressaisir. Franchement, flipper à cause d'un conte pour enfant, c'était bien stupide. Mais c'était aussi bien dans le caractère du démon. Puis il fallait dire que cela collait. L'odeur étrange qu'il sent depuis le début, elle pouvait très bien être celle d'un démon. Puis après avoir vu ce qu'il avait vu, il y avait plus de chance que ce soit un démon de la gourmandise que de la colère. Ou ça pouvait bien être de la luxure... Se massant les tempes, ce problème commençait déjà à l'agacer. Pourquoi ça n'aurait-il pas pu être tout simple ?! Mais non, on lui met quelqu'un qui a envie de le manger... Donc accessoirement de le tuer. Ce qui fait quand même deux femmes qui veulent le tuer... Enfin, femme, femme c'est pas vraiment le mot pour désigner l'espèce de folle furieuse d'assassin.
    - Qu'as-tu à me partager sur ce corps et sur ce que tu recherches... Tout ce que tu pourras me dire m'aidera...
    Trop heureux d'avoir quelque chose de réel pour distraire ses neurones, le démon se retourna en enfouissant les mains dans les poches de son manteau. Levant les yeux vers la haut couche de nuage qui masquait le soleil, il commença à énumérer ce qu'il avait apprit par cœur quelques jours plus tôt.
    - C'est un homme, la trentaine, il a les tatouages d'une guilde itinérante de voleur. Il a voler des documents importants à mon commanditaire. Deux ou trois parchemins avec des noms écrits dessus. D'après mes renseignements, il s'est fait tuer par son commanditaire, d'un coup à la gorge et ça doit faire... trois jours qu'il baigne.
    Alors qu'il parlait, il s'était approché du sanglier qui avait finit de déterrer le corps. A moitié dans l'eau et à moitié enterré, le démon allait quand même devoir le tirer. S'accroupissant en plissant le nez, il tendit les mains et essaya au maximum de ne pas avoir de contact avec l'eau. Mais peine perdue, à peine eut-il tiré un peu sur le corps qu'un déluge engloutit ses mains. Serrant les dents, autant pour retenir son dégoût que pour se donner de la force, il tira un grand coup sec pour l'extirper de la vase. Ce qui fonctionne très bien. Réussissant à ne pas s'étaler au sol, il se releva après avoir essuyé ses mains sur son pantalon.
    - Bon... Il a bien été égorgé, mais ça, ces symboles au niveau de sa bouche... fit-il en penchant la tête pour mieux observer les lèvres. Je pense pas que c'est normal... Non ?
    Ah ah. La bonne blague. Demander à une personne si des symboles sont normaux alors que la personne en question ne peut pas voir. Enfin si, elle peut voir, mais techniquement, ce n'est pas de ses propres yeux. Se reculant plus par précaution que pour lui laisser la place pour examiner le corps, il se mit à martyriser la terre boueuse du bout de sa botte. Franchement, il haït les nécromanciens. Ils sont beaucoup trop étrange pour lui...
    - Pour en revenir au sujet de la distraction, vous devriez plutôt compter sur quelqu'un d'autre, c'est une entreprise bien trop longue et épuisante pour le pauvre voleur que je suis.
    Gust
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    "Au cœur des marais un fantôme chante"

               
     


    La nécromancienne continua ça ronde, écoutant attentivement chacune des paroles que le voleur pouvait lui offrit. Elle continua de mâcher également ça collation nocturne. Une fois le tout terminer, elle licha doucement ces doigts, mordant assez son pouce pour y faire imprégner la marque de ces dents. Elle jeta un rapide coup d'œil sur ces vêtements, aucune tache de sang ne les tachaient, fantastique. Elle finit par retirer son châle, dévoilant ces épaules et la longue épée dans son dos. Elle finit par l'accroche doucement, défaisant la ganse qui la retenait attacher dans son dos et la planter dans la terre meuble. Elle plia en deux le tissu pâle et le déposa sur l'épée, cachant cette dernière.

    Puis doucement, elle défit le casque qui était toujours attaché dans son dos, cacher entre les plis de ces vêtements. Elle les observa tous les deux, venant caresser rêveusement le métal, laissant s'étirer dans les airs le frottement de métal. Elle ferma les yeux, toujours dos au jeune homme, mais pourtant ces oreilles étaient alertes et yeux attentifs au mouvement qui se passait. Les corbeaux observaient doucement l'action qui se passait.

    L'un deux sauta de ça branche, sautillant et finit par s'envoler pour venir prendre une place précaire sur le casque. La dame pâle vient poser les mains sur le bas, retenant le ballant pour sa favorite. Ce dernier crossa un peu, attirant l'attention de ça maitresse. Elle étira son autre main, caressante des bouts du doigt la tête et le plumage sombre et lustré de la petite créature. Puis doucement sous les paroles du jeune homme, l'oiseau aux couleurs d'encre tourna la tête vers le ciel, mais l'épais nuage lui cachait la vue. Elle fut déçue, plutôt elle avait pu savourer la toile étoilée au ou lune bien ronde et haute. Mais maintenant elle en voulait au monstre grisâtre qui ruinait son plaisir personnel. La biche bougea à nouveau, revenant aux côtés de maitresse puis accepta les caresses offertes et alla ensuite ce coucher au côté de la pierre de sacrifice.

    Aumriel finit par lever les mains, les glissant dans la longue cascade qui lui arrivait sous les fesses et les ramena dans une queue-de-cheval haute. Elle retient le tout d'une main et glissa l'autre à ça ceinture où elle retira un cordon de cuir qu'elle enroula habilement ce dernier pour retenir la queue-de-cheval. Les yeux clos, le visage calme et détendu, on pouvait voir la délicatesse de ces traits angéliques. Elle glissa ces mains gantées de d'acier noir sur son visage, le long de son cou et s'arrêta sur ces épaules nues et laissa échapper un long souffle en tournant finalement la tête vers la position du sanglier et de son nouveau petit démon. Elle ressemblait terriblement à ça mère ainsi, l'originale légende de la dame pâle.

    Le sanglier avait terminé d'aider de déterrer le corps, et l'agissement du jeune homme l'amusait quelque peu. Avait-il, enfin, finit par comprendre ? Mais quelque chose attira l'attention de la démone quand le voleur tira le corps du défunt de son trou. Le sanglier sembla se fixer sur la tête, comme ça maitresse, c'était figer sur les marques étranges.

    - Non, ce n'est pas normal jeune démon... Déclare-t-elle avec la plus grande douceur.

    - Crois-tu qu'un autre nécromancien est derrière ceci ? Demande Faé qui observe également les symboles. Celui-ci au coin de ça bouche est une rune de scellage, la même que celle à son autre coin. Mais celle de son menton est celle qui retient ça langue de bouger et il en a une quatrième en haut de ces lèvres, juste sous son nez, elle scelle les trois premières runes. Pourquoi autant de précaution ? Continue, l'hôte féerique.

    - Pour ne pas partager ces lourds secrets... La personne s'attendait surement à ce qu'on essaye de retirer ces informations. Mais je doute que ce soit tout... Déclare Aumriel.

    Puis au même moment, elle grognant et sentit la faim revenir. Elle n'avait décidément pas besoin de ceci. Elle finit par se déplacer, penchant son corps sur le corps pour l'attraper et finir de le glisser jusqu'à la pierre. Étrangement, elle n'eut aucune difficulté de bouger le corps. Il était plutôt pratique de transformer son corps. Ces avant-bras avaient doucement viré au noir, l'encre magique, avait manger le bout de ces doigts et avait remonter jusqu'à ces coudes qui étaient visibles juste en haut de ces gantelets. Quand le corps était retombé sur la surface froide, ça peau redevient aussi blanche que la neige. Elle se pencha sur le corps, la biche en avait profité pour relever la tête et la poser à côté de la tête du corps. Aumriel tourna doucement la tête vers les yeux orangée de sa petite compagne poilue et s'accroupit pour s'agenouiller au sol et prendre appui sur ces coudes sur la pierre. Elle observa le vide devant elle, mais étudiait en silence les symboles. Elle finit par retirer un de ces gants, dégageant une de ces mains marquer de cicatrices à l'intérieur de son poignet et de ça main. Elle étira ces fins doigts sur le corps de macchabée. Elle finit par remonter le long de son corps en décomposition pour s'arrêter au niveau de ça bouche.

    Les paroles du jeune homme la firent sourire, elle leva la tête vers lui, laissant le corps quelques secondes. Elle semble étrangement plonger le regard laiteux dans le sien, mais ce dernier change doucement, tirant au noir, dévoilant un regard gourmand et brillant. La surface autour d'elle semble se fissurer, se briser pour doucement virer au sombre opaque. Ces sourcils virent doucement orange brillant et des tribal apparait aussi orangée que l'or, lignes de scarifications sur ça peau sombre, sous ces yeux et son front. Des mèches aussi noires que les abysses semblent prendre place dans ça chevelure, chevauchant, mais l'illusion de la dame pâle semble vouloir reprendre place

    - Aumriel... Calme-toi... Susurre avec la plus grande des douceurs Faé.

    Puis brusquement, son visage redevient normal, abandonnant le jeune homme pour le corps, attiré par une odeur. Elle sentait les effluves nauséabonds du mort, elle sentait la mort qui s'agrippait à lui, de l'eau stagnante, des algues qui s'étaient accrochées à lui pendant sa trempette. Mais elle sent autre chose, une petite odeur sucrée, très légère et caché sous la tonne d'autre odeur. Elle rapproche son corps, prend une grande respiration, elle sent la magie, l'essence même, mais cette dernière est amère et lui offre un frisson qui parcourt chaque partie de son corps. Mais ce n'était pas cette odeur qui l'attirait, elle était plus fine, plus subtile, délicate et presque imperceptible, puis tout à-coup, elles s'exclament, triomphantes.

    - Une âme !

    - Son âme !

    Ces doigts caressent presque amoureusement les symboles, s'assurant bien ce qu'ils sont et doucement, elle glisse les doigts dans la bouche ou se dégage une odeur désagréable. Elle était habituée à la décomposition, aux odeurs désagréables, à la mort simplement. Elle glisse les doigts sur les gencives, et sur la chair, sous la langue puis monte sur l'intérieur du palet où elle trouve ce qu'elle cherchait. Une autre rune y est gravée, scellant une autre fois le tout et suivant le symbole empêchant tout son de sortie de cette autre bouche, scellant également l'âme à l'intérieur du corps, empêchant de la rappeler.

    -La personne qui a fait ceci a prit ces précautions, il voulait s'assurer qu'on ne puis pas le faire parler rapidement. Déclare nonchalamment la démone.

    Elle lève à nouveau la tête sur le voleur, garde le silence, pensif. Ces doigts gantés tapent sur la pierre, impatiente, mais son visage reste de marbre. Puis elle parle doucement :

    - J'ignore ce que tu cherches, mais il me faudra plus de temps pour récupérer ton information. Il faudra faire un rituel pour se débarrasser des runes misent en place... Alors je pose la question une seule fois et réfléchis bien à ta réponse jeune homme. Qu'es-tu prêt à faire pour récupérer l'emplacement de ces parchemins et des renseignements sur son commanditaire ?



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    Au cœur des marais.

    Il était sûr qu'elle voyait. Peut-être pas comme lui, mais d'une certaine façon, elle voyait. Et cette certitude le faisait frémir. Pas parce que c'était une chose impossible. Il y a, depuis longtemps, comprit que l'impossible était souvent possible... Mais plutôt parce que son attitude lui faisait froid dans le dos. Dire qu'elle avait l'air si calme, si délicate et qu'en fait... Qu'en faite c'était une démone de la gourmandise. D'ordinaire, le démon de la paresse savait gérer son stress, mais là, il y avait vraiment quelques choses qui le mettait mal-à-l'aise. Il voulait au plus vite en finir avec cette étrange affaire. 
    Il la regarde faire son étrange manège, sans dire un mot. 
    C'est sûr. Il n'aime pas les nécromanciens.
    Le démon ne fait pas la même erreur. Légèrement adossé à un arbre, il laisse son regard dériver entre la nécromancienne et le cadavre. Il ne bronche pas lorsqu'elle plonge son regard laiteux, devenu ébène, dans le sien. Il ne bronche toujours pas en voyant les traits de son visage vaciller. Osciller. Essayer de prendre d'autre teinte.Voulant passer du blanc, au noir. Avec des nervosités oranges courant sur son front et autour de ses yeux. Même ses sourcils changent de teinte, glissant vers un bel orange qui semble briller dans la faible luminosité du cœur des marais. Mais l'apparence principale est plus forte et rapidement, le spectre, disparaît. Rendant au visage sa beauté albinos. Le démon ne dit toujours rien. Même malgré l'aura oppressante qu'il a ressentit pendant quelques secondes. Mais il ne fait aucune remarque, se contenant de noter. L'observation, dit-on, est l'une des qualités que se doit de posséder un bon voleur, en plus de la capacité de déduction et de mémorisation.Et ces trois choses, le voleur les possède. Il sait même très bien s'en servir. Il ne dit rien, car dans sa tête toutes les pièces s'assemblent alors que la nécromancienne examine le corps.
    Une démone de la gourmandise. Ce qu'il avait d'abord prit pour de la schizophrénie était peut-être autre chose ? Peut-être que cette personne à qui elle parlait, n'était en fait que l'esprit initial du corps... Un corps humain ? Elfique ? Féerique ? Il ne peut rien dire, alors il se contente de mettre cette question de côté. Il a déjà entendu parlé d'invocation qui ont échoué, mais il ne s'est jamais vraiment penché sur le sujet. Après tout, il était un démon de la paresse, ce genre de chose n'était pas pour lui. A part s'il venait de Satori, hors ce n'était pas son cas, mais un peu celui de ses parents. Luxure et jalousie s'il se souvenait bien. Sa mère s'était jouée des désires des hommes pour traverser la barrière des mondes, tandis que son père avait choisit des voies plus simple et s'était consacré à une Entité. Avant de l'abandonner. Il avait déjà vu sa mère s'énerver, quelque fois, et franchement, ça lui avait suffit.
    Lui aussi il avait une apparence démoniaque. Même s'il ne venait pas de Satori, il en avait une. Mais il n'aimait pas l'utiliser. C'était beaucoup trop épuisant. Cela demandait trop d'énergie. Trop de concentration. Puis, il a trop la flemme de travailler à contrôler cette apparence. Sauf pour faire apparaître ses mains. Là, c'était même plutôt simple. Puis, son bras gauche avait, parfois, tendance à rester griffu et écailleux, mais ça, il le cachait sous des manches.  Par contre, quand c'est sa queue qui s'invite toute seule, c'est un peu plus difficile. Certes, extension de son corps lui est vachement pratique, mais cela reste quand même assez dérangeant. Mais heureusement, aucunes parties de cette apparence n'a envie de lui gâcher la journée déjà bien maussade et décident de rester bien caché.
    Aaron sursaute légèrement lorsque la nécromancienne s'écrit brusquement. Une... âme ? Un léger pli vient marquer son incompréhension sur son front. Comment est-ce possible ? Lorsque l'on meurt, l'âme s'en va... Non ? Il ne comprend plus rien.
    C'est pour ça qu'il n'aime pas la nécromancie.
    C'est trop compliqué. Cela renverse trop des lois qu'on lui a mit dans le crâne tout jeune. C'est trop... nauséabond.
    Le démon plisse le nez de dégoût en sentant l'odeur de décomposition. Il avait pourtant prit garde à se placer assez loin. Mais non, portée par une légère brise, la puanteur vient titiller son odorat sensible. Il lève les yeux vers le ciel et se mort légèrement la lèvre lorsqu'elle lui annonce que ces runes ont pour but de les retarder. Ça complique son affaire. Déjà qu'il a perdu du temps en cherchant un nécromancien, alors si de simple runes viennent le retarder, il ne pourra jamais rattraper ses documents. Il se mord légèrement le bout du pouce, pensif. Il n'arrive pas à voir de solution. Ce problème se situe dans un domaine autre que le sien, et tout ce qu'il peut faire c'est courber l'échine et espérait avoir des résultats positifs. Même si ça doit lui faire grincer les dents. Mais il ne veut pas. Pas avec cette personne. Ce serait trop dangereux. Beaucoup trop. Agacé de ne pas trouver de solution, il croise les bras et demande alors qu'il connait déjà la réponse.
    - Je suppose que tu ne peux tout simplement pas effacer les runes en les frottant ?
    C'était stupide de demander ça. Mais il valait mieux que de se faire arnaquer. Puis, franchement... Pour lui, ces runes n'étaient que des dessins. Un coup d'eau et un peu de force et elles auraient dû partir. Mais non. Non, et non. Dans le monde de la magie ça ne peut pas être acceptable. Non, non, il faut qu'il fasse le plus compliquer possible. Soupirant il baisse la tête en passant ses mains dans ces cheveux.
    - J'en sais rien... Je serai prêt à faire plein de chose pour avoir cette information, tant que je peux repartir avec mon âme, mon corps et tout mes membres...
    Il avait dit cela sur un ton léger. Comme si ça tenait de la logique. Levant les yeux vers la couverture nuageuse, il fouilla rapidement tout ce qu'il était en état de faire, et de ne pas faire. Ou ce qu'il n'avait tout simplement pas envie de faire. Soudain il lève le doigt et reprend avec un ton légèrement plus sérieux.
    - Et surtout, je ne me mêle plus des affaires de ces fous furieux d'assassins...
    Non merci. Il avait suffisamment donné avec sa dernière mission. Étirant ses bras, il se décide finalement à bouger. Sautillant entre les flaques et les rats, il rejoint la nécromancienne. Prenant garde à se placer de l'autre côté de l'autel, il se rend compte que sa queue est de sortie.
    Non.
    Franchement non.
    Finalement la journée est encore plus pourrie qu'il ne l'avait imaginé. Prenant garde à ne pas la faire remonter trop eau, il donne un coup sec afin d'en extraire la boue dans laquelle elle avait traîné. Entourant ses jambes de cercle assez large, il penche légèrement la tête sur le côté en observant le mort.
    - Mais... Quand un nécromancien fait un sort pareil, il ne laisse pas une empreinte dessus ? Quelque chose qui pourrait aider à le retrouver ? Je veux dire... Quand une personne meurt, elle perd son âme, donc c'est pas logique qu'il ait gardé la sien, donc, ce serait possible, qu'en fait, ce soit un bout de celle du nécromancien ?

    Hrp > Pour la queue, elle est à-peu-près identique à celle de l'Alien dans Alien.
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    "Au cœur des marais un fantôme chante"

               


    La mélodieuse musique des environs semble brusquement se taire, devenant complètement silencieux, tout pour une fois semble complètement mort dans ce marais. Le sanglier rejoint la biche et ce couche à ces côtés sans plus bouger. Elle semble regarder autour d'elle un peu, distraite de ce silence puis ramène ça tête blanche vers le jeune homme quand il parle. Elle écoute attentivement, n'aillant mieux à faire et ce qu'il pouvait faire et offrir. Mais le gamin était beaucoup plus intelligent qu'il ne laissait apparaitre. Elle laissa échapper un soupir, elle ne pourrait pas autant s'amuser qu'elle ne le pensait, mais en même temps, elle-même avait hâte de finir cette tâche qui ne l'enchantait moins que lui visiblement.

    Surnaturellement, un doux vent ce leva, envoyant une nouvelle fois les effluves du cadavre vers la foret. Les corbeaux croassèrent à nouveau et la Dame pâle leva son visage neutre vers le ciel, les étoiles et la lune lui manquaient ce soir. Mais ce qui lui manquait énormément, était la lecture d'un bon livre, entendre la voix de quelqu'un lui faire la lecture que quelqu'un d'autre que Faé, mais elle savait que maintenant, c'était complètement impossible.

    Depuis le début de cette conversation, la fée lui redisait tout ce que le jeune homme lui disait, mot pour mot, il en avait toujours été ainsi depuis leurs étranges unions. Elle finit par retirer les doigts de la bouche du cadavre, glissant une dernière fois ces derniers sur le palet en caressant une dernière fois le symbole. Ses doigts tapèrent sur le menton moue, offrant un son flasque et dégoûtant. Elle finit par retirer le bras de sur lui, trouvant un peu la sensation dégoutante contre ça peau sensible. Elle se sentait presque nostalgique, mais en même temps, elle en était ennuyée. Elle glissa les mains sur le corps et tira brusquement sur la chemise, la déchirant en dévoilant le torse boursoufflé de l'homme. Elle glisse ensuite les mains dessus et heureusement pour eux, il n'y a aucune autre marque de graver.

    La nécromancienne plisse les yeux, écoutant les léger pas du jeune garçon se déplacer. Vers elle et sens entendre autre chose dans son sillage, différent de plutôt. Un léger frottement qui la titille, qui lui semble familier mais en même temps lointain. Elle redresse un peu son corps. Des assassins ? Elle ne faisait pas dans l'assassinat, mais peut-être faisait-il référence à quelque chose intérieurement à lui ? Peut-être et surement. Elle sent l'air se déplacer devant elle, et un des corbeaux lui confirme que ces biens le jeune homme et que ce dernier à un tout nouveau appendice d'apparu dans son dos. Une longue queue qu'il tient bas et autour de lui. Elle semble comprendre qu'il n'est pas à l'aise avec celle-ci.

    Elle finit par essuyer ça main sur le sol, enlevant l'humidité du cadavre et elle enfonce doucement les doigts dans la terre meuble, enlevant l'odeur désagréable et finit par l'essuyer sur le bas de ça robe noir. Elle relève ces yeux et encore une fois les poses sur le jeune homme, plus calme que jamais elle ne l'avait été avant. Faé avait finalement réussi à calmer la faim qui la harcelait. Elle prit une grande respiration, repoussant au loin l'atmosphère lourde et combien oppressante qu'elle dégageait dans ces moments de faims. Elle expulsa une bouffée brillante orangée vers le jeune homme, d'une odeur agréablement accueillante. Elle avait su transformer quelques glandes intérieures en phéromones plus agréables. Elle offrait à son odeur un calme particulier et éloignait les mauvaises pensées. Certaines créatures d'Heiwa avaient cette particularité des plus intéressante. Même la jeune femme dégageait maintenant cette odeur invitante. C'était une manière que certains animaux avaient de berner leur ennemie ou inversement, ce que des prédateurs faisaient pour attirer leurs proies. Mais pour le moment, elle avait un cours d'histoire à offrir au gamin.

    - Ne lui en veux pas trop Aumriel, ce n'ai pas tout le monde qui s'y connait en magie et encore moins en nécromancie... Déclare la fée.

    - Il est très rare de pouvoir enfermer une âme. Tu as raison sur une chose, d'ordinaire, une personne qui est tuée perds son âme qui retourne dans l'endroit qui est du, mais parfois, si le nécromancien connait la manière de faire, à la connaissance nécessaire, il peut faire des miracles.

    - Nous ne connaissons peut de nécromancien de ce genre non ? Demande la fée.

    La démone secoue doucement la tête, aillant baiser la tête sur le corps et semblant l'observer même si elle ne voyait rien, mais elle savait son emplacement. Elle relève le visage vers le ciel, au niveau exact de celui du jeune homme.

    - Je connais deux manières d'enfermer une âme, la première est la plus difficile. D'ordinaire, l'âme n'est déjà plus dans le corps, et avec beaucoup d'expérience et de vie devant lui. On peut avec une rituel extrêmement long ramener une âme des enfers ou du paradis comme ont les appelles, mais d'ordinaire, il faut offrit quelque chose d'immense en échange, l'équivalent.

    - Je doute qu'un tel nécromancien existe, du moins je ne pense pas qu'il s'embêterait avec de pauvres papiers de voleur.

    - Pas faux... Clame Aumriel pour la fée.

    Elle finit doucement par se relever, secouant les débris qui c'était accrocher après elle. Et elle fait le tour de l'autel, venant prendre place aux côtés du démon. Le rat qui était sur elle saute finalement sur l'autel et marche maladroitement sur le corps, pour se diriger vers le visage et s'attaquer aux paupières et aux yeux, tirant et mangeant la viande fragile. Elle retira le deuxième gant et le déposa sur l'autel. Elle frotte ces mains et ces avant-bras, fermant les yeux et elle reprend toujours aussi calme.

    - La voix la plus facile et presque accessible à tous si on le connait est de faire un rituel d'enfermement pendant que la personne est en vie, la rune gravée dans son palet, ensuite, on fait un autre rituel pour empêcher la cible de parler, les runes de chaque côté de ces commissures et on fait un troisième rituel pour une protection, la rune sous son nez, pour empêcher de brise les autres runes. Et seulement à ce moment-ci, on tue la cible qui doit survivre aux autres rituels. Et seulement à ce moment-ci, il y a une chance sur deux que l'âme reste prise à l'intérieur du corps à cause des protections magiques.

    - Mais comme tu la souligner ces très rares...

    - S'il tenait réellement à enfermer l'âme à l'intérieur d'un corps, il faut offrit une petite compensation pour augmenter ces chances. Et non, un nécromancien ne laisse pas de ''marque'' ou des ''traces'' visibles, bien souvent ça va être de la manière que la personne travaille qui est personnel, c'est comme ceci que qu'on découvre quel nécromancien à travailler sur le corps et on ne laisse pas de notre âme dans le corps de nos victimes, nous perdrons de notre force vital et de notre pouvoir...

    Elle se tait à nouveau, pourquoi partageait-elle tout ceci avec lui ? Peut-être la nostalgie d'être avec quelqu'un de ça propre race ? Puis doucement, elle tendit les mains vers le visage Aaron, et elle demanda avec la plus grande des délicatesses en laissant ces derniers en suspends à quelque centimètre de lui.

    - Puis-je touche ton visage ? J'aimerais voir à quoi ressemble exactement mon interlocuteur...

    - Pfff... Ensuite, on dit que je craque pour un rien... Murmure la voix envieuse de la fée.


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    Au cœur des marais.


    Des miracles, franchement... C'est juste des problèmes d'ajoutés. Des obstacles qui se dressent sur la destruction complète de ce stupide monde complexe. Comment pouvait-il réussir à le détruire, s'il existait des gens capables de ramener les morts à la vie ? C'était tout simplement impossible... Ou alors atrocement compliqué. Le démon croise les bras alors que sa queue tourne paresseusement autour de ses jambes. Ce n'est pas qu'il n'aime pas cet appendice mortel, au contraire, il trouverait presque sa présence rassurante, comme une arme qui agit comme elle le sent sans contrainte, mais elle est encombrante. Il faut dire qu'elle doit faire trois ou quatre fois sa taille, mais étant donné qu'elle s’emboîte sur elle même, au repos, elle ne fait plus que deux mètres, ce qui reste quand même trop grand.
    Le regard bleuté du démon parcourt les tatouages de l'homme alors qu'il écoute la nécromancienne. Rappeler une âme du paradis ou de l'enfer... En échange, il faut donner l'équivalence de cet âme, donc à priori... un corps ? Un corps et un esprit, peut-être ? C'est comme une invocation alors... L'esprit serait dévoré ou fusionné avec celui de l'âme rappeler, et le corps servirait de... Le démon lève les yeux vers le ciel. Quel mot était-ce déjà ? De... Réceptacle. Il se demande rapidement si c'est ce qui est arrivé à la femme devant lui. Après tout, pourquoi pas ? Mais il y aurait eu un problème et les deux esprits seraient coincés dans le même corps... ?
    Que c'est compliqué... 
    Le démon ferme les yeux en retenant un soupir. Voilà encore une des raisons qui fait qu'il déteste la nécromancie et toutes les autres formes de magies qui ne lui appartienne pas. Rien que pour l'apprentissage du feu, ça avait été un véritable calvaire alors il préférait se tenir à ce qu'il savait déjà, que de chercher des problèmes dans des domaines inconnus. Toute cette histoire le fatigue. Elle est beaucoup trop complexe, trop étrange, trop... beurk. Le démon fronce le nez en s'abstenant de tout commentaire lorsqu'il voit un rat s’acharner sur les paupières de l'homme. C'est absolument et complètement dégoûtant. Détournant le regard pour ne pas voir plus longtemps la scène, ses doigts se crispent contre ses bras quand il remarque que la nécromancienne était toute proche. Eh merde...
    Sa queue se déroule légèrement. Histoire que si elle se détend brusquement, il ne se coince pas les pieds dedans. Il continue d'écouter la nécromancienne, mais déjà ça ne l'intéresse plus. Il veut juste en finir au plus vite avec cette histoire. Mais brusquement, la dernière partie des informations captive son attention. Perdre de la force vital et du pouvoir à force de ramener les morts... Cela voulait donc dire que les nécromanciens n'étaient pas tout puissants ? Qu'ils avaient un certain quota de personnes qu'ils pouvaient ramener à la vie... 
    L'appendice s'arrête brusquement de tourner et se crispe. Se prépare doucement à attaquer. A repousser cette menace physique. Comme tous son corps. Sa respiration se bloque légèrement alors que ses yeux ne veulent plus quitter les doigts de la nécromancienne. Juste à quelques centimètres de son visage. Il ferme légèrement les yeux, juste une demi-seconde, histoire de calmer son cœur qui s'en est aller battre à la chamade. Ses doigts lâchent ses bras et il se détend légèrement lorsqu'une légère odeur, beaucoup plus douce et agréable que celle du cadavre, lui monte à la tête. C'est étrange... Il n'avait pas souvenir que la nécromancienne avait cette odeur.
    - Puis-je touche ton visage ? J'aimerais voir à quoi ressemble exactement mon interlocuteur...
    Le voleur fronce légèrement le nez. Quelle étrange demande. Quoique... Non, c'était vraiment étrange. N'avait-elle pas ses animaux pour voir à sa place ? Puis, comment avait-elle put voir les runes placées sur la bouche de l'homme, si elle était aveugle... ? En voilà encore un, de problème. Une autre affaire compliquée venant se mêler à une affaire déjà compliquée par la présence d'un autre nécromancien. Le démon laisse échapper un soupire alors qu'il passe ses deux mains dans ses cheveux. Les ramenant en arrière. C'était agaçant. Très agaçant. Il détestait se faire toucher par quelqu'un alors... Pourtant, il ne pouvait pas prendre le risque de fâcher la nécromancienne. Parce que s'il faisait ça, ça reviendrait à devoir aller en trouver un autre qui ne serait peut-être pas aussi compétent qu'elle... Ce qui ferait une perte de temps considérable. Il finit par lui répondre en retenant un léger soupire qui se fait entendre dans sa voix.
    - Aller y... Tant que vous n'essayez pas de me crever les yeux.

    Oui... Le démon était légèrement parano, mais on ne pouvait pas lui en vouloir. C'était normal que lorsqu'on veut détruire le monde, on se met à se méfier de tout ce qui nous entoure. On ne fait plus confiance à personne car on pense que tout le monde veut nous tuer. Même les femmes. Il essaye de se détendre, mais rien à faire. Il n'arrive pas à oublier ce qu'elle à fait tout à l'heure. Il essaye de pointer le bas de sa queue vers la terre boueuse, mais non, il n'y arrive pas. Elle reste obstinément pointée vers la nécromancienne. Soupirant doucement, il se frotte les avant-bras, alors qu'il réussit enfin à détacher son regard des mains pâles.
    - C'est bien de vouloir connaître le visage de son interlocuteur... Mais ce ne serait pas mieux d'en connaître le nom ?

    C'était stupide comme question. Stupide et inutile. Surtout dans le monde dans lequel il vivait. Peut-être que dans le sien, ça avait un sens... Le démon ne savait pas vraiment pourquoi il avait posé cette question. Peut-être pour espérait tromper le léger malaise. Son regard continua de dévier pour se poser sur le sanglier et la biche.
    - Mais... Vos animaux ne vous permettent-ils pas de voir ?

    C'était une question à laquelle il aimerait bien avoir une réponse. Comme à bien d'autres, mais l'occasion n'était pas encore... bonne. Sans trop savoir comment, sa queue recommença à s'enrouler doucement. Comme un signe de confiance envers la nécromancienne. Comme si le fait qu'elle n'avait encore rien tenté d'identique à ce qu'elle avait fait la dernière fois, avait suffit à le rendre plus calme. Puis au moins, avec ce léger rempart, il était sûr d'avoir une chance de se défendre rapidement. Son regard dériva de nouveau vers le cadavre où le rat avait fait d'un oeil son déjeuner. C'était absolument dégoûtant, mais ce n'était pas nouveau. Tout ce qui habitait ce marais semblait dégoûtant. Même les rares bouts d'herbes qui avaient une vieille couleur jaune verte. Une petite idée, peut-être complètement stupide, lui vient à l'esprit.
    - Si la rune qui se trouve sous son nez est faite pour la protection des autres... N'est-il pas possible de l'enlever en coupant le morceau de peau ?



    Gust
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    La fée albinos attendit calmement, les bras tendus vers son interlocuteur. Il sembla un peu stresser, il était normal, elle faisait souvent cet effet-là aux autres. Elle entendit le déplacement de ça queue, et l'air devenir un peu trouble, lourde d'un avertissement silencieux, mais elle n'avait point peur, du moins, son visage n'affichait toujours rien d'une émotion négative. Un mince sourire s'afficha à sa réponse, et son expression faciale sembla s'attendrir devant le jeune homme. Elle hoche doucement la tête, l'aillant pencher un peu sur le côté, contente ? Elle ferme les yeux au passage, moins dérangeant pour son interlocuteur que de se faire dévisager par son regard laiteux. Ça longue tignasse cendré glisse sur le devant de son corps à ce moment, offrant de long fils argenté sous le peu de lumières. La queue lui cascade le long du corps pour finalement s'arrêter aux hauts des cuisses.

    - Il y a longtemps que tu n'avais pas été ainsi... Serait-ce de la nostalgie de ton pays ? Murmure Faé à son oreille.

    -Merci... Murmure la démone en ignorant ça compagne.

    Aussi dérangeant que plutôt qu'elle semblait dégager une envie de mort et d'agressivité envers lui, dévoilant ça faim, maintenant elle était parfaitement apaisée et calme, dégageant en ce moment même une émotion complètement contradictoire avec ça conduite. Les mains vinrent caresser avec une grande tendresse la peau du jeune homme. Elles étaient chaudes et douces, un pêcher même ou on aimerait se perdre sous la douceur. Elle commença par le menton, remontant doucement sur les joues en passant proche des yeux sans pour autant s'arrêter, comprenant le mal l'aise que ce dernier semblait dégager. Elle revient sur ces lèvres, pressant à peine pour toucher et sentit la déformation des dents parfaites et des canines. Il lui est imberbe en ce moment, et la douceur de sa peau lui confirme qu'il n'a surement pas beaucoup de barbes non plus. Elle remonte ensuite sur le nez, qui est parfait ? Sois le terme qu'elle utiliserait. Avec ces pouces, elle remonte le long de l'arête, une odeur sucrée et délicate s'en dégage, venant encore une fois titiller le nez de l'homme. Elles étaient chaudes et douces, un pêcher même ou on aimerait se perdre sous la douceur.

    - Tu n'a pas tors… Lui murmure-t-elle, mais un nom reste un nom qu'on peut mentir, changer et offrit comme bon nous semble... Continue-t-elle, un visage c'est beaucoup plus dur à changer sans la magie. Termine-t-elle en soufflant toujours cette odeur attirante à son visage, chaude et réconfortante.

    - Vas-tu lui dire ? Demande Faé

    - Mais nous n'avons rien à cacher, et cherchons à être trouvées. Déclare la démone en ouvrant les yeux pour observer le visage qu'elle ne voit pas. Je m'appelle Aumriel jeune homme et toi ? Quel nom m'offriras-tu ce soir ?

    Et continuant son exploration, elle referme les yeux, les fenêtres blanches, ces joyeux de lune qui offre l'étendue de ça vie au jeune homme. Lui murmure-t-elle, mais un nom reste un nom qu'on peut mentir, changer et offrit comme bon nous semble... Elle remonte avec lenteur vers le haut de ça tête, voulant voir ça grandeur. Elle glisse avec un curieuse tendresse maternelle dans la chevelure, lissant ces derniers vers l'arrière et reste un peu surprise. Elle réalise qu'elle est plus grande de trois pouces. Il est rare qu'elle rencontre des gens plus petits qu'elle. Aumriel finit ça course sur la nuque du démon, caressant cette dernière de chaque côté du cou en ramenant les mains sur les épaules. Dans son examen, elle découvre qu'il est jeune, qui selon ces épaules il est d'une carrure frêle, délicate. Il a décidément bien choisi sa voie. Restant dans cette position, elle écoute Faé lui murmurée la question du jeune homme.

    - Partiellement, ils me montrent des images, me font sentir des émotions, mais plus le temps passe, plus leurs corps se décompose et le fonctionnement intérieur meurt. Et chaque animal à une vision bien différente. Voilà pourquoi je touche aussi, pour bien m'assurer de ce que je ''vois''. Mais pour être honnête, c'était le caprice d'une vielle femme.

    - Ne serais-tu pas attendrit devant lui ? Clame son hôte

    -Tss... Laisse échapper la démone en laissant enfin les bras tomber le long de son corps et ce tournant vers la pierre ou se trouve le corps.

    - Il demande si c'est possible d'arracher simplement la dernière rune... Lui déclara la féé.

    Un sourire d'indulgence s'étira doucement sur les lèvres sombres, elle secoua la tête négative. Elle penche une nouvelle fois le corps sur le cadavre, rejetant ces cheveux vers l'arrière cette fois-ci et caresse la rune de protection. C'était une rune mineure, d'ordinaire elle ne faisait pas dans ceci, mais elle pouvait bien. De ces avant-bras nus, un liquide orangé se mit à suinter de ces pores, s'accumulant à la surface de la peau et commençant à s’évaporer, laissant une fumée de la même couleur s'élever dans l'air. Elle commença à parler dans une langue inconnue. Son regard, c'était à son tour enflammé de la même couleur que son essence.

    -Lasgaroth, Aphonidos, Palatia,
    Urat, Condion,Lamacron,

    Fondom, Arpagon, Alamar,
    Bourgasis veniat Serebani.
    Déclare les deux femmes en même temps.

    Offrant pour la première fois la voir de Faé au jeune homme, un mélange des deux voix, calme et posé, mais combien différentes dans leurs manières de prononcer chaque une la formule qui reste tout de même pareille. La voix d'Aumriel reste tout de même plus forte que son hôte, mais dans le vent, la jeune voix de l'original propriétaire parle, et taquine les oreilles fines du démon qui peut entendre distinctement les deux voix. Ce phénomène arrivait simplement quand les deux femmes canalisaient ensemble pour facilité l'essence du corps unique, une technique qu'elle avait apprise avec le temps, qui permettait au corps de survivre beaucoup mieux à la charge gigantesque qu'offrait l'essence de la démone de la gourmandise.

    Un léger vent surnaturel c'était lever au début des paroles de la jeune femme venant ensuite s'enrouler autour du bras tendu vers le visage et poussant brusquement l'essence magique de la démone vers la rune. L'essence sembla s'infiltrer dans la gravure et elle referma les doigts, formant un poing qui fit bruler la rune, ne laissant d'une fine marque noirâtre. Elle soupira, laissant une fumée orangée sortir de ça bouche et s'élever vers les airs.Un léger vent surnaturel c'était lever au début des paroles de la jeune femme venant ensuite s'enrouler autour du bras tendu vers le visage et poussant brusquement l'essence magique de la démone vers la rune.

    -Si c'était aussi facile, les nécromanciens noir et blanc n'existeraient pour ce faire la guerre.

    -Il faudra aller en ville et espérer trouver ce qu'il va nous manquer... Déclare la fée...

    -Pas faux... Laisse échapper la démone. Il faudra que tu fasses quelque chose pour moi, croix tu être capable de te rendre au village portuaire rapidement ? Je vais avoir besoin d'ingrédients et de chandelles... Pendant ce temps, je pourrais travailler pour me débarrasser des runes sur la commissure de leurs lèvres. Tu n'auras qu'à les voler... Il faudra faire un rituel plus complexe pour celle à l'intérieur de sa bouche.

    Elle tourne finalement le visage vers lui, elle semble fixer un point pendant trois secondes et son regard se remet à bouger, ne s'accrochant à peine plus d'une seconde. Elle pense, réfléchit, rapidement, plus rapidement, la lune quittera sous peu, aurait-il le temps ? Elle pourrait le faire en plein jour, les nuage son épais, mais c'était toujours plus facile de nuit... Elle mord ça lèvre inférieur, mord si fort qu'elle ne le réalise que quand un filet coule dans ça bouche, offrant un gout métallique et amer. Un autre coule le long de ça commissure et descend sur son menton, marquant d'une couleur éclatante la peau pâle.

    -si tu fais ceci... Je répondrais à tes questions, tout le monde en a...

    - Tu es si...

    -Tais-toi Faé... Ce n'ai pas le moment... Clame la dame pâle, attendant une réponse de son compagnon de fortune.



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    Au cœur des marais.

    Le démon ferma doucement les yeux et inspira profondément. De violents frissons en provenance de nulle part s'amusait à venir se pointer vers son cœur. Comme s'il quelqu'un s'amusait à le lui transpercer. Mais c'était faux. Personne ne lui faisait de mal. On se contenter seulement d'examiner son visage. Mais c'était tellement dérangeant comme sensation qu'il aimerait juste reculer. Et s'éloigner le plus possible. C'était stupide. La démone ne faisait que parcourir son visage avec ses doigts et ses mains, il n'y avait donc aucune raison d'être tendu comme il l'était... Mais il n'y arrivait pas. C'était juste horrible. Et c'est tellement pathétique. Alors il serre les dents et se contente de supporter. Il retient une légère grimace lorsque les mains glissent sur son visage. S'il y a des choses dont le démon aimerait reprocher à la nature sur son visage, ce serait avant tout sa taille, sa corpulence de demoiselle plate et la pilosité d'une pierre sans mousse. Ça parait incompréhensible dit comme cela, mais le démon se comprenait bien. La nature avait dû se tromper quelques parts, lui accordant plus de gêne d'une femme que ceux d'un homme. Il avait bien comprit qu'il risquerait, de ne jamais rien avoir sur le menton, alors pourquoi le déplorer ? Ce n'est qu'un avantage de plus pour les missions qui demandent de se rapprocher énormément d'un homme...
    La douce odeur refait son apparition. Plus forte, plus enivrante. C'est une affreuse contraste avec la puanteur du marais. Rouvrant les yeux, son regard observe légèrement les avant-bras de la nécromancienne. Il a presque l'impression de sentir des cicatrices, se situant dans les paumes de la femme, contre sa peau. Cela redonne quelque chose de réel. De rassurant. C'est peut-être cruel de penser d'une telle façon, mais si elle avait des cicatrices, cela signifiait qu'elle n'était pas immortelle. Ou du moins son corps est endommage. Un léger sourire se dessine sur le visage du démon lorsqu'elle lui dit qu'un nom change au gré des envies de son porteur. Qu'on peut s'en inventer un comme l'offrir à quelqu'un. Selon son bon vouloir. Alors qu'un visage, lui, il était impossible de le changer sans magie. Son sourire s'élargie doucement, dévoilant ses dents du hauts avec ses deux canines plus grandes que les autres, alors qu'elle dit "nous". C'est stupide de sourire pour si peu. Mais le démon est juste content de voir une de ses hypothèses confirmer. Comme il veut éviter sourire comme un gamin lorsqu'elle lui dévoile son nom, il se détend un peu. Deux hypothèses plus ou moins compléter grâce à une seule question... Si on peut le dire, le démon est aux anges. Son regard se pose sur les animaux envoûtés alors qu'il répond doucement à la question de la nécromancien.
    - Ce soir ? Peut-être Naoran... Les noms pour les voleurs sont des choses volatiles et précieuses qui n'ont pas de réelles importances mais qu'on aime bien cacher. 
    Naoran était juste un surnom. Donc ce n'était pas totalement faux. Il avait déjà dû s'approprié des noms si différents du sien qu'il les avait oublié plus d'une fois au cour de ces missions. Puis Naoran correspondait mieux à un démon que son nom d'humain. Ce n'est pas de sa faute, si ses parents lui avaient donnés un nom humain pour finalement l'appeler presque tout le temps par ce surnom. Surnom... Surnom, vite dit. Ils avaient juste mélangés les lettres de son prénom. Son regard se pose sur les animaux allongés près de l'autel. Mais il se ferme alors qu'une douce sensation parcourt sa tête. Un agréable frisson remonte le long de sa colonne vertébrale et sa queue se détend. S'il se passait les mains dans les cheveux, ce n'était pas uniquement car une chose l'agace, mais c'est aussi un peu pour se détendre. Faire ce mouvement, ou le sentir, l'avait toujours détenu. Le calmant presque instantanément. Ce n'est que lorsque les mains de la démone se glisse sur sa nuque qu'il rouvre les yeux. Le regard posé sur les animaux, il ne peut s'empêcher de lui poser une question concernant sa vision. Son sourire s'élargit doucement. Encore un autre de mystère de résolu. Ou du moins en grande partie, après ça ne l'intéressait pas plus. C'est stupide puisqu'une réponse suit immédiatement.
    C'est franchement étrange à comprendre... Le petit démon est impatient et pose énormément de question, mais les réponses, il ne les écoute qu'à moitié. Déjà captivé par une autre interrogation. Il ne peut s'empêcher de faire une moue déçue lorsqu'elle lui annonce, par un mouvement négatif de la tête, que non, il n'est pas possible de tout simplement couper ce morceau de peau. Il retient un soupire... La nécromancie est vraiment trop compliquée. Il ne put s'empêcher de reculer de deux pas lorsqu'une sorte de vapeur liquide s'échappa de ses avant-bras. Des mots s’élevèrent dans le silence de la clairière. Des mots qui n'avaient aucunes significations pour le démon. Des mots dont il ignorait toutes l'origines. Des mots qu'il n'avait pas réellement envie de savoir ce qu'il voulait dire puisqu'il semblait rattaché à la nécromancie. Mais il y avait quelque chose de vraiment étrange. Quelque chose qui venait titiller son ouïe : une seconde voix. Il avait donc raison. Il y avait deux esprits dans ce corps. Après, était-ce l'esprit originel et celui du démon qui cohabitait ou tout simplement un esprit scellé par la suite... ? C'est trop compliqué...
    Le démon lève les yeux vers le ciel, balançant lentement la tête sur les côtés. C'est compliqué. Compliqué et compliqué. La journée qui pourtant semblait simple devient tellement compliquée qu'il en arrive à chercher un moyen de la faire redevenir simple. Et le seul moyen qu'il trouvait était d'aller se coucher. Mais c'était l'option la moins possible en même temps... Il se frotta les yeux. Déjà épuisé par cette journée -ou nuit...- qui ne faisait que commencer. Épuise d'être debout. De ne rien comprendre à la nécromancie. De se retrouver face une situation compliquée et énervante. Parce que, quand bien même il récupérait l'information, il lui faudra courir après le premier nécromancien afin de récupérer les papiers. Ce qui signifie devoir peut-être traverser Heiwa d'Est en Ouest, du Nord au Sud. Et ça, c'était bien quelque chose qu'il n'aimait pas faire. Cela prenait trop de temps. Trop d'énergie. Se grattant légèrement derrière la tête, il change d'appui, histoire d'avoir quelque chose à faire et à ne pas rester planté comme un imbécile derrière la femme.

    Une légère moue boudeuse se dessine sur le visage du voleur lorsqu'elle lui dit que si c'était aussi facile, de pouvoir arracher une rune de protection uniquement en arrachant le morceau de peau, il n'y aurait pas de nécromancien pour faire la guerre. Il imaginait qu'un nécromancien noir et un nécromancien blanc devaient être l'équivalent des sorcières noires et des sorcières blanches. C'est juste un type de magie... Peut-être que c'est la même chose avec les Gust et les Guardians ? Que les Gust seraient des sortes de guardian noir et que les gardians seraient des guardians blancs. Pas bête... C'est dommage, parce que, franchement,  autant certain nécromancien sont utile, autant ceux qui ramène les morts uniquement pour le faire combattre le sont moins.
    Ce que lui demande la nécromancienne lui arrache une moue surprise. 
    Alors comme ça il faut différent rituel pour différente rune. Et chaque rituel nécessiterait des ressources différentes... C'est tout simple ça. Enfin quelque chose de simple dans la nécromancie ! Un léger sourire se dessine sur son visage alors qu'elle lui promet que s'il le fait -vite et bien surement- il aurait droit de lui poser quelques questions. C'est bête... Parce que sur le coup, il en a plein qui lui vienne à la tête, mais quand il faudra les poser, il est presque sûr qu'elle auront toutes désertées son esprit. Son sourire s'élargie encore un peu lorsqu'il entend un second nom. Aumriel et Faé. Il ne sait pas trop pourquoi, mais Faé lui fait penser à Fée. Peut-être que le corps est en fait celui d'une fée... Non... ? Non. Les fées étaient réputées -du moins dans son esprit- pour être de petites créatures volantes, elle ne peut donc pas être une fée... Ou alors c'est lui qui est bien trop petit... Ce qui serait bien embêtant. De toute façon, c'est déjà embêtant. Alors inutile de se faire des nœuds dans le cerveau pour ça... Étirant ses bras pour se préparer, il annonce calmement.
    - Il n'y a aucun problème, je peux même le faire très rapidement. Il me faudrait juste le nom des ingrédients que tu veux et je te les ramènerait.
    Le démon fit quelques pas afin de se réveiller un peu. Il allait finir complètement crevé avec ses conneries... Puis, même si le village ne semblait pas si loin que ça, à coup de téléportation, il allait bien être crevé. Heureusement qu'il avait réussit à mémoriser un endroit sympa, peu fréquenté, afin de pouvoir s'y téléporter. Parce que oui, se téléporter en plein milieu d'une foule comportait énormément de risque. Dont le premier qui consistait à fusionner avec le corps du malheureux... Alors vu qu'il avait déjà essayé de voir ce que ça faisait avec un mur, il avait largement comprit la leçon. Faisant quelques pas, afin de se trouver un endroit bien dégagé, il se retourne vers la démone en proposant gentiment.
    - Vous voulez que je ramène autre chose que des ingrédients et des chandelles ?
    Le démon avait vraiment du mal entre le tutoiement et le vouvoiement. Trop habitué à vouvoyer les personnes avec lesquelles il travaillait, s'en était devenue une habitude bien enracinée. Attendant une réponse pour se téléporter jusqu'au village, il tâtait du bout de sa botte le sol afin de voir s'il risquait de glisser en revenant.
    Hrp > Désolé de pas trop avoir avancé mais j'attend juste qu'elle lui dise quoi prendre... Sinon tu peux le faire téléporter une fois qu'elle lui a tout dit. 
    Ensuite... Je me suis un peu perdue au niveau du temps dans le rp. Il fait jour ou nuit ?
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    Quand le jeune homme, sous ces caresses du cuir chevelu, le tout ne passa pas inaperçu aux yeux de la jeune femme. Mais en général, elle avait beaucoup d'autre chat à fouetter à l'heure qu'il est. Elle reprit ces gantelets et les renfila en silence, écoutant le déplacement du jeune homme et ces paroles. La caresse du métal froid contre ça peu la firent délicieusement frissonner. Ces doigts se glissèrent parfaitement à l'intérieur, réconfortant pour la nécromancienne. Son armure était une protection, un rempart familier et sentimental pour la femme qui ne le retirait pratiquement jamais. Elle, c'était toujours senti nu, vide, une personne d'autre.

    Elle prit une grande respiration, calmant un peu son esprit qui commençait à bouillonner pour la réparation des nouveaux sorts, pensant également aux ingrédients donc elle possédait et donc ce qu'elle aurait besoin. Elle avait déjà des os blanchit, des yeux de grenouilles, un cerveau de corbeau, des entrailles de chèvre fraiche et du sang d'humain. Elle fit le tour de là l'autel, glissant les doigts pour y découvrit la grandeur et la largeur, elle finit par secouer la tête, elle aurait besoin...

    - Il y a une boutique d'herbe au village, glisse, toi à l'intérieur, et prends une pochette verte et une noir, et tu trouvera derrière le comptoir une grosse poche de Jute, elle est rempli de chandelles. La pochette verte contient de la langue de dragon, une fleur et se trouve sur l'étagère de droit en pénétrant par la porte d'entré et la noire, elle contient des cendres de salamandre rouge. Et tu trouveras sur le comptoir des tiges d'encens, prends celle qui pue la mort. Et un bol...

    - Le sel, n'oublie pas le sel !!

    - Si tu trouves un sac de sel, emporte-le avec toi, sinon... On se débrouillera avec des cendres.

    - Il faut le feu...

    - Oui, laisse-moi un moment, un feu maintenant... Déclare la démone en se détourna du jeune homme.

    Le sanglier se soulève, s'enfonçant vers le peu de forêts pour aider ça maitresse avec du bois qu'il pourrait transporter. À la dernière phrase du jeune homme, la jeune femme se tourna vers lui, un peu de surprises marquait son visage, mais le tout redevient tranquille. Elle réfléchit à nouveau, son hôte semble en faire de même, et la même idée traverse l'esprit des deux femmes. Une étrange tendresse se dessine sur les traits de la jeune femme, et elle déclare doucement :

    - Du miel ou des bonbons ?

    - Du miel, mais je doute que tu en trouves ici... Mais merci Naoran. Continue doucement la démone. Si tu travailles bien, je t'offrirai peut-être une récompense.

    Mais malgré tout, l'attention du jeune homme touche Aumriel, il est très rare qu'on lui offre ceci. Elle secoue doucement la tête, ça chevelure suit le mouvement, mais on peut déceler un mince sourire. Elle finit doucement par s'éloigner à son tour, laissant le jeune homme faire son travail. Elle ignore comment il va faire, mais elle lui fait confiance, elle lui offre une chance. Il semble bien différent de tout ce qu'elle a rencontré jusqu'à présent, peu de gens pouvait ou voulait être gentil ou même sympathique envers sa petite personne. Mais elle devait se secouer.

    Elle finit par faire le tour de la petite clairière, cherchant avec l'aide des corbeaux et du sanglier des branches. Une fois un tas fait, elle revient vers l'autel, ou elle le visage de l'homme. Son doigt glissa par mégarde dans l'orbite vide et elle descendit à la bouche ou elle incarna une nouvelle fois. Le même processus se refit et une des runes qui scellait ça bouche. Une d'entre elles s'effaça, et la démone soupira, prenant appui sur la pierre froide, elle reprit son souffle, épuisée. Elle se releva et se dirigea vers l'étant ou se trouvait le cadavre. Elle s'enfonça à l'intérieur dans l'eau froide et stagnante, mais le contact la rassura, la rafraichit et la revitalisa un peu. Elle puisa dans les forces de la nature, absorbant la vie, la mangeant, elle avait tellement faim en ce moment. L'eau finit par se tarir, le peu de végétations vira au jaune puis au mort, complètement mort.

    Une grenouille sursauta maladroitement à ces côtés, essayant tant bien que mal de survivre et de quitter, mais elle comprit qu'elle devait être aveugle. Elle se pencha et l'attrapa, la serrant doucement dans ça main. Elle souffla de son essence sur lui, le paralysant, c'était une manière de torture, paralysant la cible sans pour autant lui empêcher de sentir chaque douleur. Elle se rapprocha de l'autel, refaisant le même manège, détruisant l'autre rune. Elle gronda sous la faim, serrant les doigts sur la pierre. Un des corbeaux vient la rejoindre, et sans crier gare, elle l'attrapa par le coup, lui arrachant la tête pour le dévorer tout entier. Elle était heureuse que Naoran ne soit pas là, mais pourquoi pensait-elle à lui ?

    -Encore Aumriel... J'ai terriblement faim...

    - Je sais... Déclare la démone en déposant le cœur et des plumes du corbeau sur l'autel.

    Le deuxième corbeau suivit le chemin du premier et le dernier rat ne survit pas d'avantage. Elle va cherche son sac, sortant le matériel à l'intérieur et commença a méthodiquement placer les ingrédients autour du corps. Elle déplace certaine roche pour en faire des petites stèles pour les bougies, elle fit de la place sur l'autel et autour du corps. Avec les branches, elle créa un cercle autour, et finit par faire un pentacle, utilisant l'autel comme centre. Elle finit par prendre cinq grandes branches et les placer aux pointes de l'étoile, les plantant dans le sol pour en faire des torches improviser. Elle prit la peau de chèvre et en fit des languettes, les enroulant autour des branches. Elle leva le visage vers le ciel quand un fil rayon passa au travers le nuage, le soleil commença à ce lever, le matin allait être long.

    Le sanglier revient, des branches prises entre ces cornes, elle récupéra son bois qu'elle installa près de l'autel et dévora le sanglier, ne laissant rien derrière. Elle prendrait le cœur et le foie sur la biche qui attendait sagement à côté de son macchabée. Elle se sentait beaucoup mieux maintenant. Le ventre bien plein, elle pourrait faire le rituel sans trop de problèmes, mais ensuite... Elle devrait se reposer et manger tranquillement. Il ne lui manquait plus que ce qu'allait lui apporte Naoran. Elle finit par s'adosser à la pierre, assit à même le sol, les jambes étirer et les mains sur ces cuisses et elle ferma les yeux.


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    Au cœur des marais.

    Un léger sourire se dessine sur le visage du démon alors qu'elle lui cite les différentes choses qu'il faudra rapporter. Il connait tous ces ingrédients. Il ne sait peut-être pas vraiment à quoi ils servent, mais il les connait. Leurs noms faisaient remonter des souvenirs familiers. Quand il voyait son père penché pendant des heures afin de préparer certain mélange, ou bien sa mère qui le repoussait sous prétexte que les herbes étaient dangereuses pour lui... Il se souvenait plutôt bien des différentes plantes, mais c'était surtout leurs odeurs qui lui évoqueraient quelques choses...
    Se téléportant jusqu'au village, il est presque heureux de quitter l'atmosphère rance des marais. Mais ce qui le réjouît le plus et de retrouver la notion de temps. Poussé par les vents marins, l'immense nuage qui obscurcissait le cœur du marais venait de la ville, ce qui faisait qu'au-dessus de l'enlacement tortueux de maison le ciel commençait à s'illuminer doucement. Coloré de rose et d'orange, le soleil se levait tout doucement. Le voleur rabattit sa capuche sur sa tête et se glissa hors de la sombre ruelle. Etant donnée l'heure peu avancé, la grande rue commençait doucement à se remplir. Des marins et des pêcheurs s'apprêtant à prendre la mer, des commerçants circulants simplement ou tout simplement des badauds encore hébétés des fêtes d'ivrognes. Heureusement pour le voleur, la boutique qu'il comptait dévaliser ne se trouvait pas dans cette grande artère, mais simplement à quelques rues de là. Dans le calme...
    Comme la plupart des commerçants d'Heiwa, l'herboriste avait sa maison au-dessus de son commerce. Ce qui signifiait que le voleur n'avait que deux choix : soit le tuer et faire ses courses tranquillement, soit se débrouiller pour être aussi silencieux qu'un fantôme et tout simplement faire attention. Sortant le matériel de crochetage de ses poches, il vérifia qu'il n'y avait personne et entreprit son petit crochetage. Serrure tout ce qu'il y a de classique. Il ne devait surement pas s'attendre à se faire voler. De toute façon, il ne comptait pas piocher dans la caisse. Surtout parce qu'elles étaient souvent les objets d'une attention toutes particulières, et qu'il n'était pas rare d'y trouver un enchantement qui faisait résonner le commerce comme un retour de croisade des chevaliers du roi. Le voleur ne mit que quelques secondes pour faire sauter le verrou dans un léger déclic. Poussant le plus doucement possible la porte, pour éviter un quelconque grincement il se glissa rapidement à l'intérieur.
    La boutique était petite, mais des dizaines d'odeurs imprégnaient l'endroit. Du rance, du pourri, de l'attirant, de l'envoûtant... Le démon avait l'impression d'être revenu dans le commerce de ses parents. Quelques rayons de l'extérieur venaient éclairer l'intérieur, baignant ainsi la boutique dans une drôle d'atmosphère. Il y avait des pots attachés au plafond et dont les herbes s'en échappaient, donnant l'impression d'avoir poussé directement au plafond. Mais il n'avait pas le temps de s'émerveiller sur la décoration, s'avançant sans un bruit, il fila à droite. L'étagère, l'étagère... Il laissa ses yeux s'habituer à l'obscurité et il se mit à scruter chaque objets jusqu'à trouver la pochette noire. De la cendre de salamandre rouge... de la cendre de salamandre rouge... Le démon ouvrit légèrement l'enveloppe et huma. Ça piquait le nez, comme s'il avait humé du piment et ça sentait le brûlé. C'était surement ça. Glissant la pochette, en prenant bien soin de la refermer, dans son sac, il s'avança jusqu'au comptoir. Ses pas ne faisaient aucun bruit sur le sol et il prenait garde à ne pas renverser la moindre chose.
    Comme ses parents, l'herboriste exposait son encens au-dessus du comptoir. Il n'avait jamais comprit à quoi cela servait, mais bon. Levant le nez, il huma chaque bouquet. De l'amer, du piquant, de l'acide, de la lavande... Le démon recula la tête en fronçant le nez. La dernière sentait très bien la mort. Frottant son nez contre son épaule pour mieux se débarrasser des odeurs déjà sentit, il prit avec précaution un sac dans lequel il mit la moitié du bouquet. Qu'il fit rejoindre la pochette noire dans son sac. Se glissant doucement de l'autre côté du comptoir, il prit quelques sacs de Jute que le vendeur donnait à ses clients afin qu'ils transportent leurs herbes, et s'accroupit face au sac de Chandail. Avec la petite pelle, il remplit le sac qu'il ficela bien avant de le mettre dans le sien avec un bol ramassé sous le comptoir et la pochette verte. Soufflant pour se calmer, il écouta attentivement. Il avait eut l'impression d'entendre un bruit mais non... 
    Alors qu'il s'apprêter à se relever, le bruit se fit de nouveau entendre. N'osant plus bouger, il se concentra. Le bruit se répéta, encore une fois, puis encore une autre. Avec la même allure. Intrigué, il se dirigea dans la direction du bruit. Cela venait de derrière une porte. La poussant doucement, il jeta un rapide coup d’œil à l'intérieur avant de la refermer tout aussi doucement. Un chien. Un chien gros comme un cheval. Un pelage gris, des muscles noueux et visible, un chien fait pour rattraper les voleurs.  Prit d'une légère bouffée de panique, il s'efforça de souffler doucement pour se calmer. Une fois qu'il aurait finit son larcin, il aurait intérêt à ne plus remettre les pieds dans cette boutique. Car les bêtes de ce genre étaient réputés pour se souvenir très bien des odeurs. S'avançant encore plus prudemment, il traversa la boutique entière. Le miel et le sel devaient se trouver par là. Mais le coin de la pièce était tellement sombre que le voleur du se résigner à allumer une flammèche sur le bout de son doigt. L'approchant des différents sacs des jutes, il remplit petits sacs de sel. Il ignorait les quantités qu'il fallait alors, autant en prendre trop que pas assez.
    Des récipients en verre étaient alignés le long d'un petit meuble. Leurs contenus étaient liquides est il passait de l'incolore, au vert, jusqu'à l'ambré pour finir totalement noir. Heureusement pour lui, il n'y en avait qu'un qui semblait avoir la texture et la couleur du miel. Soulevant doucement le couvercle, il plongea la longue louche dedans et l'en sortie. Une douce odeur sucrée vient titiller son nez et il ne put résister à l'envie d'en goutter. Un grand sourire de gamin apparu alors que le goût sucrée explosait dans sa bouche. Se penchant pour attraper un récipient, tout ce qu'il trouva fut un bol en verre. S'assurant qu'il était propre et qu'il ne contenait rien, le démon versa cinq louches dedans. Finalement, ça avait été mille fois plus facile qu'il ne l'avait imaginé ! 
    - Grrrrrrr...
    Ou pas. 
    - Grrrrrrr...
    Le démon se crispa alors qu'il se traitait de tous les noms qui lui venaient en tête. Le miel était quelque chose de rare dans cette région. Rare et cher. Ce qui faisait que le pot devait surement être sous enchantement. Il scella à la va-vitre son pot et le mit dans son sac. Imbécile. Imbécile !
    - Grrrrrrr...

    Serrant les dents alors qu'il entendait le canidé s'élançait, il fit de son mieux pour se calmer et se téléporter jusque dans les marais. Mais comme à chaque fois qu'il effectue une téléportation à l'arrache, il ne se retrouve pas réellement à l'endroit voulu. Ne sentant pas le sol sous ses pieds, une brusque douleur au niveau du ventre lui fait vite comprendre qu'il s'est téléporté en haut d'un arbre et que c'est une branche qu'il vient de percuter. Une branche qui ne l'apprécie décidément pas, puisqu'elle décide de se casser. Le faisant tomber en cran en dessous. Alors qu'il laisse échapper un gémissement de douleur, il se rend compte qu'à quelques centimètres près, il se serait fait transpercer le ventre. Son sac se balançant tranquillement en haut de l'arbre d'à côté.
    Soupirant de soulagement, son cœur finit par reprendre une allure presque normale alors que son regard parcourt la clairière. Il était tombé dans l'arbre sur lequel il s'était appuyé tout à l'heure. Il n'a aucun mal à repérer Aumriel avec ses cheveux blancs. Étrangement, le démon avait l'impression qu'il y avait beaucoup moins d'animaux que tout a l'heure, mais peut-être n'est-ce qu'une impression. Soufflant doucement, il se laisse doucement glisser vers l'arrière afin descendre, mais quelques choses attirent son attention de téléporteur. Une léger modification. Un courant d'air qui ne devrait pas exister. Il se suspend à la branche uniquement par la force de ses bras alors qu'il se rend compte de l'incroyable erreur qu'il vient de faire. A peine cette pensée lui revient-elle que la branche cède sous un nouveau poids. Ayant prévu le coup, le démon se rattrape sans peine sur la branche du dessous tandis que le molosse tombe comme une pierre au sol. Ah ah ! Bien fait pour lui ! Le corps semble inanimé, mais il se relève tranquillement, comme si ce n'était absolument rien pour lui.
    - Mais.. Mais non ! S'écrie le démon indigné. Non, non et non ! C'est pas juste ça ! T'es pas censé pouvoir faire ça ! 
    Le démon était réellement indigné. Car si, lui, il tombait, il se brisait la nuque, mais non... Non, une bestiole dans ce type ça se relève tranquillement. Puis, elle avait pas le droit d'avoir son pouvoir ! Le chien aboyait contre l'arbre alors qu'il se tenait à sa branche. Son sac se trouvait trop haut pour que la bestiole puisse l'attraper, mais il était aussi trop bas pour lui. Et il fallait compter sur son incroyable malchance qui lui avait perdre ses dagues en heurtant la branche. L'animal se jette contre l'arbre, griffant son tronc et aboyant comme un possédé.
    - Awhn mais dégage, supplia le démon qu'autant de bruit mettait ses nerfs au supplice. Dégage... !
    C'était pathétique, il le reconnaissait volontairement, mais voilà. Qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Du haut de sa branche, sans aucune arme, face à une bestiole qui devait faire deux ou trois fois son poids et qui était habitué à tuer ? Certes, il aurait pu utiliser sa queue, qui se balançait tranquillement derrière lui, pour le transpercer, mais l'idée n'arrivait pas à lui effleurer l'esprit dans l'état de panique où il était. Se tenant d'une main à la branche, il se passa l'autre dans ses cheveux en espérant avoir une solution miracle. Mais rien ne voulait lui revenir. Les aboiements lui tapaient sur les nerfs et l'empêchaient de réfléchir correctement.
    - Aumriel, finit-il par appeler assez pitoyablement, tu pourrais m'aider ?
    C'était pitoyable. Pitoyablement pathétique.


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    "Au cœur des marais un fantôme chante"




    La nécromancienne, c'était relever, étirant son corps vers le ciel, tendant les bras vers le nuage qui lui cachait les rayons du soleil levant. Le temps était terriblement morne, la température était froide, humide. L'atmosphère était épaisse, étrange, surcharger d'énergie qu'elle avait dépensée, et pourtant, elle se nourrissait en même temps de cette essence, la modifiant pour la rentre à nouveau utilisable pour son corps qui pouvait reprendre des sources. Elle laissa son corps complètement se détendre, devenir moue sous cette pression, acceptant ans problème la pression qu'elle ressentait. Faé semblait rester silencieuse de son côté, aussi muette qu'une tombe, la démone sut curieuse, intéresser de la nouvelle manière de ça compagne. Mais portant, Aumriel ne prononçait toujours aucune parole, laissant le silence remplir le vide de son esprit. Puis doucement, la voix de ça petite fée magique s'éleva, délicate et envoûtante :

    - Ú i vethed nâ i onnad
    Si boe ú-dhanna.
    Ae ú-esteli , esteliach nad.
    Ú i vethed nâ i onnad.
    Nâ boe ú i,
    Estelio han, estelio han, estelio,
    Estelio han, estelio meleth.
    Esteliach nad, estelio han.


    La démone se laissa rapidement aller aux paroles, laissant les paroles remplir son esprit tourmenter. Elle ignorait pourquoi elle se sentait autant attachée, à ce jeune garçon, pourquoi elle se sentait si maternelle envers lui. Oui, elle savait tellement pourquoi, elle ne voulait juste pas s'avouer la vérité qui lui bandait au bout du nez. Maroak, était son seul et unique fils de l'autre côté. Si elle avait quitté Satori c'était seulement pour s'éloigner de la douleur d'avoir perdu la seule chose qui avait de la valeur à ces yeux. Combien elle avait détesté le père de l'enfant, le géniteur de son chez fils n'avait pas survécu la nuit, et elle avait savouré ces cris et ces gémissements par la suite. Avant de le manger s'en ne rien laisser derrière. Par la suite elle était tombée dans un rage aveugle qui l'avait brulée de l'intérieur, qui avait créer une faim dévorante qui ne c'était jamais apaisée jusqu'à ce qu'elle rencontre la toute petite Faé, adore bébé qui avait à nouveau suscité sa curiosité et avait réveillée son instinct maternelle. Elle ignorait pourquoi elle se sentait autant attachée, à ce jeune garçon, pourquoi elle se sentait si maternelle envers lui. Au deuxième couplet, la démone se joignit à ça compagne.

    -Uich gwennen na 'wanath ah na dhín.
    An uich gwennen na ringyrn ambar hen.
    Boe naid bain gwannathar,
    Boe cuil ban firitha.
    Boe naer gwannathach..


    Puis une nouvelle agitation attira son attention, l'atmosphère devient plus agressive et Faé l'avertit que son compagnon était revenu, avec de la compagnie in-désirée. La démone laissa échapper un grognement, puis se déplaça rapidement vers l'emplacement de son arme. Elle agrippe le casque qui vient recouvrit dans un mouvement fluide le haut de son visage, et dans un mouvement rapidement, agrippant la poignée de son épée longue, elle la tira brusquement du sol, faisant sauter et tomber le châle au sol. Même si la nécromancienne n'appréciait pas le combat dû à sa condition, elle avait maintenant une confiance aveugle envers ça compagne. L'air autour d'elle sembla se figer, laissant une impression plus lourde. Mais quand elle entendit la voix de Noaran lui demander de l'aide, elle se demanda bien quand quelle situation il pouvait bien ce retrouver.

    -On dirait un petit singe prit sur ça branche, et je crois qu'il a été blessé dans ça chute... Déclara Faé.

    -Qu'est qui attaque ?

    -Malheureusement, c'est un chien, un gros chien, mais je ne pourrais pas l'affecté avec ma magie...

    La nécromancienne soupire, les chiens n'étaient que des créatures ordinaires , normales qui n'avaient pas assez d'essences pour être manipulées. La démone soupire, puis lance un cri au chien qui sursaute, surpris de découvrit une seconde présence. La femme observe de haut la créature, un rictus aux lèvres visible sous le casque. Elle plante son arme au sol dans un geste provocateur et pousse un nouveau cri. Quand le gros chien la charge, elle semble attendre, attendre, puis quand il trouve à moins de d'un mètre, elle entend la voix de sa coéquipière :

    - Il se prépare à sauter...

    À ce moment-ci, la nécromancienne tire son arme, la fait tourner autour d'elle et dans la courbe dans le pas de son dos, elle la ramène brusquement vers le haut sur le devant, frappant brusquement le haut de la bête au niveau de la tête. Elle effectue au passage un pas de côté, évitant la bête qui retombe sur le sol inerte. La démone soupire, puis effectue deux pas vers l'autel où elle prend place en plantant doucement l'épée au sol. Elle croise les jambes et semble tirer sur une fine tige d'acier noir, elle tire une autre pochette et glisse des herbes a l'intérieur. Elle coince la tige à cigarette entres ces lèvres et tire deux autres petits rectangles qu'elle frotte d'un coup sec, lui faisant faire des étincelles et allumer l'herbe qui commence à dégager une délicate odeur de lavande et de rose. Elle prend ensuite appui sur l'épée, fumant et laissant l'odeur porter au loin.

    - Tu devrais lui dire...

    - Je pense qu'il est assez grand pour ceci... Clame Aumriel

    - Où est passer ton côté maternelle de plutôt ?

    - Il suffit ma petite Fée...


    - Mais Aumriel... Il y a longtemps que je ne t'avais pas vu comme ceci... Il est agréable de savoir que tu as toujours un cœur...


    - Noaran, est-ce que tu aurais besoin d'aide ? Demande-t-elle doucement.

    L'expression de son visage ne semble toujours pas changer, offrant toujours la poupée de porcelaine aux traits délicats. Elle finit par se relever, s'approchant de l'arbre en question qui retient son petit démon captif. Elle retire la longue cigarette de ça bouche, aillant finit le peu d'herbe. Elle frappe l'embout contre l'écorce dure, rejetant les cendre au sol et le fait disparaitre dans son dos.

    Elle lève le visage vers le haut, suivant la direction que lui dit ça compagne et finit par lever doucement les bras en l'air, offrant de l'aide à descendre de l'arbre ou même a attraper le sac. La première image offert pour avait être interpréter comme une mère qui voulait attraper son fils, mais en même temps, qui pouvait bien lire l'esprit troubler de la démone ?

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    Au cœur des marais.


    Trop occupé à surveiller la bête qui répétait sans cesse ses assauts, le démon ne vit même pas la nécromancienne approcher et tourna la tête, en même temps que le chien, lorsqu'elle cria. Il laissa échapper un soupire de soulagement en voyant le molosse faire volte-face. Il détestait ce genre de bestiole. Alors qu'il s'asseyait prudemment sur la branche pour faire passer la frayeur, il remarqua enfin sa queue. Pendant paresseusement de l'autre côté. Se frappant du plat de la main le front, son regard se porta brutalement sur l'aveugle. Comment comptait-elle se battre ?! C'était stupide ! Se relevant, usant de sa queue comme balancier afin de ne pas tomber, le démon s'avança jusqu'au bout de la branche pour sauter et empêcher le chien de...
    Clignant des yeux pour comprendre ce qu'il venait de se passer. Venait-elle vraiment de... Whoa. Secouant la tête pour reprendre ses esprits, le démon tendit doucement la queue vers l'autre arbre afin de récupérer son sac. L'enroulant doucement de la sangle, il la ramena avec précaution à lui. Faisant le chemin en sens inverse, il s'assit près du tronc et vérifia que tout s'y trouvait. Que rien n'avait été renversé. A part un peu de miel, tout semblait être en parfait état. Poussant un soupir de soulagement, il renverse la tête en arrière. Les branches nues et abîmées de l'arbre ne lui laissait qu'entrevoir que de très mince partie du ciel. D'un gris terne à rendre mélancolique les fantômes. Ou à donner envie de paresser au démon de la paresse. Ça ne l'aurait pas dérangé de rester en haut de cet arbre, après tout, il était en sécurité. Mais il était aussi en mission.
    Son ouïe fut titillée lorsque Aumriel l'appela par le nom qu'il lui avait donné. C'était assez étrange... Mais ça l'aurait surement été encore plus s'il lui avait donné son vrai nom. Il se demandait bien depuis combien de temps on ne l'avait pas appelé par son nom. Donnant à chaque fois un nom différent, même au Dragon  Défrauqué il en avait un autre. Ses propres mots lui revinrent. Juste des choses volatiles mais précieuses. Soupirant doucement, il finit par reporter son regard au sol. Il devait surement être entre cinq et dix mètres du sol, donc c'était inenvisageable de descendre en une seule fois. Il devrait donc se débrouiller pour descendre sur les branches plus basses.
    - Merci... Rattrapes juste le sac, s'il te plaît, lui dit-il en le tendant afin qu'il tombe droit. Fais attention, je n'ai pas eu le temps de trouver une couvercle pour le miel.
    Heureusement, le sac tomba droit. Le voleur n'aurait pas apprécier devoir nettoyer le tissu et ses outils. Descend doucement, branches par branches. Il eut l'impression que l'opération lui prit une éternité alors que seulement quelques minutes s'écoulèrent. La faute à une soudaine augmentation du besoin de dormir. Ce n'est pas que deux téléportations étaient éreintantes, juste qu'avec toutes ces émotions qui s'amusent à venir dire bonjour et repartir aussi vite, il se sentait épuisé. Alors qu'il était suspendu à la dernière branche par les bras, il se rendit compte qu'il lui manquait dix petits centimètres pour toucher le sol. Il laissa échapper un grondement de colère en lâchant la branche. Le démon détestait lorsqu'il lui arrivait des choses dans le genre. Il savait qu'il était petit. Il savait qu'il pouvait abandonner tout espoir de gagner des centimètres en plus... Mais pourquoi. Pourquoi avait-il l'impression que même la nature se foutait de sa taille ? Passant d'un geste énervé la main dans ses cheveux pour les ramener en arrière il souffla. D'agacement, de fatigue et de colère.
    Faisant quelques pas vers l'autel, il s'arrêta en plein chemin. Il ne savait plus trop quoi faire... La nécromancie était trop compliquée pour lui, et il ne comprendrait rien de rien à ce que ferait Aumriel. Se retournant vers elle, la main massant délicatement sa nuque, il l'interrogea.
    - Hum... ça va ? Il y a tout ce dont tu as besoin  ?

    Le démon fit le chemin en sens inverse tout en continuant de parler.
    - Bon... J'vais pas te cacher que je ne comprend absolument rien à la nécromancien, donc je risque de n'être absolument pas utile alors si tu n'as pas besoin de mon aide, je vais rester là.
    Au fond de lui, il espérait franchement qu'elle n'en aurait pas besoin. Histoire de pouvoir récupérer quelques petites minutes de sommeil.

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    Une fois le sac en mains, elle tourna les talons, glissant la main à l'intérieur pour s'assurer que tout y était. L'odeur la lui assura, mais ces doigts furent attirés par l'odeur plus sucrée que dégageait le liquide ambré. Elle plongea les profondeurs, trouvant rapidement le bot de verre sans couvercle et le sortit doucement, sous l'avertissement du jeune démon. Elle laissa son autre bras retomber le long de son corps, laissant à peine le sac de cuir toucher le sol et porta le pot transparent à son nez. Elle ferma les yeux, prenant une grande respiration, fantastique. Son attention fut ramenée par les mouvements que le jeune homme fit en passant à côté d'elle.

    Tournant à peine la tête, elle remarqua la lassitude qui frappait davantage le jeune homme, elle avait remarqué le temps qu'il avait prit pour descendre de l'arbre. Elle n'avait pas remarqué au début, mais maintenant qu'elle remettait les pièces en place, elle venait découvrit de quelle catégorie il appartenait, un léger sourire s'étira, mais rien ne pouvait afficher pourquoi elle sourirait sur son visage de porcelaine, mais pourtant il était tendre, comme à chaque fois qu'elle souriait.

    Il n'y avait que de belles surprises aujourd'hui, malgré les imprévus venus dus au contrat. Elle ignorait si la personne qui avait engagé son cadavre était le même que le nécromancien, mais la personne avait fait un beau travail. Quoi que le tout avait été fait sur un ton rapide. Quand il revient vers elle, elle déposa le sac au sol, et intercepta le jeune homme en se plaçant dans ça trajectoire. Elle sembla observer la clairière, le travail qu'elle y avait fait. Puis doucement, elle ramena le visage vers Noaran, hochant doucement la tête. Elle avait compris, elle n'avait pas besoin de lui pour le rituel de toute façon, il avait fait un beau travail en lui ramenant tous les ingrédients et le miel qui était un magnifique cadeau en soit.

    -Offre-lui son congé, il va mourir de sommeil ! Déclare Faé
    -Ça va petit paresseux, va te reposer, je ne pense pas avoir besoin de toi. Déclare lentement Aumriel.

    Elle glisse par la suite une main dans la chevelure sombre de son interlocuteur. Elle vient délicatement et lentement caresser le cuir chevelu, grattant la peau et rejetant jusqu'à l'arrière de son crâne. Décidément, elle se sentait étrange aujourd'hui. Vivement que le tout se termine et qu'elle retourne sur les routes. Pas qu'elle détestait ce jeune homme, mais décidément, elle l'appréciait trop, il lui rappelait trop son propre fils.

    -Je t'aime bien ainsi Aumriel, tu as l'air tellement plus ''humaine''. Rigole ça compagne.

    La démone retire ça main, reprenant le sac pour s'éloigner de gamin et aller vers l'autel. Elle semble oublier le reste, se concentrant complètement sur son travail. Elle sortit le bol qui alla sur l'autel, les deux pochettes furent placer de chaque côté du bol vide. Elle prend ensuite le sel ou elle refait le tour de l'autel, marquant d'une fine ligne blanche le sol. Elle marque également quelques symboles autour de ce dernier. Elle prit ensuite la poche de Jute qui contenait les chandelles et entreprit de les éparpiller un peu partout. Elle finit par allumer la dernière chandelle avec ces tiges rectangulaires, et commença doucement à refaire le tour, allumant chacune des chandelles présente, ajoutant une touche encore plus sombre au marais qui c'était tut depuis qu'elle, c'était remis au travail.


    L'atmosphère était devenue beaucoup plus lourde, humide et agressant, s'attachant à la moindre partielle de peau à découverte et ce glissant immanquablement sous les vêtements, rampants telle la mort sur ça nouvelle cible. Les chandelles vacillaient sous un vent surnaturel une présence indétectable pour les yeux humains. La moindre forme de vie, c'était, tu, hypnotisé par la magie sombre qui s'accumulait dans l'air ou simplement effrayé, fuyant aussi rapidement que leur permettaient leurs jambes. Une fois l'étape des chandelles terminée, elle revient vers l'autel, où la biche, c'était placé, du même côté que le bol en bois. La Nécromancienne retira enfin son casque, le glissant habillement sur le manche de l'épée. Elle prit doucement place à l'autel et laissa encore quelques secondes de silence, laissant suffisamment de temps aux esprits de prendre place, d'envahir l'endroit.

    Elle prit une grande respiration, levant les mains doucement vers le ciel en commençant le rituel. Son regard s'illumina doucement d'un ton orangé, de ces gantelets, filtrait au travers les gravures, un filet de la même couleur. Devenant toujours plus épais et visible aux yeux de tous. La même fumée s'échappa doucement de sa bouche, filtrant par de fins filets par ces dernières fermées puis elle commença à prononcer ces paroles.

    Spoiler:


    - HEKAS HEKAS ESTE BEBELOI!
    - Commençons le rituel !!

    Quand elle ferma brusquement les poings, la flamme les chandelles jahit vers le ciel, s'intensifiant sous la présence de trop d'essence, leurs flammes semble vacillé sous la couleur originel et d'un bleu sombre, affichant et offrant un aspect des plus dérangeant. Puis expulsant une nouvelle bouffée d'essence ambrée, les deux voix murmurent à nouveau :

    - MEG NUG SPIJAC !
    - Nous requérons plus de pouvoir !

    Les flammes virèrent complètement bleu, doublant presque de grosseur, dévoilant aux yeux des spectateurs la présence d'esprits errants qui tourbillonne dans la clairière, criant dans le silence de leurs bouches grandes ouvertes. Les nuages semblent s'intensifier, jetant leurs noirceurs sur ce lieu maudit. Plusieurs âmes foncent vers la nécromancienne la traversant sans ressortie de l'autre côté, absorbé dans son corps, offrant de leurs puissances maudites. La magie qu'elle exalte s'intensifie, devenant opaque et palpable pour le jeune homme. Leurs voix s'élèvent à nouveau :

    - LUXERST VINC ZOB !
    - Je vous appelle, venez à nous ténèbres !

    (À mettre sur répétition)

    Dans ces poings clos, la magie semble s'intensifier, formant des boules d'essence qui l'oblige a ouvrit les doigts, et brusquement, elle recule les bras et frappant rapidement les deux mains ensemble, éclatant la magie qui vient créer une vague d'énergie qui vient figer les esprits et qui maintenant parcours le corps qui reçoit un soubresaut dans tout son corps inerte. En transe, elle penche son corps vers le bol de bois, le prenant pour venir le glisser sous le cou tendu de la biche. Avec sa main gantée, elle vient planter le pouce au niveau de la veine jugulaire. Elle recueille le sang de la pauvre créature qui finit par s'échoir au sol inerte. Elle repose le bol et prend la pochette qui contient les cendres de salamandre rouge. Elle prononce encore des mots et jette ces dernières dans le sang qui peu de temps après ce mets à bouillir. Ensuite, elle jette les pétales dans le sang, ou elles partent rapidement en fumée noirâtre. D'autres voix, ce joint à elle, récitant le rituelle.

    D'étrange pulsion, ressemblant à d'immenses tambours frapper ce fait sentir, le sang de millier de cœurs qui bat à l'unissions. Son propre corps est traversé par les spasmes invisibles, faisant tanguer son corps vers l'avant et l'arrière dans une danse envoûtante. Elle retire doucement un de ces gants et tend le bras vers le bol, elle enfonce ensuite le pouce dans la chair tendre, n'affichant aucune douleur sur son visage terriblement calme. Les voix murmurent toujours autour d'eux, rajoutant toujours à l'atmosphère lourde d'esprit et d'énergie négative.

    Son sang coule avec une lenteur inexplicable vers le bol, presque retenu en place par la magie qui retient les esprits en place dans les airs. Puis elle descente la main blesser vers le bol, y plongeant en apportant avec elle son propre sang. Le contact des deux sangs réagit étrangement, offrant une explosion au ralentit des deux entités qui se rejette mais qui pourtant son inévitablement attiré. Le sang du bol semble attirer par la peau de la jeune femme, remontant le long de son avant-bras, s'accrochant comme une sangsue à son repas, puis s'arrêtant à son coude dénudé.

    - JABET RISON MU, ABET RISON MU !
    - Vient à moi, vient à moi petite âme et obéit-moi...

    Quelques secondes s'écoulent et les fumées orangées qui entourent la jeune femme coupée de la réalité s'élancèrent rapidement vers le cadavre, s'enfonçant dans les chairs, fouillant et détruisant la dernière rune. Puis doucement, une petite boule d'un bleu pâle sortit de la bouche de l'homme, doucement entourée par des filaments orangés, retenant prisonnier leur trouvaille. Elle tend la main gantée et les filaments reviennent à elle, glissant dans ça paume son âme, elle est faible, elle peut le sentir, mais une âme reste une âme.

    De son bras ensanglanté, elle le pose sur le front de l'homme, gravant la chair qui bouille et qui font, laissant apparaitre l'os blanc du crâne. De cette même main, elle prend le cœur du sanglier laisser en place, elle le laisse bouillir un peu fondre et ensuite mord dedans, laissant le sang et la chair éclater sous ces dents et éclabousser le cadavre. Elle ferme la bouche, le menton et les lèvres maintenant tâcher de sang et finit par pencher davantage son corps sur l'homme, couvre ça bouche un peu plus et finit par laisser couleur le mélange de chair de sang et de salive à l'intérieur de son corps, infusant du même coup de sa magie. Un fin file à l'allure fragile se fait entre le corps et l'âme et le corps à un souffle, l'homme ouvre la bouche, chercha l'air qu'il n'aura plus jamais besoin. Les mains de l'homme bougent un peu, reprenant vie grâce à la jeune femme. Il finit par se redresser doucement et s'assit sagement fessant face à la position du jeune Noaran, posant son seul et unique œil sur lui et d'une voix très faible, il demande :

    - Que... Puis-je... ?

    La nécromancienne dans toujours dans son étrange transe, balançant le corps, continuant pour murmure des paroles qui vient de tous les côtés, toujours accompagnée par ça compagne et les esprits.



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    Au cœur des marais.


    Une lueur de surprise traversa les yeux bleus du démon lorsque la nécromancienne l'appela « petit paresseux  » . Cela était si visible ? Cette lueur fut vite balayée par un sourire lorsqu'elle lui confirma ne pas avoir besoin de lui. S'apprêtant aller vers l'arbre, son mouvement fut arrêter net lorsque la main de la démon se glissa dans ses cheveux. Les ramenant doucement en arrière, faisant fermer les yeux du démon sous l'étrange caresse. L'appendice dans son dos eut un léger mouvement qui trahissait l'euphorie que provoquait la cajolerie. S'enfuyant en sautillant jusqu'à l'arbre, il s'aida un peu de sa queue pour monter sur la première branche. C'en était devenue une habitude avec le temps. Toujours à dormir dans les branches des arbres dès qu'il se déplaçait. Après tout, ça réduisait les risques d'être repéré et en plus, il était loin des bêtes sauvages. Sa calant contre le tronc, il lui suffit juste de fermer les yeux et il s'endormit.

    Ce qui est bien quand on a un sommeil aussi lourd que le démon, c'est que le monde peut crever, s'élever ou rester comme il l'est, il n'arrivera pas à le réveiller. Mais ce sommeil a aussi des avantages, des gros avantages même. Il peut permettre au démon de régénérer ses blessures plus vites diminuant au maximum l'activité de ses organes vitaux ce qui le fait entrer dans une sorte d'hibernation. Il peut aussi se réveiller quand il le veut. Un sommeil facile pouvant être lourd ou léger selon le besoin qu'il ressentait. Pourtant, ce qui le réveilla cette fois, ce n'était pas vraiment les paroles, prononcées avec force, de la nécromancienne, non, c'était quelques choses de plus vicieux. De plus froid. D'assez effrayant.

    Le voleur n'avait aucune idée de combien de minutes s'étaient écoulées depuis qu'il avait fermé les yeux. Mais une chose était sûre, la clairière n'était absolument plus la même. Une atmosphère, sombre, horriblement pesante s'était installée avec les chandelles et le sorte de rayonnement qu'émettait le cadavre. Intrigué, le démon se frotta les yeux et s'avança légèrement sur la branche. Ne voulant en aucun cas déranger la femme. Ses yeux bleus scrutaient avidement la scène. Tentants de garder chaque détail en mémoire. La biche n'était plus qu'un corps sans vie continuant de se vider du peu de sang qu'il lui restait, près de l'autel. Les flammes des chandelles étaient devenues bleues et avaient doublées de volumes, dévoilant la brume sinistre des marécages.

    Le démon ferme les yeux à peine quelques secondes. Il est dérangé par quelque chose. Une sorte de murmure. Léger, tout léger... Et cette pulsion. Comme si son coeur se mettait sur le même rythme que d'autre. Il aurait voulu se prendre la tête entre les mains. Faire que cela cesse, mais il était comme hypnotisé par la scène. Ayant à peine l'impression de respirer. Fermant les yeux plus fort, ses mains se crispent contre l'écorce de la branche tandis qu'il se plie en deux. Ses oreilles trop sensibles aux murmures mettent à l'agonie tout ses autres sens. Une étrange chair de poule hérisse ses bras et ses cheveux. Serrant les dents, il se rendit compte que ses mains étaient devenues les griffes, qu'elles sont sous son apparence de démon, et qu'elles étaient rentrées à l'intérieur du bois.

    Soudain, ses oreilles captent un son. Différent de cet étrange litanie qui le met au supplice. Si faible qu'il avait faillit ne pas l'entendre. Levant doucement son visage, tordu par l'effort qu'il faisait pour retenir ses gémissements, vers l'origine du bruit, son sang se glaça brutalement. Il aurait presque aimé ne jamais lever la tête. Un frisson glacé le parcourt alors qu'il essaye de fuir le regard de l'homme défiguré. Il était parfaitement conscient que plus il prenait de temps pour poser sa question, plus il épuisait Aumriel. Et plus il l'épuisait, plus elle utilisait son pouvoir donc il consommait son énergie vitale... Va savoir pourquoi, mais il n'avait pas envie de mettre à mal à nécromancienne. Prenant sur lui, il souffla ce qu'il pouvait et releva la tête. Affrontant l'unique oeil du mort.
    - Où se trouve ta guilde.

    Pourquoi cette question ? Parce qu'il était évident que le nécromancien avait surement dû faire appelle à un magicien pour celer les souvenirs de l'homme afin qu'il ne se rappelle pas à quoi il ressemble. Puis... Une simple capuche et ça suffit. Alors que la guilde, elle garde une trace écrite de chaque contrat. Donc, aussi du commanditaire. Cela saoulait énormément de le démon de devoir faire cette étape, mais il n'avait guère le choix. Pourtant, il posa quand même la question, espérant quand même que la nécromancienne tiendrait.
    - Qu'as-tu pu voir de lui.


    Hrp > Je suis désolé de ce petit post, promis je ferai plus grand la prochaine fois !
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    "Au cœur des marais un fantôme chante"

               


    La danse de la nécromancienne finit doucement par se ralentir, les voix diminuer que pour laisser entendre qu'un doux fond sonore. Le mort-vivant observait toujours le démon, et la démone murmura les paroles du jeune homme, le borgne tourna la tête vers la dame pâle, l'observant de son œil extrêmement pâle avant de revenir vers le jeune homme. Il sembla ce lever et faire une pas, mais étrangement, ces mouvements se firent lentement, également affecté par l'environnement. Son bras s'avança doucement, s'élevant dans une direction du marais. Mais étrangement, quand la main voulue franchir la ligne de sel, elle sembla se frapper à une mur invisible. Il sembla observer le mouvement, et à nouveau, le démon avant de reculer d'un pas, chambranles puis ces mollets tapèrent l'autel et il retomba sur ces fesses en poussant un soupire de frustration.

    Il leva à nouveau le bras, et pointa à nouveau la direction en murmurant :

    - Cassandre...

    Le mort ferme les yeux, fronce les sourcils à la deuxième question. Il semble prendre un peu de temps avant de répondre, puis son œil ce pose encore sur Noaran et il murmure :

    - Je n'ai pas vu son visage, mais il portait un joyeux rouge, une bague riche à son doigt... Une gravure particulière en son centre, un triangle surmonté d'un œil vide, traversé d'une pointe et une demi-lune qui traverse l'une de ces pointes du bas...

    Spoiler:

    Il se tais à nouveau, regarde ça nécromancienne, avant de fixer le devant des ces doigts, remarquant leurs blancheurs, leurs boursouflures. Il finit doucement par regarder son torse et, ces vêtements détruits, son état des plus lamentable, il semble réaliser avec grande lenteur qu'il est mort et revenu à la vie grâce à la dame qui chante, mais étrangement, il ne ressent rien, il n'y a aucune émotion qui lui traverse l'esprit. Il finit immanquablement par ramener son attention sur le jeune homme, sa voix, roque s'élève lentement :

    - Autre chose ?



    Hrp > Il y a aucun problème, j'ai fait la même chose ! Je travaille beaucoup ces dernières temps et j'ai un peu la flemme, et je manque beaucoup de sommeil, alors mon cerveau suit pas trop bien. Pardon à l'avance.


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    Au cœur des marais.


    Le démon de la paresse est irrité par l'agaçante tension qui malmène ses muscles. Il n'aime pas que les choses mettent du temps à arriver. Il n'arrive pas à le supporter. Alors quand il voit le revenant lever avec une lenteur exaspérante son bras, ses nerfs se malmènent tout seul. Il a envie de se précipiter vers cet amas de chair boursouflé et de lui ordonner de tout dire d'un coup. Mais il ne peut pas. Autant parce qu'il a un peu peur de s'en approcher, autant parce qu'il devrait descendre de son arbre, et ça c'était beaucoup trop fatiguant... Alors, il supporte, serrant les dents pour retenir la moindre remarque désagréable. Ses yeux avides d'informations ne le lâche pas d'une seconde malgré le dégoût qu'il provoque en lui. Une de ses mains arrive à s'extirper du bois pour venir frapper rageusement contre l'écorche. Mais allez ! Pourquoi cet empoté prend tout son temps ?! Se retenant de tirer sur ses cheveux comme un gosse énervé, il continue de supporter.
    Sa mâchoire se décrispe et ses yeux s'illuminent lorsque ses oreilles captent le nom de la ville. Cassandre... Cassandre ? Arf, Cassandre. Une moue dégoûtée se dessine sur le visage du démon alors qu'il lève les yeux vers le plafond sombre. Cassandre, plus grande ville humaine se trouvant pour son plus grand plaisir tout au sud ! Ça allait faire une sacrée trotte. Baissant les yeux vers son ami cadavre, un frisson glacé parcourra son échine alors que leurs regards se croisaient. Encore une fois, son ouïe sensible lui fut d'une grande aide. Alors que le revenant lui donnait la description d'une chevalière rouge, le démon leva de nouveau les yeux vers le ciel.
    La description lui disait quelque chose. Cassandre... Cassandre... Le contrat venait de Cassandre. Le voleur connaissait bien cette ville, pour y avoir fait ses débuts, malgré-lui. Mais c'était il y a bien quatre ou cinq ans... Bizarrement, il arrivait encore à se souvenir des différentes familles influentes. Et... Oh, merde. Merde et remerde. Il sait exactement qui lui a prit ses documents. Il sait exactement où il pourrait trouver la personne. Et il sait exactement que c'est le meilleur moyen pour se faire tuer. Il ne peut s'empêcher de répondre sèchement au mort.
    - Non, c'est bon.
    Descendant soudainement de sa branche, il se dirige d'un pas rapide vers son sac. Ignorant complètement tout ce qui l'entourait. C'est énervant. Plus qu'énervant. Alors qu'il cherche une chose que lui seul sait, il ne peut s'empêcher de se mordre la lèvre. Sous la nervosité, l'agacement. Assit à même le sol boueux, il écarte vivement tout ce dont il n'a guère besoin. Puis au bout d'un moment, lorsqu'il se rend compte que ce n'est pas comme ça qu'il le trouvera, il lâche un soupire désespéré en se laissant tomber en avant. La tête dans le sac sans bouger. Et il y reste un moment. Un très long moment. Il faut dire que lorsqu'on est un peu parano comme lui, se calmer n'est pas une chose facile. Surtout lorsque ses pensées ne veulent pas s'arrêter deux minutes. Lui créant des scénarios des plus horribles. Mais au final, à force d'écouter seulement sa respiration, elles finissent pas se calmer. 
    Il finit par se redresser. Les yeux clos, le dos droit et le visage totalement neutre. Un moment de battement parmi tant d'autre. Puis il finit par soupirer et il s'affale complètement. Une profonde expression ennuyée sur le visage. Repliant les jambes pour s'asseoir en tailleur, il sort un tissu blanc qu'il étale en face de lui alors qu'il tire son sac à côté de lui. Sortant les objets un à un, pour les places sur le drap, il le fait avec une lenteur qui lui appartient. Qui le définit. Il les dépose selon un ordre qui lui est propre. Laissant les rares rayons de lumière se refléter sur les objets en métallique.
    Un étui contenant des crochets de différentes tailles, des poudres dans des sacs de jutes de couleurs cendre, la dague qui reste accroché à sa ceinture normalement, les deux dagues cachées dans ses bottes. C'était sans compter sur l'armure légère qu'il avait sur lui et l'arc et quelques flèches laissaient à une planque non loin de cela. Mais ce qu'il avait ne conviendrait surement pas à ce qu'il devrait faire... Le démon poussa un profond soupire alors qu'il se prenait la tête entre les mains. Tirant fortement sur ses cheveux, il essayait de faire passer son agacement dans cette douleur. Non, non et non. Il était tout simplement impossible qu'il abandonne le contrat. Et c'était encore plus impossible de le continuer. 
    - Non, non, non... marmonna-t-il en se balançant légèrement d'avant en arrière.
    Le démon ferma les yeux aussi fort qu'il le pouvait en espérant avoir une solution miracle. Mais non. Absolument rien. Le néant. Si ce n'était ses pensées qui pédalaient dans le vide à la recherche d'une solution. Il ne voyait aucun moyen de rentrer dans l'espèce de forteresse qui servait de maison à cette famille. Mais merde... Depuis quand le comte de Cassandre faisait de la nécromancie... Depuis quand le comte de Cassandre voulait des... Oh. Ok. En fait... Il s'était mit dans un truc qui le dépassait. Ou alors il se trompait sur toute la ligne et ce n'était qu'une vulgaire dénonciation... mais non.
    Il se calma aussi soudainement qu'il s'était mit à paniquer. Se mordant légèrement le doigt alors que son regard errait doucement sur la pierre de l'autel. Un voleur mandaté par le comte de Cassandre qui... Deux secondes. Pourquoi pensait-il obligatoirement que le comte était un nécromancien... ? Il s'était déjà vu obligé de porter une chevalière d'une famille connue pour mener à bien une mission et... Le démon se laissa tomber en arrière en laissant échapper un grognement de colère
    - Je haïe cette histoire ! Elle a absolument aucun sens !
    Se redressant en frappant rageusement dans la terre, il entreprit de ranger ses affaires. Glissant de nouveau les dagues dans ses bottes, à sa ceinture, attachant les crochets. Ses gestes étaient secs. Énervés. Il avait du mal à contenir sa colère de ne rien y comprendre. Alors qu'il pensait que les choses de démêlaient, elles ne faisaient que s’emmêlaient encore plus. Une fois ses affaires rangeaient, il resta assit. Les mains jointes sous le menton, il observait le corps sans vie. Cherchant une réponse à des questions qu'il aurait oublié. Il aurait du demander confirmation au lieu de s'énerver. Mais non. C'trop tard maintenant. Se levant sans dire un mot, abandonnant sans aucun remords son sac dans le boue et la poussière, il s'avança sans un bruit jusqu'à l'autel. Sa démarche était légère, comme s'il flottait. Arrivé devant le bloc de pierre, il posa les mains sur le rebord et se pencha légèrement en avant.
    - Je suppose que tu n'as pas envie de me dire autre chose maintenant que tu es de nouveau mort... murmura-t-il alors que son regard parcourait chaque parcelle de corps.
    Son esprit n'arrivait pas à aboutir à des choses concrètes. Se retrouvant brutalement avec un obstacle et finissant toujours pas changer de direction. Se mordant légèrement la lèvre inférieur, son regard froid ne voulait pas quitter le corps tant qu'il n'aurait pas trouver quelque chose. Même infime... Mais rien. Absolument rien... Mais non... Le nécromancien n'aurait pas pu laisser un truc qui lui aurait permit de le retrouver. Non... Ça aurait été biiien trop facile ! Et...
    - Aumriel, tu n'aurais pas, par un foutu hasard, réussie à voir quel nécromancien a travaillé dessus ? Demanda-t-il soudainement en se retournant.

    Hrp > Aucun soucis ! Fais passer ton boulot avant, moi je suis en vacances donc je risque de te donner un rythme trop dur... x) Je suis désolé pour mon code, il a fait n'importe quoi et j'ai pas réussi à trouver comment faire pour le remettre >.<
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    "Au cœur des marais un fantôme chante"

               

    Aux dernières paroles du jeune démon, comprenant qu'il n'avait plus besoin de lui, Aumriel recommença doucement à chanter, prononçant de nouvelle parole. Elle referma un peu plus les doigts sur l'âme, et le corps mort se rassit sur la stèle, venant s'étendre à nouveau. Il ne prononça aucune parole, aucun son, fermant les yeux définitivement sur ce monde. Puis aussi brusquement que le tout commença, le tout s'arrêta, soufflée. Les bougies s'éteignirent tous en même temps, l'atmosphère tomba brusquement, reprenant l'odeur naturelle des marais, l'air humide et collant. Il n'y avait plus aucune trace des esprits et les ingrédients qui se trouvaient autour et sur l'autel disparu, partant dans le vent capricieux comme des cendres. Elle souffla toute l'oxygène de son corps, serrant un peu plus les doigts autour de son nouveau repas.

    Reprenant son air, elle s'agrippa à l'autel, s'empêchant de tomber comme une souche. Elle semblait épuisée et c'était ce qu'elle était. Elle avait étrangement un peu froid et son énergie était très basse. Son regard laiteux se porta au loin, puis sur la boule bleutée. Un léger sourire s'étira sur lèvres colorées et elle la porta à ça bouche, absorbant et comblant une faible partit de ça faim. Mais portante, elle sentait le tout revenir à la charge, elle se sentait grainée et elle détestait ce sentiment. Elle grogna pour elle-même, entendant à peine les jérémiades et les craintes de son compagnon un peu plus loin.

    - Doucement, Aumriel, doucement, mange la biche, reprend des forces avant de faire quelque chose que tu pourrais regretter.

    - Humm... Merci de l'avertissement... Murmure la démone.

    Elle finit doucement par se laisser glisser au sol, ce cachant presque dernière l'autel pour s'attaquer à déchirer la chair et les os de l'animal sans vie qu'elle se mit à dévorer. Plus elle semblait engouffrer de la viande froide, les os solides et les entrailles, tout y passait, mais s'était surtout le masque d'illusion qui se brisait, éclatant rapidement pour offrit l'apparent normal de la demoiselle. La peau vira au sombre brillant, des tribaux orangers apparurent sur son corps. Ça silhouette devient davantage attrayante, attirant le regard pour le capter et l'envouter. Ces avant-bras virèrent complètement de cette couleur de flamme et ces ongles s'effilèrent, lui permettant de couper facilement la viande.

    Son visage changea, devenant femme fatale aux lèvres pleines, au regard brillant d'envie. De nouveau tribaux apparut, beaucoup plus délicat et des anneaux apparurent à son nez. Ça longue chevelure blanche vira au noir soyeux, s'étirant en ondulations vers l'arrière pour venir frapper son dos et ces fesses ou une fine et longue queue de la même couleur s'étirait, s'enroulant maladroitement autour d'elle. Mais ce qui restait impressionnant chez elle, n'était pas cette beauté surnaturelle qui pouvait envouter facilement ce qu'elle désirait, mais plutôt les cornes qui formaient de puissant L, toutes aussi marquées de tatouage coloré. En apportant une bouchée de viande, elle dévoila des canines pointues et bien présentes, ainsi qu'une longue langue de serpent qui vient s'enrouler autour en l'apportant à ça bouche.
    Spoiler:
    Son repas fut rapide, et il ne resta que le sang au sol, rien d'autre. Ce sentant un peu mieux, elle ce redressa, laissant échapper un soupire de satisfaction. Elle tourna son regard sombre sur le jeune homme, qui rangeait rageusement ces choses. Pourquoi les avait-il sortit ?

    - Il cherchait quelque chose et je crois qu'il déteste les réponses trouvées... Lui apprit Faé

    - Quelque chose de mal ?

    - Oui et non, il faudrait lui demander, du moins ça semble l'avoir énormément affecté... Renchéris, son hôte.

    La démone ne fit que hocher la tête, l'observant rapidement revenir vers le mort. Il sembla à nouveau se plaindre sur le corps et la démone soupire encore un peu. Lui offrant son dos, elle s'approche, profitant de ce moment d'inattention pour se glisser derrière lui. Elle observe silencieusement son dos, sa nuque, elle observe passive le capuchon qui repose sans vie sur ces épaules et son dos. Elle sent la peine, la douleur et la frustration, elle peut presque goûter ces émotions dans l'air et brusquement, il se tourne vers elle, se retrouvant à deux pouces de son corps, lui laissant sentir ça chaleur corporel et son odeur suave. Elle plonge immédiatement le regard encré dans le sien, ça langue semble battre un peu l'air par réflexe reptilienne, goûtant la personne devant elle et ça longue queue de succube semble s'étirer et venir doucement s'enrouler des deux jeunes gens en un cercle gracieux. Elle semble garder le silence, pensif.

    - Tu devrais lui répondre avant qu'il ne pense à mal. Clame Faé.

    - Je ne peux dire, Souffle-t-elle avec une d'odeur envoutante. Mais ce n'ai pas la première fois que je vois ceci. Cherche un nécromancien aussi fort que moi, mais qui a pour habitude ou marque personnelle d'enfermer les âmes dans les corps qu'il touche. Comme moi, d'ordinaire, je ne laisse pas de corps sur mon passage... Alors aucune manière de me cataloguer. On me reconnait surtout à la couleur orangée que je dégage...

    - Ne t'arrête, le pauvre semble à bout...

    - Il ne veut pas forcément dire que le commanditaire et le nécromancien son la même personne, trouver le pratiquant ne t'aidera pas forcément si ce n'ai pas lui, il ne pourra rien pour toi autre que peut-être essayer de te tuer s'il est loyal envers le commanditaire en question...

    Puis elle garda le silence, ne prononçant plus aucune parole. Mais restant toujours devant le jeune homme coupant toute retraite ou sortit possible. Mais pourtant, elle ne dégageait rien d'agressif, encore. Une odeur agréable et bien plus forte se dégageait de la jeune femme, beaucoup plus forte et présente à elle-même, son corps était fait ainsi. Il y avait eu un avantage d'avoir une mère de la luxure et d'un père de la gourmandise.

    Il y avait des avantages.

    - Alors... Murmure-t-elle délicatement, que vas-tu faire ? Je te conseille de rapporter tes informations et faire envoyer un de ces assassins pour faire le restant du travail...

    Hrp : Pardon, pardon, j'ai eu un emploi du temps chargé au travail, alors j'espère ne pas t'avoir fait attendre trop longtemps !


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    Au cœur des marais.

    Le démon eut un mouvement de recul en l'apercevant. Depuis quand était-elle là ? Juste là. Un frisson glacé se glisse le long de son échine pour venir lui titiller le cou. Il recule et sent la pierre dure et froide juste derrière lui. Mince. Comment s'était-il retrouvé dans une telle situation. Son coeur se met à battre comme un petit animal coincé et il ne peut s'empêcher d'éviter son regard. Pourquoi l'évite-t-il ? Après tout, elle l'a aidé. Et a aussi essayé de le manger. Surement à cause de son étrangement changement d'apparence. Depuis quand était-elle comme ça ? Il était presque certain qu'elle était "normale" pendant le rituel... Alors elle se serait transformée après ? Pendant qu'il fouillait dans son sac... Tsss. Il devrait faire un peu plus attention à ce qui l'entoure. Ça lui a déjà porté préjudice une fois alors autant essayer de ne plus recommencer la même chose. Il ne peut s'empêcher de mordre sa lèvre inférieur à cause de l'anxiété qui gagnait en puissant.
    Le démon expira lentement alors qu'elle se mettait à parler. Sa déception fut grande dès le départ. Pourquoi ça ne pouvait pas être aussi facile ? Pourquoi fallait-il qu'il s'embête avec des boulots complexes et loin alors qu'il aurait très bien pu continuer ses légers larcins en ville. Pour une seule et unique raison. La guilde de voleur. Ces imbéciles avaient mains mises sur toute la ville et il n'avait aucune envie de connaître le sort qu'ils réservaient à ceux qui osaient voler sur leurs territoires. Une légère moue boudeuse se dessina sur son visage lorsqu'elle lui annonça que ce n'était pas la première fois qu'elle voyait ça. Ah...  Sympa, en plus d'être lié à une des familles les plus puissantes, Monsieur le Nécromancien s'amusait à laisser des bouts de son arts un peu partout... Il retient du bout des lèvres un soupire lorsqu'elle lui confirma qu'il faudra chercher. Des nuits et des nuits de sommeil qui viennent de s'envoler sous ses yeux. 
    Le démon inspire lentement, il a l'impression de suffoquer aussi proche d'elle. Ses mains trouvent le rebord de la pierre et il s'y appuis légèrement. Tentant de retrouver la moindre parcelle de liberté. Parce qu'il faut avouer, il est légèrement coincé comme ça. Son regard finit par réussir à soutenir celui de la démone. Une moue contrariée se dessine sur son visage lorsqu'elle confirme sa théorie. Le nécromancien et le commanditaire ne sont surement pas la même personne. Et quand bien même il arriverait à trouver celui qui a fait ça, et dérobé les papier, il aurait de grande chance de pas s'en sortir vue son niveau.. Ou alors il finirait comme un des ces animaux. Un esclave complètement mort qui ne dépend plus que de la volonté de son maître. Un nouveau frisson le parcourut à cette idée. Ce serait affreux. Vraiment affreux.
    Va savoir pourquoi, il ne peut s'empêcher de soutenir son regard. Comme si toute ses craintes s'étaient brusquement dissipée. Envolée avec cette fumée ora... Ah d'accord. Un léger sourire nerveux se dessine sur son visage. En fait, depuis le début, il se fait duper... Il se laisse amadouer par la douce odeur qu'elle dégage. Très malin. Il peut la sentir cette odeur. Bien plus forte que celle du cadavre reposant derrière lui. Elle lui aurait surement retournée la tête s'il n'avait pas comprit. Son regard s'extirpe lentement hors de celui de la nécromancienne pour glisser contre son corps. C'est... très généreux. Une légère rougeur colore ses joues alors que ses mains se crispent d'avantages contre la roche. Il n'a jamais été jamais très à l'aise avec les femmes. Sauf avec ses clientes ou ses cibles, mais dès qu'il s'agit de sa collègue ou quelques choses d'autres il perd tout ses moyens.
    - Et puis quoi encore ?! Ne peut-il s'empêcher de s'exclamer lorsqu'elle lui propose de ramener ses informations pour laisser un assassin faire le travail. Ce serait complètement débile et non suicidaire.

    Pendant quelques secondes son esprit patauge. Être coincé comme il l'était, ne l'aidait absolument pas à réfléchir. Son regard remonte le long de la peau noir pour défier celui de l'aveugle.
    - Un assassin n'est pas capable de faire le travail d'un voleur ! Ce ne sont que des bourrins, rustres et horripilants. Je ne vois pas pourquoi je devrais leur laisser la moitié de ma paye !
    Oui, cette idée révoltait le voleur qui semblait soudain retrouver une sorte d'énergie.
    - Ce que je vais faire, c'est simple, commença-t-il en haussant les épaules. Je vais aller à la demeure du commanditaire et lui prendre les papiers. Et puis, avec un peu de chance, vu que ça ne fait que trois jours qui patauge, le nécromancien n'a surement pas eut le temps de regagner la ville et j'aurai peut-être une petite chance de le recroiser.
    Un sourire amusée avait remplacé la moue. Dévoilant le bas de ses canines à la lumière du jour. Étrangement, il venait de faire envoler tous ses autres sentiments d'un coup. Seul une joie cruelle d'un enfant restait. 
    - Pourquoi donc cette recommandation ? Finit-il par dire avec insolence. As-tu peur qu'il m'arrive quelque chose ?
    Hrp > Vraiment désolé du retard !
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    "Au cœur des marais un fantôme chante"

             



    À nouveau dotée de la faculté de la vue, son regard sombre est terriblement fixe sur lui, observant son visage, sa peau aussi blanche que la lune, ces yeux d'un bleu électrique, attirant et combien ouvert sur son univers, ce sont deux grandes fenêtres sur son âme, une âme qu'elle prend plaisir à regarder. Elle respire très doucement, absorbant l'air comme n'importe quelle entité vivante en ce bas monde. Et elle ne dit rien, écoutant ces paroles comme un fou qui déballerait rapidement son sac, ces idées. Et elle voit le langage de son corps, anxieux, terriblement mal à l'aise qu'elle soit aussi près de lui, mais pourtant, elle aime bien cette proximité, elle pourrait en un simple pas se reprocher, coller tendrement son corps au siens, accepter la douce chaleur et probablement succomber à la faim, mais elle ne voulait pas ceci, du moins, pas maintenant.

    Elle prend une autre respiration, ces yeux, son tellement beau, tellement similaire au sien, qu'elle sent presque la peine et la tristesse refaire surface, prendre possession sur son âme. Qu'elle a détesté son mari, qu'elle a terriblement aimé son fils... Et pourtant, il avait les mêmes yeux que lui, a une nuance près. Même si elle semble attentive, son esprit est ailleurs, à des lieux d'ici, ans un tout autre monde, son monde, mais en même temps, une partie d'elle ne peut quitter son corps, voulant rester ici avec lui et une autre cri, sa rage et sa haine. Ces yeux son le témoin vivant des émotions qui traverse son cœur. Elle finit par soupirer, chassant ces pensé, elle avait suffisamment laisser le silence s'installer après la dernière question, question qui est d'ailleurs pour elle, avait-elle peur ? Oui, elle avait peur, tout comme chaque vivant, la peur était le carburant à la survie, si on n'avait point peur, on ne pouvait vivre bien longtemps...

    Avec lenteur, elle lève la main, profitant de cette nouvelle confiance qu'il dégage pour caresser sa joue, laissant la chaleur de ça propre peau caresser la sienne. Ces longs ongles acérés viennent pourtant avec grande douceur se glisser ans la chevelure, frôlant l'oreille et venant caresser le cuir chevelu. Un sourire s'étire sur ces lèvres d'encre, dévoilant ça dentition blanches et pointue. Ça langue siffle un peu, mais rien d'agressif ne sort d'elle, il y a une toute autre émotion. De la fierté se lissait dans son regard.

    - Brave garçon, prends garde à tes pulsions... Elles seront peut-être ta mort. Tu n'as rien à prouver à personne, autre qu'à toi-même.

    Elle finit doucement par reculer, offrant tout l'espace et la liberté à ce jeune homme. Ça longue queue vient glisser ces jambes dans une dernière caresser maternelle. Puis elle lui tourne dos, allant récupérer ces gantelets sur l'autel, son châle qu'elle enfile doucement, le casque qui disparait sous ce dernier et la longue épée.

    -Tu es bien calme...

    -Parfois certaine chose a cet effet sur moi. Murmure-t-elle

    -Et pourquoi lui ?

    -Parce qu'il lui ressemble. Continue-t-elle toujours en murmurant.

    -À qui donc ?

    -Mon défunt fils... Laisse-t-elle échapper dans le vent, qu'un simple murmure.

    -Tu a eu un fils ? Demande-t-elle surprise.

    Mais la démone ne répond pas, ne faisant que quelque pas dans la direction de la ville, s'éloignant toujours plus et dans un vent surnaturel, doucement l'apparence humaine reprend place, l'illusion de l'humaine à la peau laiteuse et aux lèvres noire refaite surface. Ça longue chevelure sombre s'effrite et redevienne d'un blanche laiteuse, pure. Son regard perd de son intensité, virant au blanc et perdant la faculté de voir, elle ne retrouve qu'un champ de noirceur. Les vêtements reprennent droit sur son corps, laissant apparaitre la robe au tissu sombre et le corset, sans oublier le restant de son armure qui est complétée par les bottes d'acier noir. L'odeur disparait peu à peu et l'atmosphère redevient normale. Elle tourne finalement la tête vers lui, offrant le profile de son visage d'ange vers lui. Et encore une fois il n'y a plus aucune émotion sur ce champ glacé, sur ce visage de porcelaine. Elle pointe la direction et dit doucement :

    -Laisse-moi donc te guider... Je crois que nous avons perdu suffisamment de temps mon garçon...

    Elle devait se dépêcher à terminer ceci, à mettre de la distance entre elle et lui, elle ne voulait pas retomber dans cet enfer de haine et de douleur, elle ne deviendrait qu'un monstre et elle l'était déjà suffisamment.



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    Au cœur des marais.

    Seul le silence accueille sa dernière question et le démon sent sa joie retomber. Il n'aimait pas ce silence. Il avait quelque chose de pensif, de presque froid... Ou de mélancolique. A quoi pouvait-elle donc penser ? Les yeux bleus glaces se scrutèrent doucement son visage. Pouvait-elle voir maintenant qu'elle avoir sa forme démoniaque ou était-elle autant aveugle des deux apparences... ? Cette question lui reste en tête. Etant donné que sa peau était semblable à celle d'un dragon sous la forme de démon, il n'avait été que rarement blessée et encore ce n'était que de petite égratignure... Qu'arriverait-il à son corps frêle d'humain s'il advenait qu'un jour une blessure transpercer ses écailles ? Un soupire l'arrache de ses pauvres interrogations et aussitôt une moue boudeuse se dessine sur son visage. Comme un gamin qu'on appellerait après avoir découvert des bêtises.
    Croisant les bras, sur la défensive, presque prêt à être réprimandé. Mais il tombe de haut, surprit par ce simple geste. Il entrouvre la bouche pour dire quelque chose mais la referme aussitôt. Supportant sans dire un mot l'étrange caresse. D'ordinaire, il aurait apprécié. Le contact remontant le long de sa tempe pour passer le long de son crâne avant de descendre doucement derrière la tête... Mais là, étrangement, il restait imperturbable. Comme s'il avait décidé de ne plus aimer cette caresse. Mais ce n'est pas le cas... C'est juste que sa question continue de lui trottait dans la tête. Qu'elle le déconnecte presque. Mais ce n'est toujours pas le cas. Sa légère moue boudeuse est revenue. Il ne sait pas trop comment prendre ce geste. Si c'est une sorte de récompense ou un signe affectueux. L'étrange fierté qu'il arrive à lire dans les yeux de la nécromancienne ne fait qu'embrouiller encore plus son cerveau de paresseux.
    Le démon laisse échapper un sourire sceptique lorsqu'elle lui dit "Brave garçon". Il a presque l'impression que c'est une mauvaise blague. Que la démone, qui quelques minutes plus tôt avait voulu le manger, était soudainement devenue plus... maternelle. Presque comme si elle cherchait à le protéger. Ce qu'elle lui dit lui donne l'impression que ce sont des remontrances. Des remontrances bien dissimulées. Franchement... Il sait ce qu'il fait, il sait de quoi il est capable et depuis le dernier accrochage, il est encore plus prudent. Il reste quelques secondes comme ça : les bras croisées, presque sur la défensive, une moue légèrement boudeuse sur le visage, à observer la nécromancienne s'éloigner. Reprenant doucement son apparence humaine. 
    Puis, d'un coup, toutes ses émotions retombent. Surpassées par la flemme trop longtemps éloignée. Il s’assoit sur le bord de l'autel en soupirant doucement. Il n'a plus envie de rien faire. Seulement de roupiller, et encore... Trouver un endroit où dormir semble telleeeement dur. Son sac, resté en plein milieu de la petite clairière, lui semble si éloigné. Il aurait bien envoyé un clone allait le chercher, mais c'était beaucoup trop fatiguant d'en crée un. Alors il finit par se bouger, avec une lenteur qui lui colle à la peau depuis gamin. Les mains dans les poches, il se ramène doucement jusqu'à l'objet. Le levant avec la queue encore présente, qu'il fait par la suite disparaître par flemme de devoir l'empêcher de traîner au sol, il fait passer la sangle autour de son épaule puis rejoins d'un pas traînant la Dame Pâle. Marchant à un ou de pas derrière elle, il met les mains derrière la tête et observe quelques secondes le ciel encore gris avant de décréter comme pour la rassurer.
    - Je sais ce que je fais. Je sais quand je suis totalement incapable et quand je dois demander de l'aide. Hors, je n'en ai pas besoin là. Ça faciliterai peut-être la tâche, mais je suis bien capable de le faire tout seul.


    Hrp > On arrête le rp, là ou on continue encore un peu ? Ou tu préfères qu'on voit la suite par mp ? 
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